QUOI DE NEUF ?

en

 MAI 2012 

 

 

 

                                                                                           

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pour AVRIL 2012

 

 

 

et les NOUVELLES DE GAMALIEL21

 

Le BONHEUR à TOUT PRIX

sur France 5,  le 6 mai 2012

 

ATTENTION AUX DERIVES

 

SECTAIRES SELON GEMPPI

 

Documentaire TV

Le président du GEMPPI  interviendra 5 ou 6 fois dans le reportage pour expliquer les risques de dérives  sectaires qui se présentent dans la quête du bonheur

Rediffusions :

Le dimanche 6 mai 2012 à 20h35

Le dimanche 13 mai 2012 à 15h45,

Le jeudi 31 mai 2012 à 16h35

Le lundi 4 juin 2012 à 10h15.

 

Des stages de rire dans lesquels on apprend à être plus heureux, des destinations de rêve pour méditer, des ateliers où l’on parle des bienfaits de la gratitude : jamais il n’a été autant question de bonheur.

Le "Bonheur" est l’objet de recherches aux Etats-Unis. La "psychologie positive" y rencontre un immense succès.

En France, ce courant est porté notamment par Christophe André, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, qui s’en sert pour ses patients.

Dans les librairies, le bonheur est le sujet en vogue des éditeurs à succès. Il se décline également dans toute une foule de programmes en libre accès sur la toile.

Sans aucune réglementation, certains proposent "leur coffret de méditation" à l’aide des stratégies marketing les plus affutées.

Si le bonheur fait partie du secteur marchand, il devient également une des préoccupations de nos gouvernements...

 

Realisateur : SYLVIE CHABAS
Production : STEP BY STEP PRODUCTIONS
Participation : FRANCE TELEVISIONS

 

http://documentaires.france5.fr/documentaires/le-bonheur-tout-prix

 

 

 

 

ANTISEMITISME


Quand Google suggère le qualificatif « juif » aux internautes

‣ Quatre associations assignent devant la justice Google,dont le moteur de recherche suggère le mot « juif » lors de requêtes sur certaines personnalités.

Faite hier sur Internet, l’expérience est, il est vrai, assez édifiante. Allez sur le moteur de recherche en ligne Google, et tapez « François Hollande ». Dans un menu déroulant, Google propose alors spontanément d’autres requêtes, dont, classée hier au troisième rang, la mention « François Hollande juif ». La même expérience, faite sur le nom de Nicolas Sarkozy par exemple, donne un résultat différent, suggérant toutefois un loufoque « taille » mais pas de caractéristique ethnique ou religieuse. En revanche, des recherches sur le présentateur de télévision David Pujadas, ou sur le fondateur de Free et actionnaire du Monde Xavier Niel, suggèrent là encore d’associer le terme « juif » à la requête.

C’est en fait « Google suggest », un algorithme de saisie semi-automatique mis en place en 2008 chez Google, qui rend possible cette association déplacée. Si le bureau français de Google était hier injoignable, son site Internet explique en effet que « l’algorithme Google prédit et affiche des requêtes basées sur les activités de recherche des autres internautes » . Autrement dit, si le terme « juif » apparaît accolé au nom de certaines personnalités, c’est parce que cette association fait l’objet de nombreuses recherches de la part d’un grand nombre d’internautes français. Une telle occurrence apparaît d’ailleurs aussi avec d’autres moteurs de recherche, comme Yahoo.

« Cela renvoie à une obsession, au fondement antisémite et paranoïaque, qui consiste à se demander si telle ou telle personnalité est juive », juge Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, pour qui cela ne dédouane pas pour autant la société Google, leader sur le marché des moteurs de recherche. « Le parti pris n’est sans doute pas idéologique au départ, mais le problème c’est qu’en faisant ce type de suggestion Google amplifie le sentiment de l’omniprésence des juifs dans les sphères de pouvoir, poursuit Dominique Sopo. De plus, on aboutit à ce qui est sans doute le plus grand fichier ethnique de la planète. »

Estimant que Google contrevient à la loi française, qui interdit tout fichage ethnique, SOS Racisme et trois autres associations (Union des étudiants juifs de France, J’accuse-Action internationale pour la justice et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), assignent Google en référé devant le tribunal de Paris mercredi matin pour « trouble manifestement illicite » . Elles demandent à la justice d’interdire à Google « de mettre ou de conserver en mémoire informatisée, sans le consentement exprès des intéressés, des données à caractère personnel qui, directement ou indirectement, font apparaître les origines raciales ou ethniques » et de lui interdire « d’associer le mot juif aux patronymes des personnes physiques figurant dans les requêtes des internautes » .

NATHALIE BIRCHEM - La Croix 30/04/2012


 

 

 

 

BUGARACH


Bugarach : Jésus revient en 2027

Un internaute se présentant comme astronome et spécialiste du calendrier maya a envoyé un mail à la mairie du village de Bugarach (seul site terrestre à être épargné par la fin du monde selon des théories ésotériques).

Il n'est pas le premier... Elle croule sous les courriers, courriels et autres messages laissés sur répondeur.

En revanche, ce correspondant annonce tout de go que la fin du monde n'aura pas lieu le 21 décembre 2012 mais en 2027. Enfin presque...

"Les années du calendrier mésoaméricain sont des années de 365 jours (et non de 360 jours)", précise-t-il. "C'est en comptant des années de 360 jours que la fin du cinquième et dernier cycle a été fixé en 2012 mais c'est un calcul erroné qui n'a jamais été corrigé par les archéologues".

Selon les calculs de cet internaute, "le dernier soleil mésoaméricain se terminera en 2027" ce qui correspond "avec les deux millénaires accomplis de l'histoire de l'Église car Jésus, né en 7 avant notre ère, a été crucifié en 27 de notre ère et non en 30 ou 33".

Et il ajoute : "En 2027, le système des cycles du calendrier Maya et en même temps l'histoire de l'Église s'achèvent par le retour de Jésus". Question : fera-t-il étape à Bugarach ?

Midi Libre 29/04/2012






 

 

 

CANNIBALISME

Brésil: trois personnes accusées de cannibalisme rituel dans le nord-est

RIO DE JANEIRO, 13 avr 2012 (AFP) - Un homme et deux femmes ont été arrêtés jeudi à Garanhuns (Pernambouc, nord-est du Brésil), soupçonnés d'avoir tué au moins deux femmes dont ils ont mangé des morceaux de chair pour se "purifier l'âme", a indiqué vendredi la police locale à l'AFP.

Le trio, Jorge da Silveira, 51 ans, Isabel Pires, 51 ans, et Bruna da Silva, 25 ans, faisaient partie d'une secte dénommée "Cartel" qui plaide pour la purification du monde et la baisse de la démographie. Leur but était de tuer trois femmes par an, selon le porte-parole du commissariat local, Democrito Honorato.

"Des détails des faits et gestes du trio, avec des dessins, et des détails de cannibalisme, ont été trouvés dans un livre de 50 pages écrit par da Silveira, diplômé en éducation et ceinture noire de karaté", a dit le porte-parole à l'AFP. Le livre est intitulé "Les relations d'un schizophrène".

"La publication indiquait des actes de cannibalisme. Les trois ont mangé la chair de leurs victimes pour se purifier l'âme", a précisé le policier.

Deux corps ont été retrouvés dans le jardin de leur maison et pourraient être ceux de deux femmes disparues récemment: Alexandra Falcao, 20 ans, et Gisele da Silva, 30 ans. Elles auraient été vues près de la maison des suspects avant de disparaître.

Jeudi, des voisins ont mis le feu à la maison du trio.

Une des suspectes, Bruna da Silva, a avoué qu'elle portait le nom d'une femme que le groupe aurait assassinée en 2008, Jessica Pereira, dans la ville voisine de Olinda.

Ils auraient aussi enlevé la fille de cette femme, une enfant de cinq ans retrouvée avec le trio. L'enfant a été placée sous la protection d'un juge pour enfants afin de lui trouver une nouvelle famille, selon le policier.

Le groupe attirait ses victimes "en leur proposant un travail de nounou bien rémunéré. Ils les choisissaient parce qu'un esprit les prévenait que c'était de mauvaises personnes", a dit Honorato.

Le commissaire en charge de l'enquête, Wesley Fernandes, a déclaré à la presse que le trio planifiait d'assassiner une autre femme dans une ville voisine et a estimé qu'il pourrait y avoir eu d'autres victimes.

Après que les familles eurent signalé la disparition de leurs proches, la police est arrivée jusqu'aux suspects grâce à une facture de carte de crédit parvenue chez l'une des victimes après sa mort. Les images des caméras de sécurité des boutiques ont montré que les achats avaient été faits par le trio.

Brésil: le cannibale du nord-est raconte qu'il était chargé d'une "mission"

RIO DE JANEIRO, 14 avr 2012 (AFP) - Un homme arrêté jeudi à Garanhuns (Pernambouc, nord-est du Brésil) avec deux complices, soupçonnés d'avoir tué au moins trois femmes dont ils ont mangé des morceaux de chair, a raconté qu'il était chargé d'une "mission", dans une interview à une TV locale.

Le trio, Jorge da Silveira, 51 ans, Isabel Pires, 51 ans, et Bruna da Silva, 25 ans, assassinaient les femmes, les dépeçaient puis mangeaient leur chair dans un "rituel de purification"


"Je n'ai tué personne. J'ai fait trois missions avec la permission de Dieu et elles (les trois victimes) sont toutes avec Dieu purifiées", a déclaré Jorge da Silveira rejetant le terme "d'assassinats" dans l'interview.

Selon la police, des morceaux de chair des victimes ont été utilisés aussi dans la fabrication de beignets salés qui étaient vendus dans les rues de Garanhuns, une ville à 230 km de Recife, la capitale du Pernambouc, rapporte la presse samedi.

Da Silveira a expliqué agir "sous le commandement" non pas de démons mais de "deux anges, un Blanc et un Noir", dont il a des visions depuis l'enfance.

Il a nié "être fou" même si "à l'adolescence, les psychiatres m'ont obligé à prendre des médicaments", a-t-il dit.

Il ne se "rappelle plus" de la façon dont il tuait ses victimes dans la "Chambre du Mal" mais a dit qu'il ne "se servait pas du sang" et mettait "la chair dans de l'eau pour la purifier avant de la manger".

Les victimes étaient choisies en fonction des numéros de leur carte d'identité "qui donnaient quelque part le numéro maudit 666" (du diable), selon lui.

Avant de mourir "elles pleuraient et je leur disais que leurs péchés étaient pardonnés", a-t-il dit sans montrer le moindre regret.

Il a dit que c'était Isabel Pires, 51 ans, qui attirait les victimes en leur proposant un bon salaire mais cette dernière a nié rejetant la culpabilité sur Bruna da Silva, 25 ans, la maîtresse de Da Silveira.

Des détails des faits et gestes du trio, avec des dessins, ont été trouvés dans un livre de 50 pages écrit par da Silveira, diplômé en éducation et ceinture noire de karaté.

Deux corps ont été retrouvés jeudi dans le jardin de leur maison et pourraient être ceux de deux femmes disparues récemment: Alexandra Falcao, 20 ans, et Gisele da Silva, 30 ans. Elles auraient été vues près de la maison des suspects avant de disparaître, selon la police.



 

 

 

CHINE


L’avocat qui défie le régime chinois

En résidence surveillée depuis un an et demi, Chen Guangcheng interpelle le premier ministre dans une vidéo où il confirme sa fuite.

Chen Guangcheng Avocat chinois

L’affront est rude pour le régime chinois. Moins d’une semaine avant la visite à Pékin de la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, pour l’ouverture d’un « dialogue stratégique », l’une des plus célèbres figures de la dissidence interpelle publiquement les autorités après avoir échappé à leur étroite surveillance : Chen Guangcheng, 40 ans, avocat autodidacte devenu la bête noire du régime communiste pour avoir défendu les victimes de stérilisation et d’avortements tardifs et forcés.

Condamné à quatre ans de prison en 2006, Chen Guangcheng vivait chez lui comme en prison depuis sa libération, il y a un an et demi. Des dizaines de gardes se relayaient jour et nuit autour de sa maison de Dongshigu, dans l’est de la Chine. Famille, amis ou journalistes, tous les audacieux visiteurs étaient refoulés, parfois violemment. Lui-même était privé de téléphone portable et de tout accès à un ordinateur.

D’après l’ONG américaine ChinaAid, qui défend la liberté religieuse et l’état de droit en

Chine, Chen Guangcheng se serait échappé le 22 avril et serait « sous protection américaine » . « Des discussions de haut niveau sont en cours entre des officiels américains et chinois au sujet de statut de Chen », précise l’ONG dans un communiqué publié avant-hier.

La veille, vendredi, une vidéo était mise en ligne sur Internet, montrant le dissident qui, le visage barré par ses éternelles lunettes noires en raison de sa cécité, interpelle les autorités devant un rideau tiré. « Cher premier ministre Wen, je me suis f i n a l e m e n t échappé, je peux p ro u v e r q u e toutes les rumeurs qui circulent sur Internet et que les abus dont j’ai souffert sont réels », dit-il, avant d’exiger que sa famille soit épargnée – sa femme et son fils de 6 ans se trouveraient toujours à son domicile – et de demander que la corruption soit punie « conformément à la loi ». Un réquisitoire qui fait écho à celui que Chen Guangcheng avait réussi à lancer sur Internet, malgré l’étroite surveillance dont il faisait l’objet, en février 2011.

Si elle était confirmée, l’information selon laquelle les ÉtatsUnis le protégeraient pourrait rappeler cet épisode de 1989, quand le physicien Fang Lizhi, surnommé le « Sakharov chinois » après le printemps de Pékin, avait trouvé refuge à l’ambassade américaine, ce qui avait provoqué une longue crise diplomatique entre les États-Unis et la Chine.

MARIANNE MEUNIER (avec AFP) - La Croix 30/04/2012



 

 

 

 

CHRISTIANOPHOBIE


Amnesty France consacre un dossier aux discriminations antichrétiennes

La Chronique, le magazine mensuel d’Amnesty France, consacre son dossier de mai aux discriminations antichrétiennes. Après un tour d’horizon général signé Henri Tincq, ancien journaliste à La Croix puis au Monde jusqu’en 2008, qui propose un état des lieux inquiétant sur l’avenir de la liberté d’un certain nombre de communautés chrétiennes, le magazine s’attache plus particulièrement aux difficultés rencontrées par les coptes en Égypte et les chrétiens de Syrie.

La Croix 03/05/2012

 

 

 

ECOLES PRIVEES HORS CONTRAT

 

 

Les écoles privées hors contrat, une galaxie éclectique à la marge du système

 

Un long article de Mattea Battiglia, paru dans Le Monde du vendredi 27 avril 2012, est consacré aux écoles indépendantes.


« Neuf cents établissements accueillent 58 000 élèves de la maternelle au lycée. Ils séduisent surtout des parents déçus de l’éducation nationale.


Écoles « alternatives » de type Steiner ou Montessori, écoles catholiques « tradi », écoles autogérées d’inspiration altermondialiste, écoles bilingues, internationales ou régionales, écoles pour enfants précoces, dyslexiques… La galaxie des écoles dites hors contrat semble bien éclectique, et méconnue. « Un angle mort », lâche-t-on au ministère de l’éducation nationale.


Ces établissements ont vu le jour en marge du système classique, souvent à l’initiative de familles qui revendiquent le « libre choix de l’école ». Et prennent en charge leur fonctionnement. Ces écoles sont rassemblées sous l’appellation d’enseignement privé hors contrat - par opposition à l’enseignement privé sous contrat avec l’État, qui accueille 2 millions d’élèves.


Un secteur en croissance ?


« Sans conteste », répond Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école, qui défend l’essor de ces établissements et s’est vu reconnaître le statut d’utilité publique. « Trente et une écoles hors contrat ont vu le jour en 2011, contre une vingtaine par an en moyenne depuis 2004 ». Quelque 900 structures - 348 écoles, 111 collèges, 181 lycées généraux et technologiques et 259 lycées professionnels - ont été recensées à la rentrée 2011 par la Rue de Grenelle.


Elles attirent « les déçus de l’éducation nationale », assure Anne Coffinier, « des parents mais aussi des enseignants effrayés de la baisse du niveau scolaire, rebutés par un système rigide et cassant… et qui veulent en inventer un autre ».


Un besoin plus fortement ressenti en 2011, semble-t-il, année marquée par 16 000 suppressions de postes – 80 000 depuis 2007. « La création d’écoles indépendantes permet d’assurer la continuité du service public d’éducation dans les zones les plus mises à mal, comme en milieu rural », affirme la jeune énarque et normalienne, citant l’exemple de maires « convertis au hors contrat » dans l’Ariège ou le Puy-de-Dôme.


Pour qui ?


« Ces écoles se constituent sur des ‘niches’, offrant une alternative pour des familles majoritairement issues des classes supérieures et moyennes, même si les classes populaires n’en sont pas exclues », explique la sociologue Agnès van Zanten, directrice de recherches au CNRS. L’option est coûteuse : entre 60 euros et 800 euros par élève et par mois, estime-t-on.


Mais elle attire des parents d’élèves estimant avoir un rôle à jouer dans le choix des méthodes et de la pédagogie, souvent à la recherche d’un encadrement philosophique ou spirituel « différent », parfois d’un niveau de discipline « particulier », voire de non-mixité… « Les attentes sont très diverses, souligne Agnès van Zanten. C’est moins un réseau qu’une collection d’écoles qui n’entretiennent pas nécessairement de lien entre elles. »


Un ensemble au périmètre très limité : 24 860 écoliers, 32 749 collégiens et lycéens, selon le ministère. Quelque 58 000 élèves… sur 12 millions au total.


Un risque de dérives ?


« C’est une des idées fausses que l’on se fait sur le hors contrat », soutient Anne Coffinier, qui a récemment constitué un annuaire de ces établissements. « Contrairement aux idées reçues, trois sur cinq ne se réfèrent à aucune foi particulière », dit-elle. Si elle reconnaît que le « hors contrat » compte aussi des écoles traditionalistes – comme celles de la Fraternité Saint Pie X -, qu’il attire des familles parfois déçues par l’enseignement catholique « sous contrat » ou qui n’y ont pas trouvé de place – avec 30 000 à 40 000 demandes insatisfaites en 2011 -, elle juge infondés les « soupçons de dérives intégristes » pesant sur le « hors contrat ».


Infondée, aussi, la proposition de résolution déposée par des députés socialistes – Jean Glavany en tête – en mai 2011, visant à créer une commission d’enquête sur les pratiques de ces écoles – « proposition retoquée », rappelle-t-elle. « Je travaille à plein-temps sur ces établissements et je peux vous assurer qu’ils sont plus surveillés que n’importe quelle école publique. En dix ans, la Miviludes [mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires] n’a jamais trouvé un seul cas de dérive sectaire. »


Des structures hors contrôle ?


« Dans les textes, une inspection de ces établissements peut être prescrite chaque année, confirme Patrick Roumagnac, secrétaire général du SIEN-UNSA, le principal syndicat des inspecteurs de l’éducation nationale, « mais dans les faits, c’est plutôt une tous les trois ou quatre ans dans les écoles hors contrat, et une par an lorsque l’instruction est délivrée à domicile. »


C’est là « à la maison », que le risque de dérive peut exister, estiment les inspecteurs, davantage que dans les écoles hors contrat où leurs visites sont « bien accueillies ». La tâche n’est pas simple pour autant : « On doit s’assurer de l’acquisition du ‘socle commun de connaissances et de compétences’ à 16 ans, sans porter de jugement sur les étapes, la pédagogie, les manuels utilisés, car ces écoles sont libres de s’affranchir des programmes et de choisir les méthodes qui leur conviennent », rappelle M. Roumagnac. Libres, aussi, du choix de leurs enseignants, pas toujours diplômés de l’éducation nationale.


Un impact sur l’école publique ?


« Pas à mon sens, car l’essor des établissements hors contrat mérite d’être nuancé », répond l’historien de l’éducation Bruno Poucet. « La liberté d’enseignement est un principe en France. Des parents qui estiment que l’école officielle ne répond pas à leurs attentes, il y en a toujours eu, explique-t-il. Les écoles indépendantes accueillaient même deux fois plus d’élèves il y a un demi-siècle. »


En 1959, au moment du vote de la loi Debré – qui régit aujourd’hui encore les rapports entre les établissements privés et l’État -, on recensait quelque 100 000 élèves dans 310 établissements hors contrat, rappelle-t-il. « Et puis, ça veut dire quoi une école qui ouvre ?, interroge l’historien. Il faut savoir pour combien d’enfants, et pour combien de temps. Les ‘boîtes à bac’, très en vogue dans les années 1980, ont subi la crise économique. Une poignée de petites structures confessionnelles se sont créées, catholiques mais aussi juives, protestantes ou musulmanes. Des ‘écoles nouvelles’ ont fleuri ça et là. Mais beaucoup sont menacées de fermeture dès que l’investissement des parents se réduit. »


Si Bruno Poucet reconnaît que les créations d’écoles disent beaucoup de l’état de tension des familles, de leurs attentes insatisfaites, « celles-ci font encore massivement confiance à l’éducation nationale », assure-t-il.


« Opposer systématiquement école publique-école privée enferme le débat », avance Anne Coffinier. La Fondation pour l’école a lancé, le 3 avril, depuis le Palais Bourbon, un appel à expérimenter des ‘charters schools’, ces écoles publiques de gestion privée en développement dans les pays anglo-saxons notamment.


L’idée n’a pas, semble-t-il, trouvé d’écho parmi les prétendants à l’Élysée. »

 

Mattea Battiglia, Le Monde, vendredi 27 avril 2012

 

A la suite de l’article précédent, Mattea Battiglia a réuni divers témoignages de parents ayant choisi d’inscrire leur enfant dans une école indépendante. (Le Monde, 27 avril 2012)


« Donner la parole aux parents d’élèves scolarisés dans des établissements privés « hors contrat », c’est s’entendre dire, à coup sûr, que ces écoles sont « la bonne solution ». Parfois, « la seule issue » ou « la dernière chance ».


« Ma fille avait des difficultés, elle était maladroite, un peu lente, témoigne Marie-Pascale Doutriaux, chercheuse au CNRS. Au collège, elle s’intégrait mal, était moquée par ses camarades, dans l’indifférence de beaucoup de ses professeurs. Quand le diagnostic de dyspraxie a été posé, elle avait 12 ans. Les choses ont bougé, mais pas suffisamment. »


C’est dans un établissement appliquant la pédagogie Steiner-Waldorf que la jeune fille a repris confiance. « Elle a pu vivre une scolarité normale. Elle était intégrée au groupe, respectée au même titre que les autres élèves. »

 

« Méthodes classiques »

 

Trajectoire un peu différente pour le dernier des trois enfants de Sabine Varnier, un petit garçon détecté comme « précoce » en CE2, à l’âge de 8 ans et demi – « après une multitude de mots, de rappels à l’ordre et de colles », raconte cette infirmière. « Nous nous sommes tournés vers une école qui sait accueillir et gérer ces enfants qui n’intéressent pas les pouvoirs publics car ils ne sont ‘que’ 3 % de la population. »

 

Maurice Balik a, lui aussi, renoncé au label « éducation nationale » pour scolariser ces enfants, aujourd’hui en CE1 et 4e dans une école catholique. « Le choix ne s’est pas fait en un jour. Nos enfants ont connu des enseignants formidables, mais aussi des professeurs sourds à nos remarques. Nous ne pouvions choisir ni les méthodes utilisées, ni même le niveau de discipline requis, explique-t-il. Nous avons opté pour une petite école hors contrat qui privilégie les méthodes classiques – chronologique en histoire, syllabique en lecture, récitation… -, avec un encadrement religieux solide. »

 

Ce sont également ces « méthodes classiques » que met en avant Joseph-Michel Leblanc de Molines, père d’un enfant scolarisé dans une école primaire hors contrat, et président de cette école. « Les petits effectifs, qui facilitent un suivi personnalisé des enfants, permettent d’en sauver beaucoup du naufrage scolaire, dit-il. L’école lance des campagnes de dons régulières, les parents font le ménage à tour de rôle et s’occupent des menus travaux. Une tarification basée sur le quotient familial va être mise en place. La scolarité mensuelle s’élève à 190 euros en moyenne. » Assez peu, au regard de la participation demandée aux familles dans certains établissements hors contrat, pouvant atteindre le millier d’euros par élève et par mois, hors internat. »

 

Témoignages recueillis par Mattea Battiglia,  Le Monde le 27 avril 2012


 

 

 

EGYPTE

 


A l’assaut de la présidence égyptienne


‣ Alors qu’il avait déclaré qu’il ne briguerait pas le poste de président de la République, le mouvement des Frères musulmans a présenté la candidature d’un des siens.

Khayrat El Chater Candidat à la présidentielle des Frères musulmans

La Confrérie des Frères musulmans, la plus importante force politique de l’Égypte post-révolutionnaire, a décidé de présenter un candidat à la présidence de la République, K h a y r a t E l C h a t e r. E n avril 2011, elle avait pourtant affirmé ne pas briguer dans l’immédiat la première magistrature de l’État. Les Frères musulmans justifient ce revirement par le fait que le pouvoir militaire, qui doit se retirer après l’élection présidentielle de juin, cherche à limiter les pouvoirs du Parlement, à majorité islamiste. Et qu’il refuse de limoger le gouvernement actuel du premier ministre Kamal El Ganzouri, empêchant l’Assemblée de former un gouvernement de coalition nationale qui serait dirigé par un membre de la Confrérie.

Le climat politique se dégrade alors que plus de 20 membres, sur les 100 rédacteurs du groupe chargé de rédiger la Constitution, lui aussi à majorité islamiste, l’ont quitté. Ce week-end, c’était au tour du délégué de l’université Al-Azhar, la grande institution de référence de l’islam sunnite, et des deux délégués coptes-orthodoxes, de claquer la porte. Le 12 avril prochain, le tribunal administratif doit décider de légalité du groupe.

Khayrat El Chater, l’adjoint du guide suprême, ne fait pas l’unanimité. Le Conseil consultatif (Majlis El Choura) ne lui a accordé que 56 voix sur 108. En soi, sa candidature n’est pas surprenante. Cet ingénieur de 51 ans, doublé d’un redoutable stratège politique, a fait fortune dans le textile et l’industrie d’ameublement. Il figure parmi les dirigeants de la confrérie depuis une dizaine d’années. Emprisonné en 2007 sous le régime Moubarak pour « blanchiment d’argent et distribution d’armes » , il avait été libéré par le maréchal Tantaoui, chef de l’armée, après la révolution en mars 2011.

Depuis, il passe pour être l’éminence grise et le grand argentier de la confrérie. Les émissaires occidentaux tiennent à le rencontrer, et il aurait joué un rôle de poids lors des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour l’obtention d’un prêt de 3,2 milliards de dollars. On le dit modéré et proche des jeunes.

Cependant, ce choix va diviser les islamistes. Il va affaiblir les candidatures indépendantes de l’ex-Frère musulman Abdel Moneim Aboul Foutouh, soutenu par la jeune garde de la confrérie, et d’Hazem Abou Ismaïl, islamiste proche des salafistes, qui a beaucoup de sympathisants. De leur côté, les laïcs, les libéraux et les coptes accusent les Frères de vouloir « accaparer le pouvoir » et se préparent à la contre-attaque. Le pouvoir militaire pourrait se prononcer pour celui qui est considéré comme le favori, l’ancien secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.

 

Denise Ammoun (au Caire) La Croix 03/04/2012

 

 

 

EVANGELIQUES

Drame de Stains : quels sont les responsables ?

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 10.04.2012

Après le décès d'une deuxième personne, mardi 10 avril, à la suite de l'effondrement du plancher d'un lieu de culte évangélique, à Stains (Seine-Saint-Denis), l'heure est aux questions sur la chaîne de responsabilités qui a entraîné cet accident mortel. Pour le moment, le pasteur de la communauté qui organisait la célébration et dirigeait le culte, et le gérant de la SCI propriétaire du local, sont interrogés par la police depuis dimanche. A l'issue de ces gardes à vue, une information judiciaire va être lancée par le parquet.

Alors que le pronostic vital d'une enfant de deux ans est toujours engagé, une fillette de six ans et une femme de 47 ans sont déjà décédées. Trente-deux autres fidèles ont été moins grièvement blessés. D'après le préfet Christian Lambert, entre 100 et 150 fidèles étaient réunis en ce dimanche de Pâques dans ce local situé en pleine zone pavillonnaire. Un chiffre que l'enquête devra affiner, le parquet évoquant pour le moment "plusieurs dizaines de personnes".

DES LOCAUX INADAPTÉS

L'accident est survenu vers 14 h 30, quand une partie du plancher d'un local situé à la limite de Stains et Pierrefitte-sur-Seine s'est effondrée sur 30 mètres carrés, entraînant les victimes dans une chute d'environ 2,5 mètres. Une première expertise d'architecte a démontré la "rupture d'une poutre maîtresse" retenant un plancher "constitué de plaques agglomérées". Pour le moment, le parquet ne sait pas encore s'il y avait un défaut de construction. Seule certitude : le nombre de fidèles était bien trop nombreux pour ce genre de construction.

Peu après l'accident, des élus locaux ont exprimé des doutes sur la conformité du local aux règles de sécurité. S'ils étaient en apparence en bon état, les locaux "n'étaient pas faits pour ce genre de manifestation", avait jugé dimanche Michel Beaumale, maire PCF de Stains. Une information confirmée, dimanche, par le Conseil national des évangéliques de France, qui a expliqué avoir refusé d'intégrer cette association car son local "n'était pas du tout adapté pour recevoir plus d'une centaine de personnes".

UNE PROCÉDURE DATANT DE 2010

Selon le maire PCF de Stains, Michel Beaumale, des travaux d'extension avaient été réalisés sans autorisation en 2008 dans le local, mais pas forcément là où s'est produit l'accident. L'édile a assuré qu'"on n'a jamais visité ce local avec la commission de sécurité", tandis que le préfet aurait affirmé le contraire à la députée de la circonscription.

Toujours est-il que, dès 2008, le maire de Stains a demandé au propriétaire de se mettre en conformité avec la loi, procès-verbal à la main. Mais finalement, il s'en est remis au tribunal. "Il y a eu un dossier transmis (au) procureur de Bobigny le 13 juillet 2010 suite à ces constatations", a affirmé l'élu. Pour le moment, le tribunal essaye de retrouver la trace de cette procédure. Toutefois, le procureur adjoint de la République de Bobigny, Anne Kostomaroff, a insisté sur le fait que, s'il l'avait voulu, le maire aurait très bien pu "faire fermer ces lieux".

PRÉCARITÉ DE L'ÉGLISE ÉVANGÉLIQUE EN FRANCE

Dans un communiqué, la Fédération protestante de France déplore le manque de lieux de culte mis à disposition des fidèles. "Ce dramatique accident met en lumière la situation précaire dans laquelle se trouvent de nombreuses communautés protestantes évangéliques pour célébrer leur culte", écrit la fédération. "Souvent issues de l'immigration, ces Eglises ne trouvent pas le soutien dont elles ont besoin". La fédération indique qu'elle "accompagne déjà plusieurs Eglises dans leurs efforts pour s'équiper et s'intégrer, mais la demande dépasse ses possibilités d'intervention".

Selon la mairie de Stains, "plus d'une centaine d'églises évangéliques (...) sont actuellement présentes en Seine-Saint-Denis". "Les services municipaux font leur maximum pour prévenir des drames comme celui de dimanche", se défend-elle, regrettant que "les services de l'Etat" ne relaient "pas toujours" cette action.

Comment l'Eglise évangélique conquiert les Français

Le Monde.fr | 02.02.2012 Par Flora Genoux

Les premières notes s'échappent du piano, les baguettes s'abbattent sur la batterie, devant la scène, les corps se balancent, les mains scandent le rythme et les yeux commencent à suivre les paroles à l'écran pendant qu'une fidèle tente de placer les retardataires qui continuent d'affluer. En ce dimanche matin, les 260 chaises de cette Eglise évangélique du 11e arrondissement de Paris sont quasiment toutes occupées. En quatre ans, son nombre de fidèles a doublé, la fréquence des cultes le dimanche a triplé. Aujourd'hui, ils se succèdent à 9 h 45, 11 h 15 et 14 heures.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, cette branche du protestantisme comptait 50 000 fidèles. Aujourd'hui, 600 000 Français pratiquent cette religion, "avec les non-pratiquants qui se définissent comme évangéliques, on dénombre au total 700 000 personnes", estime Sébastien Fath, chercheur au CNRS, spécialiste du protestantisme évangélique. Ils représentent aujourd'hui un tiers des protestants Français et plus de la moitié de ses membres pratiquants, selon Jean-Paul Willaime, professeur à l'Ecole pratique des hautes études à Paris et spécialiste du protestantisme.

Lire l'entretien : "Pour les évangéliques, l'idée reste qu'être croyant, cela doit se voir"

"UNE STRATÉGIE MILITANTE DE DÉVELOPPEMENT"

Autre manifestation de cette progression : toutes les tendances de l'Eglise évangélique, historiquement marquée par de nombreux clivages, sont désormais réunies au sein d'une institution, le Conseil national des évangéliques de France (CNEF). Jeudi 26 et vendredi 27 janvier, ils étaient quelque 850 pasteurs à assister au congrès du tout jeune CNEF, né il y a dix-huit mois. Pour une Eglise traditionnellement caractérisée par l'autogestion et le refus de l'institutionnalisation, cette étape est un signe fort, "une machine qui se met en marche", analyse Jean-Paul Willaime. Désormais, l'Eglise mutualise ses moyens, notamment en matière de conseil juridique. Elle lance un journal, opportunément nommé Connexion, et met surtout en branle un programme, "1 pour 10 000". Derrière cette formule, la volonté d'atteindre le ratio d'une église pour 10 000 habitants, au lieu de une pour 30 000 actuellement.

"Il s'agit d'une véritable stratégie militante de développement", commente Jean-Paul Willaime. "C'est une volonté affichée mais les évangéliques n'ont pas attendu ce slogan publicitaire pour ouvrir des églises", nuance Sébastien Fath. C'est précisément pour capitaliser sur l'expérience de nombreux nouveaux pasteurs, que l'Eglise évangélique vient également de créer une école totalement dédiée à la formation de pasteurs implanteurs.

Lire le reportage : "Mission : implanteur d'Eglise"

MODERNITÉ ET SOCIABILITÉ

Dans l'église du 11e, le pasteur lit un passage du Nouveau Testament. Nés en France métropolitaine ou outre-mer, en Haïti, en Afrique de l'Ouest et centrale, en Kabylie, en Asie, les fidèles suivent sur leur bible écornée ou sur leur application iPhone. "Là où il n'y avait rien, les églises prospèrent. Dieu multiplie et nous voulons croire qu'il va multiplier ici, à Paris", insuffle le pasteur après avoir rappelé qu'il était possible "de laisser ses dons et de bénir l'église".

Les églises évangéliques reposent sur le don des fidèles, qui donnent davantage que dans d'autres églises. Un jeune membre, ingénieur informaticien de 25 ans, affirme ainsi laisser 10 % de son salaire quand il le peut. Le pasteur Lefillatre, le principal prédicateur de l'église, insiste sur la transparence des comptes, "consultables dans le Journal officiel. Le budget s'élevait à 270 000 euros pour 2011 et je touche 2 300 euros nets par mois, les [trois] autres pasteurs également".

Lors du culte de 11 h 15, des voix s'élèvent spontanément. Ici "merci Seigneur", là "je t'adore, je t'adore de tout mon cœur", plus loin émergent des bribes d'une prière dispersée : "au rocher de ta foi"... Deux caméras professionnelles filment, le montage sera ensuite mis en ligne sur le site Internet de l'église. Entre deux chants, l'atmosphère reste électrique.

Le culte évangélique se caractérise par une prise de parole plus libre. "Il existe l'idée que si l'on s'exprime, on sera écouté (...) ; cela permet aux gens de reprendre contrôle de leur vie religieuse", observe Sébastien Fath. Les églises sont ainsi des lieux d'autogestion : l'assemblée générale des fidèles vote pour son pasteur, ses finances. Un contrôle exercé par la base qui limite les possibilités de dérive sectaire, même si, selon Sébastien Fath, ces dérives peuvent exister avec l'émergence d'"un pasteur gourou (...) et des détournements de fonds". Des pratiques qu'il est difficile d'évaluer mais qui resteraient marginales, pour Jean-Paul Willaime et Sébastien Fath.

A l'église Paris Bastille, le temps de recueillement est interrompu par la reprise des chants, sur un des rythmes contemporains. C'est cette musique qui a séduit Guillaume il y a sept ans. Agé de 20 ans, il accompagnait un ami récemment converti, par curiosité. "Jésus, je n'ai pas accroché. Le message, je n'y ai rien compris. Mais la musique, j'ai tout de suite aimé." Cet ancien catholique non pratiquant raconte, souriant, l'idée qu'il se faisait de l'église : "un gros bâtiment sombre et humide, une vieille dame à l'orgue, un curé qui dit des choses que personne ne comprend en latin et tout le monde qui dort au bout de dix minutes". Enthousiaste, il explique sa surprise lorsqu'il a aperçu une batterie à l'église évangélique. Après une difficile rupture amoureuse, il s'est reconnu dans un chant. "Je me suis dit, 'tu n'as plus rien à perdre, prie'. Cela a été une délivrance. (...) Dieu m'a donné du courage. Les frères de l'église ont pu m'entourer là où les psychologues ont failli, là où les amis n'ont pas réussi."

L'histoire de Guillaume est emblématique : comme la moitié des évangéliques, il est converti. Comme beaucoup de convertis, il a moins de 30 ans. Comme la plupart des conversions, elle trouve son origine dans un lien personnel. Son témoignage illustre aussi le rôle crucial du chant et de la musique. Les évangéliques "utilisent tous les moyens modernes de communication", explique Jean-Paul Willaime, qui y voit une des clefs de leur réussite, notamment auprès des plus jeunes. "L'offre religieuse met l'accent sur l'épanouissement personnel, ici et maintenant", explique encore Sébastien Fath, qui analyse également le succès des églises évangéliques par la "mise en place de sociabilités très chaleureuses (...) : c'est l'image de la famille que l'on n'avait pas". Les prêches des pasteurs, les prières s'inscrivent dans une "pertinence", un lien concret avec la vie des fidèles : les prières sont dirigées vers un examen à la fac, la maladie, la perte d'un emploi d'un membre. "Cela donne l'impression d'une prise en charge symbolique, beaucoup de catholiques viennent dans les églises évangéliques pour cela", commente Sébastien Fath.

IMPORTANCE DU RÉSEAU

Cette Eglise englobante, où les fidèles peuvent se retrouver tous les jours, pour des réunions de prière avant et après la journée de travail, cultive la proximité et la souplesse. Luc Maroni, pasteur à Lens, affiche volontairement une attitude moderne : lui qui "kiffe Internet" et fait ses prêches sur Power Point, met en avant "un engagement à la carte". Cette flexibilité se manifeste également par une interprétation plus libre des valeurs, de l'organisation du culte selon chaque église. "J'ai accompagné des gens dans le divorce", témoigne-t-il.

Comme d'autres églises, son lieu de culte propose le parcours Alpha : une lecture rapide de la Bible, "en diagonale", en quelques semaines. "Après, on voit si on a envie de continuer", rajoute Luc Maroni. Ce pasteur se veut aussi plus en phase avec les fidèles. "Je n'aurais pas pu avoir une vie de célibataire, pour les enfants, et sur le plan affectif et, disons-le, sexuel, affirme ce père de famille. Quand un curé parle à un couple qui rencontre des difficultés, ça n'a pas le même impact que lorsqu'il s'agit d'un pasteur."

Son église distribue également, une fois par semaine, deux cents à trois cents repas pour les plus démunis. Luc Maroni fait figure de pasteur "hyperactif" : il est également ajdoint au maire de sa ville, investi à la Cimade (comité d'aide aux étrangers) et à la tête d'un CHRS (centre d'hébergement et de réinsertion sociale). Ce réseautage est, selon Jean-Paul Willaime, un des leviers de progression de l'Eglise évangélique. Mais le plus gros relais reste la base des fidèles, qui pratiquent un réel "zèle évangélisateur". L'évangélisme, un "christianisme de conversion", se définit en effet d'abord par la diffusion du message autour de soi et le choix personnel pour cette religion.

Dans l'église évangélique Paris Bastille, Phoebe, originaire du Paraguay, raconte comment, perdue lors de son arrivée à Paris, elle a été logée pendant un mois par des membres de l'Eglise et "soutenue" dans ses recherches. L'aide aux migrants tient une place importante dans l'église évangélique, "la volonté de dire l'humain" et "peut-être ce que ne font pas d'autres Eglises", commente le pasteur Maroni. L'œuvre sociale apparaît aussi comme une façon de séduire de nouveaux fidèles. "L'Eglise évangélique attire beaucoup de migrants, notamment en région parisienne", confirme Sébastien Fath. "L'évangélisme n'est pas une religion de mémoire, c'est une religion pour espoir (...). Au cœur du message il y a l'idée que 'demain ce sera mieux'". Un message dans lequel les migrants se reconnaissent, analyse le sociologue.

Avec amusement, Guillaume se rappelle du "zèle qui l'a envahi" lors de sa conversion et de ses maladroites tentatives de communiquer sa foi autour de lui. Il en est depuis revenu et a rencontré sa femme, autour de lectures bibliques. Selon le sociologue Jean-Paul Willaime, l'évangélisme inverse deux tendances ancrées dans la société française : la corrélation entre la jeunesse et l'absence de pratique religieuse et, face "à la pudeur des affaires religieuses", la volonté d'afficher publiquement sa foi.

Flora Genoux

"Le drame de Stains met en lumière l'existence d'un évangélisme des caves"

LE MONDE | 11.04.2012 Par Stéphanie Le Bars

Après la mort de deux personnes à la suite de l'effondrement d'un plancher dans un lieu de culte évangélique de la communauté haïtienne à Stains (Seine-Saint-Denis), dimanche 8 avril, le pasteur et le gérant du local ont été mis en examen pour homicide involontaire, mardi 10 avril. Sébastien Fath, historien, spécialiste du protestantisme évangélique, pointe les conditions précaires dans lesquelles ces Eglises issues de l'immigration et en forte croissance, s'implantent en région parisienne. Il a codirigé l'ouvrage La Nouvelle France protestante avec Jean-Paul Willaime, (Labor et Fides, 2011).

Que révèle ce drame de la situation des milieux évangéliques ?

Il est presque étonnant qu'un tel drame ne se soit pas produit plus tôt. En une vingtaine d'années, des assemblées évangéliques issues de l'immigration (notamment d'Afrique et des Caraïbes), comme celle de Stains, se sont fortement développées en région parisienne. On en compte aujourd'hui 400 sur les 600 communautés protestantes d'Ile-de-France. Or ces Eglises n'ont pas de capital financier, pas de réseau, ne comprennent pas toujours la laïcité à la française. En Ile-de-France, où l'acquisition d'un local est difficile pour des raisons de coût, la situation est dramatique. On peut parler d'un évangélisme des caves. Les lieux de culte sont insalubres, non conformes aux normes de sécurité, le ratio mètre carré/nombre de fidèles n'est pas respecté. Ils se réunissent dans des appartements, des squats, des entrepôts, des garages... Et comme les évangéliques ne prient pas dans la rue, ce problème n'est pas spontanément visible.

Diriez-vous qu'il n'est pas pris en compte ?

Il y a eu une sous-médiatisation de ces Eglises de migrants. Longtemps, on a fait une équivalence entre immigration et islam, ce qui correspondait à une réalité démographique des années 1970 et 1980. Les efforts des municipalités se sont donc tournés vers l'islam des caves, ce qui était une nécessité. Mais, pendant ce temps, l'immigration d'Afrique subsaharienne, composée de nombreux chrétiens - protestants ou catholiques - augmentait. Aujourd'hui, en Ile-de-France, il y a autant de lieux de culte protestants que musulmans, et, en Seine-Saint-Denis, il y a plus d'évangéliques que de catholiques ! Le drame de Stains met en lumière les recompositions du protestantisme et même du catholicisme, avec le poids des populations venues du Sud.

Dans ce contexte, il faut élargir au christianisme les problématiques longtemps réservées à l'islam et ne plus isoler l'islam quand on lie immigration et religion. Ainsi, les formations (au droit français ou à la laïcité) qui existent pour les imams seraient utiles aux pasteurs évangéliques. Des pasteurs pas formés, ignorant les lois françaises, cela existe aussi !

Quel peut être le rôle des pouvoirs publics, de la Fédération protestante de France ou du Conseil national des évangéliques de France ?

Alors que la sensibilité par rapport à l'islam a favorisé la création de mètres carrés cultuels, les collectivités locales considèrent que, pour les évangéliques, le problème est marginal. En outre, l'image sociale des évangéliques n'est pas très bonne, notamment à cause de leurs pratiques prosélytes. Or, si certaines fonctionnent de manière autarcique et communautariste, la plupart sont dans une logique d'intégration, proposant cours de français, conseils aux sans-papiers, aides au logement, bourses aux vêtements. Les migrants trouvent dans ces lieux de culte une sorte d'Eglise-providence, face à un l'Etat-providence qui ne tient pas toujours ses promesses.

Quant au rôle des institutions religieuses, il est limité. Les questions sociales liées à ces populations, les conditions d'implantation des lieux de culte, les dépassent, car les problématiques sont avant tout financières. Elles ne peuvent les aider qu'à la marge, en termes de conseil ou de caution auprès des municipalités. Dans ce contexte, que fait-on ? On demande aux fidèles de rester chez eux ou l'on ferme les yeux sur des lieux de culte inappropriés ? Aujourd'hui, la dernière option l'emporte.

Les Eglises évangéliques s'affirment au sein de la famille protestante

LE MONDE | 15.06.2010 Par Stéphanie Le Bars

Qui sont aujourd'hui les protestants français ? La question est sensible depuis l'émergence, il y a plusieurs années, de courants protestants parallèles aux traditionnelles Eglises luthéro-réformées. Elle se pose à nouveau avec le lancement, mardi 15 juin, du Conseil national des évangéliques de France (CNEF).

Cette association, en gestation depuis dix ans, entend "porter la voix spécifique du protestantisme évangélique" auprès des pouvoirs publics "à côté" de l'historique Fédération protestante de France (FPF). Celle-ci était jusqu'alors unique représentante nationale des quelque 1,2 million de protestants français.

"Notre intention est de simplifier le paysage, de mieux cerner la nébuleuse évangélique, si possible de la réguler et de rendre visible un protestantisme évangélique décomplexé", résume Stéphane Lauzet, pasteur évangélique et l'un des artisans du CNEF. "Le tout sans faire de concurrence à la FPF, tient-il à préciser. Il faut savoir que, dans certaines régions, le préfet n'a affaire qu'à des évangéliques, car il n'y a pas ou plus d'Eglises luthéro-réformées."

Le porte-parole du CNEF assure représenter "70 % des quelque 2 200 Eglises évangéliques" réparties en 40 dénominations présentes en France. Ce que conteste la FPF qui affirme fédérer en son sein "200 000 des quelque 400 000" fidèles évangéliques de France.

Au-delà de la bataille de chiffres, difficile à trancher dans cet univers éclaté, une chose est sûre : les Eglises évangéliques ont connu, ces dernières décennies, un développement exponentiel et parfois anarchique. Certaines d'entre elles échappent à toute représentation nationale : le protestantisme évangélique connaît d'ailleurs des dérapages liés à la personnalité de pasteurs autoproclamés.

Ce foisonnement, également porté par l'émergence d'Eglises de migrants venues d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique latine, a redynamisé une confession dont l'expression luthéro-réformée était en perte de vitesse. Il a changé la physionomie du protestantisme en France, en y introduisant des cultes "spectaculaires" (chants, danses, transes, manifestation du Saint-Esprit...), une expression de la foi extravertie et communicative, un protestantisme plus militant - confinant parfois au prosélytisme - et, sur certains sujets, un conservatisme éloigné du progressisme réputé des milieux protestants traditionnels.

Face à cette réalité, qu'ils reconnaissent volontiers, les responsables de la FPF se montrent pourtant sceptiques sur la nécessité d'ajouter une instance représentative dans le milieu déjà très éclaté du protestantisme et soulignent le "tassement" de la croissance numérique des évangéliques.

"Avoir une double représentation protestante pour 2 % de la population risque de créer davantage de confusion et d'être dommageable pour l'image du protestantisme dans la société", fait valoir le président de la FPF, Claude Baty, à la tête d'une organisation qui a fait le pari de fédérer des Eglises aux positions différentes. "La FPF a toujours défendu les évangéliques et a multiplié les efforts ces dernières années pour leur faire une place", estime-t-il. La FPF met en avant le projet Mosaïc qui, depuis 2006, s'efforce de se rapprocher des Eglises multiethniques, pour la plupart évangéliques, apparues en France ces dernières années.

"Il est logique que le pôle évangélique comme le pôle luthéro-réformé ait un désir d'organisation", estime de son côté le sociologue spécialiste du protestantisme, Jean-Paul Willaime. "Reste à savoir si cette bipolarisation du protestantisme doit se faire au sein de la FPF ou en dehors." Les crispations identitaires qui traversent les courants religieux laissent toutefois penser que les chemins sont appelés à diverger.

Car si elles revendiquent toutes le label "protestant", les Eglises présentent des différences sur nombre de sujets. La frange pentecôtiste et fondamentaliste récuse notamment le "libéralisme" des protestants réformés en matière de moeurs et de culte. Et des fossés se creusent sur la lecture, plus ou moins littérale, de la Bible, la morale sexuelle, la bioéthique, le dialogue oecuménique ou... l'analyse du conflit israélo-palestinien. "70 % des Eglises évangéliques ne se reconnaissent pas dans les positions de la FPF. On peut le regretter, mais c'est un fait", insiste M. Lauzet.

Sans espérer mettre tout le monde d'accord, mais pour avoir une vision plus claire, et chiffrée de ce "petit monde", la FPF organise, en novembre, un colloque sur le thème : "Le protestantisme, une famille recomposée".

Les protestants rassemblent 2 % de la population

Avec 1,2 million de croyants, le protestantisme rassemble 2 % de la population française. Mais 4 % des Français s'estiment "proches" du protestantisme.
Avec quelque 400 000 fidèles, les Eglises évangéliques représenteraient aujourd'hui la moitié des lieux de culte protestants.
Fondé sur un rapport étroit avec la Bible et la conversion ("on devient chrétien"), le courant évangélique n'est pas uniforme. Les piétistes orthodoxes (ou fondamentalistes) sont attachés à la rigueur doctrinale. Les pentecôtistes et les charismatiques mettent l'accent sur les miracles et les charismes (guérison, prophétie, glossolalie...).


 

 

 

FAUX SOUVENIRS INDUITS

 

 

"Usage de faux"
La fille de Françoise Dolto s'exprime sur les FSI

 

Caroline Eliacheff. Psychanalyste et pédopsychiatre

 

C'est la première fois à ma connaissance qu'un procès pour faux souvenirs induits est médiatisé en France. Benoît Yang Ting, 77 ans, est mis en cause par deux anciens patients, un homme de 58 ans et une femme de 43 ans pour abus de faiblesse par manipulation mentale. Son cas cumule l'induction de faux souvenirs, l'extorsion de fonds et des relations sexuelles dénoncées par la patiente. Le jugement sera rendu le 12 juin prochain. À noter qu'on croirait lire le roman de Sarah Chiche, L'Emprise, paru de façon prémonitoire en 2010 chez Grasset. Un beau sujet de film en perspective.

Qu'entend-t-on par "faux souvenirs induits" ? Les thérapeutes adeptes de la "mémoire retrouvée" croient savoir que si tout va mal dans votre vie, c'est que vous avez été victime dans votre enfance d'abus sexuels refoulés. Ils se chargent par la suggestion, l'hypnose, l'analyse des rêves ou l'imagerie guidée de vous faire retrouver la mémoire ou plutôt de la ré-inventer car ces faits sont d'abord le fruit de l'imagination du thérapeute qui n'en a d'ailleurs pas beaucoup car ce sont toujours les mêmes. Mais le patient, comme le thérapeute y croient dur comme fer même si ces réminiscences n'ont que peu d'effet sur les symptômes qui eux, sont bien réels.

L'épidémie de faux souvenirs induits - toujours de nature sexuelle - a commencé aux Etats-Unis dans les années 70 et les procès ont explosé au début des années 90 détruisant des milliers de familles. D'abord les procès d'enfants devenus adultes contre leurs parents pour des viols ayant eu lieu - croyaient-ils - des dizaines d'années auparavant, puis les procès de parents injustement accusés contre leurs enfants et leurs thérapeutes ce qui en a heureusement découragé plus d'un.

Comment cette théorie a-t-elle pu être cautionnée par le monde médical, judiciaire et scientifique ? L'épistémologue canadien Ian Hacking a une explication : il s'agirait d'une maladie mentale transitoire -autrement dit construite de toute pièce - qui a trouvé une niche écologique favorable avec la vague féministe et la découverte de l'ampleur des violences sexuelles sur les enfants dans les années 60, le tout alimenté par la crainte de Satan chez les Evangélistes car nombre de messes noires et abus sataniques ont été dénoncés avant d'éveiller la conscience critique des juges et des journalistes qui ont, eux aussi, largement entretenu l'intérêt du public.

À la même époque, on découvrait que les souvenirs n'étaient pas stockés dans le cerveau ; leur remémoration est une reconstruction à partir du vécu, du sens et de l'émotion attribués à l'événement mais aussi d'informations postérieures à l'événement.

La conjonction de l'émoi suscité par l'épidémie de faux souvenirs et de la nouvelle approche constructiviste de la mémoire a entraîné d'innombrables études scientifiques sur les faux souvenirs. Elles montrent qu'il est possible expérimentalement d'induire de faux souvenirs parfois anodins comme "être monté dans une montgolfière" sans que la personne soit particulièrement vulnérable sous réserve que l'expérimentateur soit suffisamment insistant, que le sujet accepte la plausibilité de l'événement, s'en construise une représentation mentale qui lui apparaisse issue du passé et non comme le résultat d'un travail mental récent.

Hélas, les pédophiles invoquent parfois ces découvertes pour décrédibiliser les enfants qui les ont dénoncés. Car rien ne ressemble davantage à un vrai souvenir dont on finit par douter qu'un faux souvenir dont on est convaincu de la justesse.

 

HUFFINTONPOST. Fr : 18/04/2012

 

 

" Une procédure judicaire ne doit pas être une thérapie"

Point de vue d'un psychiatre et expert auprès des tribunaux, le Dr Paul BENSUSSAN

 

 

LE PARISIEN : 18 AVRIL 2012

 


 

 

 

INDE


En Inde, des dieux et des gourous couverts d'or

Des temples qui possèdent des trésors en milliards d'euros, des gourous qui bâtissent de vrais groupes industriels et conseillent les grands hommes d'affaires : la religion est un très gros business en Inde.

Les responsables du temple Sree Padmanabhaswamy dans le Kerala, un Etat du sud de l'Inde, ont un problème : ils n'arrivent pas à trouver suffisamment d'experts en pierres précieuses. Il leur en faut plusieurs, impé-rativement des hommes et de religion hindoue, pour mener à bien l'évaluation, commencée fin février, du contenu des chambres souterraines du temple. Ouvertes pour la première fois l'été dernier après des siècles de fermeture pour certaines, elles se sont révélées bourrées de bijoux, de pièces d'or et de sacs de pierres précieuses. Une première estimation grossière effectuée lors de l'ouverture en a chiffré la valeur à environ 17 milliards d'euros...

Cet incroyable trésor a été constitué au fil des siècles par les dons des fidèles et les dépôts de la famille royale de la région. Mais l'accumulation de richesses dans les lieux sacrés n'est pas une tradition historique révolue. En juin dernier, au lendemain de la mort du gourou Sai Baba, révéré par des millions d'Indiens, l'inventaire de ses appartements a montré que le saint homme gardait sous la main quelque menue monnaie : on y a trouvé 98 kilos d'or, 307 kilos d'argent et l'équivalent de 1,8 million d'euros en cash, sans parler des bijoux.

En Occident, l'Inde est souvent considérée comme le pays de la spiritualité : à juste titre, tant la religion est ici omniprésente. Autre image forte : celle de Gandhi, imprégnée des valeurs du désintéressement, de la frugalité. En déduire que les deux vont ensemble et que spiritualité rime ici avec pauvreté serait une profonde erreur : l'argent et la religion font très bon ménage en Inde. Dans un pays pétri d'esprit d'entreprise, où les habitants ont la religion du business, le business de la religion est une très grosse affaire...

300 millions d'euros de budget
En l'absence de toute organisation centrale de la religion hindoue, chacun des innombrables temples est indépendant. Certains s'en portent fort bien. Le plus connu du pays, le Venkateswara Temple, croule sous les richesses. Situé à Tirumala, dans l'Etat de l'Andhra Pradesh au sud du pays, le temple attire de 50.000 à 100.000 pèlerins par jour - beaucoup plus lors des fêtes religieuses. Son budget prévisionnel pour l'année fiscale 2012-2013 s'élève à plus de 300 millions d'euros, soit, pour ce seul temple, plus du tiers de la totalité des ressources de l'Eglise de France par exemple. Une somme qui provient des revenus de son colossal patrimoine (le temple a entrepris ces dernières années de déposer à la State Bank of India une partie de ses stocks d'or en échange d'une rémunération), des dons des fidèles et de sources inattendues : de nombreux pèlerins se font raser les cheveux lors de leur visite, et la vente de ces cheveux rapporte 27 millions d'euros par an au temple. Géré comme une entreprise moderne, le Venkateswara Temple offre toute une gamme de services sur Internet, y compris la possibilité de faire procéder à différentes cérémonies personnalisées. Les dons en ligne sont encouragés.
Durant les siècles passés, raconte Sanal Edamaruku, responsable de l'Indian Rationalist Association, « il y avait une association étroite entre les souverains locaux et les temples. Les rois protégeaient les dieux et leurs temples, et les dieux protégeaient les rois. Ces derniers enfouissaient leurs richesses sous les temples car c'était les lieux les plus sûrs ». D'où les trésors dont disposent Sree Padmanabhaswamy et bien d'autres. Mais l'habitude de donner aux temples persiste de plus belle. « Les gens donnent parce qu'ils pensent que leur argent est une grâce divine et qu'une partie doit être rendue à Dieu et, par l'intermédiaire du temple, à la communauté », explique Devdutt Pattanaik, spécialiste de la religion hindoue.

La répartition des richesses est cependant très inégale : si les temples déjà cités appartiennent au « CAC 40 » du secteur, bien d'autres sont de toutes petites PME qui ont le plus grand mal à faire vivre leur brahmane (prêtre). Certaines start-up - les nouvelles communautés religieuses créées autour d'un gourou -enregistrent des réussites fulgurantes. Les actifs de Sai Baba, par exemple, allaient bien au-delà du contenu de sa chambre : ses trusts charitables ont des avoirs d'environ 6,7 milliards d'euros « selon des estimations conservatrices », affirme Sanal Edamaruku dont l'association traque les gourous faiseurs de miracles. Autre gourou de premier plan, Swami Ramdev est à la tête d'un vrai groupe industriel (voir ci-contre). Toutes ces organisations utilisent une partie de leurs bénéfices pour financer des oeuvres charitables.

« Ils essaient de corrompre les dieux ! »
« Etre un homme de dieu, c'est un excellent business », souligne Santosh Desai, chroniqueur réputé de la société indienne, pour qui « la richesse d'un temple ou d'un gourou, c'est la marque de leur succès ». De fait, renchérit Devdutt Pattanaik, si, en Occident, on considère que « la pauvreté est plus proche de la divinité », ce n'est pas le cas en Inde : « On couvre les dieux d'or, et les hommes de dieu aussi. » Rien de plus naturel, poursuit le spécialiste de l'hindouisme : « Les croyants trouvent un grand réconfort psychologique dans la présence de ces gourous et expriment leur reconnaissance en faisant des dons. » D'autres analystes sont moins enthousiastes : « Les gens vont voir un gourou (ou vont dans un temple) parce qu'ils veulent obtenir la réalisation d'un désir, ils font une transaction », affirme Santosh Desai, qui, dans un pays où la corruption est omniprésente, ajoute même qu' « ils essaient de corrompre les dieux ! ».

Autre motivation encore plus trouble justifiant les dons : « Beaucoup de gens pensent que, s'ils ont gagné de l'argent de façon illicite, les dieux leur pardonneront s'ils donnent 10 % de leurs gains », soutient Sanal Edamaruku. Les dons faits aux temples sont anonymes et peuvent permettre à un professionnel engagé dans des affaires louches de se racheter une conscience à moindres frais. « Il arrive que l'on trouve dans un temple une enveloppe contenant 150.000 euros en liquide, poursuit ce rationaliste militant, cela veut dire que le donateur inconnu a gagné 1,5 million d'argent au noir ! »

La religion étant un gros business, il n'est pas étonnant qu'elle imprègne aussi le monde des affaires de bas en haut. Dans la vie quotidienne des entreprises, la religion est souvent présente : pas un événement significatif ne se déroule sans une « puja » (cérémonie) destinée à attirer la bienveillance des divinités. Au plus haut niveau, les hommes d'affaires affichent leur dévotion. Mukesh Ambani, plus grosse fortune indienne, 19 e au palmarès mondial de « Forbes » avec 22,3 milliards de dollars, multiplie les offrandes substantielles. En septembre dernier, il a offert au Thykkat Mahadeva Temple de l'Etat du Kerala des lingots d'or dont les responsables du temple se sont bornés à indiquer qu'il y en avait « une quantité considérable ». Surtout, le patron du groupe Reliance Industries est un grand bienfaiteur du temple de Tirumala : après y avoir fait construire une hôtellerie pour les visiteurs pour un coût de 750.000 euros, il a offert une somme équivalente pour contribuer au projet de recouvrir le sanctuaire de feuilles d'or (coût total de 15 millions d'euros), puis encore 150.000 euros en avril dernier le jour de son anniversaire...

Le gourou privé, béquille émotionnelle
Autre pratique courante, le recours à un gourou par les hommes d'affaires, y compris les plus grands. C'est logique, analyse Devdutt Pattanaik, « plus on devient riche, plus l'insécurité augmente. Les hommes de dieu fournissent les béquilles émotionnelles dont ces gens ont besoin ». Le must du must, pour un grand patron, est de disposer de son gourou privé, qui ne conseillera personne d'autre...

Dans ce contexte, les hommes d'affaires occidentaux se trouvent confrontés à des situations dont ils n'ont pas l'habitude. « J'ai eu de longues discussions avec le propriétaire d'un immeuble que je voulais louer, raconte un distributeur français. Clairement sous la coupe d'un gourou, il nous parlait de dieux sans arrêt, se prosternait devant les idoles chaque fois qu'il sortait de la pièce, vantait la primauté du spirituel sur le matériel, ainsi que les valeurs de la famille. Ca ne l'a pas empêché de me demander une enveloppe en liquide, qui n'apparaîtrait pas dans les comptes remis à sa femme, propriétaire de l'immeuble ! »

Autre pratique déroutante : le plus souvent, un contrat avec un partenaire indien ne se signera qu'au jour et à l'heure déterminés par l'astrologue comme étant bénéfiques. Plus inhabituel : « J'ai vu un cas de création de joint-venture où les Indiens ont fait mettre dans le contrat que le nom de la société serait établi en suivant les instructions d'un astrologue qui indiquerait les lettres auspicieuses », raconte un spécialiste des relations commerciales franco-indiennes.

Incompréhensibles pour les Occidentaux, ces pratiques servent finalement « à se prémunir contre les problèmes imprévisibles », explique Devdutt Pattanaik, car, là où l'on ne peut anticiper, « nous avons besoin de la grâce divine ». Comment, malgré tout, un comportement aussi irrationnel peut-il se conjuguer au rationalisme qui prévaut en théorie dans la gestion de grandes entreprises ? « Supposer que le business est rationnel est une erreur fondamentale, répond le spécialiste de l'hindouisme, ce que nous appelons "business rationnel" n'est rien d'autre que de l'avidité rationalisée ! » Devdutt sait de quoi il parle - et il incarne à lui tout seul le lien entre business et religion en Inde. Après une carrière qui l'a vu passer chez Sanofi et Ernst & Young, cet auteur de plus de vingt livres sur la mythologie hindoue occupe actuellement le poste de directeur des croyances (« chief belief officer ») au sein de Future Group, le géant indien de la grande distribution...

Profession gourou, marge bénéficiaire 16 %...
Pape du yoga. Swami Ramdev est un gourou qui a réussi. « Pape » du yoga si l'on ose dire, il s'est bâti une immense popularité grâce à ses émissions de télévision. Autour de ses conseils sur la façon de mener une vie saine, physiquement et spirituellement, il a développé un impressionnant ensemble de produits dérivés. Il est à la tête de quatre trusts ayant 64 millions d'euros d'actifs et possède en outre plusieurs dizaines de sociétés présentes dans les produits ayurvédiques (médecine traditionnelle indienne), l'agroalimentaire en Inde et aux Etats-Unis, etc. Le gourou, qui est également propriétaire d'une île en Ecosse, revendique une fortune de 165 millions d'euros. Ses interventions publiques vont bien au-delà de la spiritualité : il prodigue ses vues sur l'économie, la corruption et n'hésite pas à parler, dans ses interviews, de la marge bénéficiaire de ses entreprises, de 16 % selon lui...

LES ECHOS 25/04 | 07:00 | Patrick de Jacquelot



 

 

 

INTEGRISME CATHOLIQUE

Le dialogue interreligieux menacé

témoignage Geneviève ComeAu, théologienne, membre du Conseil des évêques de France pour les relations interreligieuses
La rencontre interreligieuse du 27 mars dans la paroisse Saint-Léon à Paris, réunissant intervenants juif, chrétien (catholique) et musulman, a été fortement perturbée. Des jeunes appartenant au Mouvement de la jeunesse catholique de France (lié à la Fraternité Saint-Pie-X) ont très régulièrement – à peu près toutes les 15 minutes – perturbé la soirée en interrompant à voix forte les intervenants. « Inutile d’entendre ce qu’un rabbin ou un musulman va dire, nous le savons déjà » , criait l’un d’eux, manifestant ainsi une certaine inaptitude à l’écoute… Tant bien que mal, la réunion a pu aller jusqu’au bout.

Le dialogue interreligieux n’est pas relativisme ou confusion mais échange, où chacun peut exprimer ce qu’il croit, dans le respect de l’autre. Le respect n’était visiblement pas le point fort de ces perturbateurs. Le dialogue interreligieux a besoin d’un climat de liberté et de confiance, ainsi que d’un espace démocratique où des opinions contradictoires puissent s’exprimer sans violence. Ce soir-là, la démocratie a été bafouée par une demi-douzaine de jeunes qui ont voulu empêcher les gens présents de discuter librement entre eux.

Le dialogue interreligieux contribue à lever les incompréhensions et les peurs mutuelles. Mais à la fin de la soirée, une dame musulmane exprimait sa crainte de participer à nouveau à de telles rencontres si elles doivent être à ce point chahutées. Au contraire, ne cédons pas à la peur et au découragement !

Ces derniers temps, plusieurs réunions ou conférences ont été troublées de la même façon par des groupes de la mouvance de Mgr Lefebvre. Il semble que l’on ait affaire à une stratégie d’intimidation, au moment où l’Église catholique fête le cinquantième anniversaire du concile Vatican II. Le désir de rencontrer l’autre différent et de faire un bout de chemin avec lui n’est pas du relativisme. « Le dialogue est un chemin vers le Royaume », disait JeanPaul II dans La mission du Christ rédempteur (n° 57). Benoît XVI a continué dans la même ligne, en insistant sur la paix : le dialogue est une manière de convertir la violence qui se trouve en nous.

Faisons en sorte que la peur et la violence n’aient pas le dernier mot, et que les chemins de la rencontre soient toujours possibles !

La Croix du 18 avril 2012

L’issue des négociations entre Rome et les lefebvristes sera connue avant la fin du mois de mai

La décision de Benoît XVI concernant le retour de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) dans la pleine communion de l’Église est attendue avant la fin du mois de mai, selon une information publiée dimanche 6 mai par l’agence I.Media. La réponse de la FSSPX au Préambule doctrinal soumis par Rome en septembre 2011 reste en cours d’étude au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi. La réponse du supérieur général des lefebvristes, Mgr Bernard Fellay, sera ensuite soumise à Benoît XVI, à qui reviendra la décision finale.

Le Saint-Siège a confirmé mercredi 18 avril que la FSSPX avait finalement apporté une réponse au Préambule doctrinal qui conditionnait leur retour dans l’Église catholique.

Pour l’instant cependant, rien n’est rendu public : ni la réponse de la Fraternité, ni même le Préambule doctrinal, à savoir le socle doctrinal jugé non négociable par le pape, et sur lequel les lefebvristes devaient s’accorder. Cependant, le P. Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège notait que « cette réponse est différente des précédentes, qui avaient été considérées comme insuffisantes. C’est donc un pas en avant, encourageant. »

Si la réconciliation avait lieu, le Vatican pourrait accorder à la Fraternité une structure juridique sous la forme d’une prélature personnelle (statut canonique hérité paradoxalement de Vatican II), déjà expérimentée par l’Opus Dei. Avant d’ériger cette prélature personnelle, le Saint-Siège doit, selon le canon 294 du Code de droit canonique , consulter au préalable « les conférences des évêques concernées ».

La Croix du 7 mai 2012

Mgr Fellay tance les évêques intégristes

Un échange de courrier entre Mgr Fellay et les trois autres évêques de la Fraternité Saint-Pie-X montre les profondes divisions qui existent entre les héritiers de Mgr Lefebvre

Le site traditionaliste Riposte catholique a rendu public jeudi 10 mai un échange de lettres entre le supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), Mgr Bernard Fellay, et les trois autres évêques ordonnés par Mgr Lefebvre en 1988, soulignant les fortes tensions qui traversent le mouvement intégriste à propos du rapprochement avec Rome.

« Nous vous en conjurons : n’engagez pas la Fraternité dans un accord purement pratique », lancent Mgr Alfonso de Galarreta, Mgr Bernard Tissier de Mallerais et Mgr Richard Williamson dans une lettre commune datée du 7 avril dernier.

Selon eux, en effet, « depuis Vatican II, les autorités officielles de l’Église se sont séparées de la vérité catholique, et aujourd’hui elles se montrent tout aussi déterminées que toujours de rester fidèles à la doctrine et pratique conciliaires ». Les discussions menées avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, le Préambule doctrinal remis par le cardinal Levada et la dernière rencontre d’Assise en sont, pour eux, « des exemples éclatants ».

« Pour vous Benoît XVI est-il encore pape légitime ? »
S’ensuit une ferme critique de Benoît XVI et de sa pensée « imprégnée de subjectivisme ». « C’est toute la fantaisie subjective de l’homme à la place de la réalité objective de Dieu. C’est toute la religion catholique soumise au monde moderne », écrivent-ils, condamnant donc tout accord pratique qui « ferait nécessairement taire progressivement, de la part de la Fraternité, toute critique du concile ou de la nouvelle messe ».

Estimant que Mgr Fellay conduit « la Fraternité à un point où elle ne pourra plus rebrousser chemin, à une profonde division sans retour et, si vous aboutissez à un tel accord, à des puissantes influentes destructrices qu’elle ne supportera point », ils demandent donc à Mgr Fellay de ne pas accepter d’accord avec Rome.

« À vous lire, on se demande sérieusement si vous croyez encore que cette Église visible dont le siège est à Rome est bien l’Église de Notre Seigneur Jésus-Christ », s’interroge Mgr Fellay dans la réponse au ton très dur qu’il a adressée le 14 avril aux trois évêques. « Pour vous Benoît XVI est-il encore pape légitime ? », leur lance-t-il.

« Un changement d’attitude dans l’Église »
Pour le supérieur général de la FSSPX, « la solution de la prélature personnelle proposée n’est pas un piège ». Surtout, il faut absolument prendre en compte les évolutions de Benoît XVI « en faveur de la Tradition », la situation actuelle étant différente de celle de 1988 qui a poussé Mgr Lefebvre à la rupture avec Rome.

« Prétendre que rien n’a changé est une erreur historique, explique-t-il. Les mêmes maux font souffrir l’Église, les conséquences sont encore plus graves et manifestes qu’alors ; mais en même temps on peut constater un changement d’attitude dans l’Église, aidé par les gestes et attitudes de Benoît XVI envers la Tradition. »

« Ce mouvement nouveau, né il y a au moins une dizaine d’années, va se renforçant, affirme Mgr Fellay. Il touche bon nombre (encore une minorité) de jeunes prêtres, de séminaristes et même déjà un petit nombre de jeunes évêques qui se distinguent nettement de leurs prédécesseurs, qui nous disent leur sympathie et leur soutien, mais qui sont encore passablement dominés par la ligne dominante dans la hiérarchie en faveur de Vatican II. »

Vatican II : « De moins en moins y croient »
Pour Mgr Fellay, « cette hiérarchie est en perte de vitesse » : « cela est objectif et montre qu’il n’est plus illusoire de considérer le combat “intra muros” ». « J’ai pu constater à Rome combien le discours sur les gloires de Vatican II que l’on va nous ressasser, s’il est encore dans la bouche de beaucoup, n’est cependant plus dans toutes les têtes. De moins en moins y croient. »

Et le supérieur général de la FSSPX conclut en condamnant l’attitude des trois autres évêques vis-à-vis de lui. « Depuis un certain temps déjà, vous essayez – chacun de manière différente – de lui imposer votre point de vue, même sous forme de menace, et même publiquement. » une attitude, affirme-t-il, « qui a été dure pour nous ».

Nicolas Senèze - La Croix du 10 mai 2012






 

 

 

 

ISRAEL


Le gouvernement Netanyahou relance la colonisation

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a annoncé hier son intention de légaliser trois colonies sauvages en Cisjordanie occupée, dans lesquelles vivent un peu moins d’un millier de personnes. Le ministère israélien de l’habitat a publié des appels d’offres pour la construction de 654 logements destinés aux colons à Jérusalem-Est, occupée et annexée, et 180 autres logements dans des colonies de Cisjordanie. Le même jour, les forces israéliennes ont évacué six familles de colons installées sans autorisation de l’armée dans une maison à Hébron dont elles revendiquent la propriété.

La Croix du 05 04 2012

 

 

 

JEÛNE


Une Suissesse meurt après un régime drastique

L'enquête sur la mort d'une quinquagénaire en janvier 2011 révèle que la femme est décédée suite à une cure l'ayant contrainte à arrêter de manger et de boire.

Un régime spirituel mortel. C'est la cause de la mort en janvier 2011 d'une Suissesse quinquagénaire selon le «Tages Anzeiger». Imitant un gourou indien qui prétend avoir vécu de cette manière pendant 70 ans, la femme avait arrêté de manger et de boire.

L'idée de pratiquer ce jeûne radical lui était venue en regardant un documentaire autrichien sur le sujet. Elle a observé ce régime drastique pendant trois semaines. D'après le quotidien alémanique, des cas similaires ont été recensés en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Australie. Le gourou indien explique avoir réussi à survivre grâce à la «lumière cosmique».

Le bureau du procureur argovien a confirmé le décès de la quinquagénaire en janvier 2011, mais n'a pas ouvert d'enquête criminelle.

Le documentaire en question est "Lumière", diffusé en salles en France en décembre 2010....

http://www.20min.ch/ro/news/faits_divers/story/Une-Suissesse-meurt-apres-un-regime-drastique-24605174

20 minutes Suisse 25 avril 2012




 

 

 

LE DINH Robert

 Procès du gourou présumé Robert Le Dinh: une ancienne disciple témoigne de sa "manipulation mentale"

TOULOUSE (AP) — Dénonçant "l'emprise et la manipulation mentale" dont elle aurait été victime pendant près de 23 ans, Isabelle Lorenzato a livré un témoignage sévère lundi après-midi sur le gourou présumé Robert Le Dinh, jugé en appel devant les assises de la Haute-Garonne pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravé.

Partie civile dans ce procès aux côtés de son époux, de cinq anciens disciples et de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes (UNADFI), Mme Lorenzato avait rejoint en 1984, avec son mari, le groupe de Robert Le Dinh, alors qu'elle n'avait que 19 ans.

"Il était Dieu, la vérité (...) C'est lui qui a choisi nos métiers, le moment de faire nos enfants", a décrit cette greffière de cour d'appel à propos de celui qui se faisait appeler "Tang" mais aussi "le roi des rois" ou "le grand monarque".

"Je l'ai rencontré à 19 ans alors que j'étais dans une recherche spirituelle pour combler un vide familial. J'ai toute de suite été prise dans les mailles du filet. Il me persuadait que lui seul pouvait me sauver de la souffrance que j'avais en moi (...) L'extérieur, c'était le mal. Nous étions enfermés dans une prison mentale, totalement annihilés", a poursuivi Isabelle Lorenzato en évoquant "l'atmosphère de peur continuelle" qui régnait dans le groupe.

Abordant les diverses "missions sexuelles" imposées par Robert Le Dinh, l'ancienne adepte a déclaré qu'il s'agissait d'une "mécanique pour purger les fautes de (son) enfance", d'un "travail à exécuter pour être heureuse".

"J'avais honte, mais je le faisais quand même. J'étais un objet, une marionnette. Quand on est à l'intérieur du groupe, il y a une telle emprise, une telle manipulation mentale que l'on n'est plus soi-même. Aujourd'hui encore, alors que j'en suis sortie, que je sais que Tang est un être vide, sans aucun pouvoir, un escroc, la peur m'habite toujours".

Après avoir passé 22 ans et sept mois "sous l'emprise" de Le Dinh, cette ancienne adepte et son mari, douanier et pompier volontaire, avaient dénoncé en avril 2007 les agissements de leur guide spirituel auprès des gendarmes de Saint-Girons (Ariège). Mis en examen en septembre 2007 pour viols et agressions sexuelles aggravés, ainsi qu'abus de faiblesse aggravé, Tang a été condamné le 18 septembre 2010 à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de l'Ariège.

Né en 1959 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), ce fils d'ouvrier bouddhiste d'origine vietnamienne et d'une mère française catholique dit avoir reçu un message divin du Christ en 1982 faisant de lui "le troisième Messie". Après cette "révélation" et pour dispenser son "enseignement mystique chrétien", Robert Le Dinh a formé en 1984 une communauté "pour sauver le monde" à Madaillan (Lot-et-Garonne) qui s'est par la suite déplacée, en 2005, à Bonac-Irazein, près de Castillon (Ariège).

Durant vingt ans, le groupe de Tang a également donné naissance à diverses associations caritatives ou humanitaires telles que l'ADLEIF (Association de défense des libertés d'expression dans l'institution française), citée dans un rapport parlementaire sur les sectes en 1995. Tang et son groupe ont également fait l'objet d'une mention dans le rapport 2010 de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

Dès le début de son procès, Le Dinh a contesté tous les faits qui lui sont reprochés. Assumant d'être "un libertin", il a notamment assuré que les relations sexuelles qu'il avait pu avoir avec des membres de son groupe, exclusivement des femmes, étaient "parfaitement consenties". Concernant les abus de faiblesse et les sommes d'argent que les parties civiles disent lui avoir versées au prix de "grands sacrifices", il assure n'avoir "jamais rien soutiré à qui que ce soit". AP


Le Dinh, ce "prédateur"

Les adeptes de Robert Le Ding, accusé de viols aggravés, d'agressions sexuelles y compris sur des mineures et d'abus de faiblesse aggravé, étaient-ils sous son emprise mentale ? C'est cette question centrale de la sujétion psychologique qu'a commencé à explorer hier la cour d'assises de la Haute-Garonne devant laquelle comparaît depuis mercredi dernier le gourou présumé.

Adeptes fautifs
Hier matin, le président Jean-Louis Cousté s'est interrogé en demandant à Dominique Lorenzato (du Lot-et-Garonne), qui a été le premier à porter plainte contre Tang en avril 2007 : « Y a-t-il souffrance puisque tout était accepté ? » Réponse : « Il était nécessaire de souffrir, cela faisait partie de l'enseignement de M. Le Dinh. Celui qui l'avait reconnu comme le Saint Elu devait accepter sa parole sans condition. »

C'est ensuite aux questions des avocats de la défense - qui ont pointé le zèle avec lequel il avait rempli son rôle d'intendant, mené les fameuses séances de positionnement pour « recadrer » les adeptes fautifs, décortiqué les comptes des mauvais payeurs ou encore pris en charge les travaux des maisons successives acquises par le groupe dans les environs d'Agen et plus tard en Ariège - que Dominique Lorenzato a tenté de s'expliquer.

« C'était à la demande de M. Le Dinh. Pendant vingt ans, comme des abrutis, nous avons creusé des tranchées, construit des murs, sorti l'argent à la sueur de nos fronts pour financer les maisons. Nous voulions faire plaisir au Saint Elu et accomplir notre devoir en servant notre maître

[…] Il nous martyrisait et notre double peine c'est que nous étions convaincus que tout était de notre faute ».

Jeux sexuels
En écho à son épouse qui avait témoigné la veille, notamment des rapports et des jeux sexuels auxquels elle avait dû se livrer, Dominique Lorenzato a insisté sur ses années perdues, sur « les tortures psychologiques » exercées par celui qu'il qualifie de « prédateur ». A la barre, l'expert psychiatre Daniel Ajzenberg s'est lui aussi efforcé de faire admettre « l'emprise mentale indéniable » que Robert Le Dinh a pu avoir sur les membres de son groupe. En témoigne cette « peur presque phobique » présente chez la plupart des parties civiles, d'une malédiction qui pourrait frapper leurs enfants depuis leur départ de la secte présumée. « Dans tous les groupes, on retrouve le même mécanisme, une certaine fragilité des personnes au départ et une réassurance de ces groupes dans lesquels on pense pour vous

[…] L'individualité s'atténue petit à petit avec la perte de toute possibilité d'opposition ou de critique, on devient un objet disponible pour satisfaire les désirs de quelqu'un ou d'un groupe. » Devançant les questions des avocats de la défense qui, dès le premier jour de ce procès en appel, ont annoncé qu'ils tenteraient de démontrer que les « personnes qui appartenaient au groupe de Robert Le Dinh étaient libres et responsables de leur choix », Daniel Ajzenberg a affirmé que les membres du groupe en question n'avaient plus leur libre arbitre. D'où l'impossibilité pour eux, avant d'en être sorti, de « tuer le père, de tuer Dieu ».

LA DEPECHE 04/04/2012| Johanna Decorse

Foix. Le Dinh: "Il a pris vingt ans de ma vie"

A deux jours de la fin du procès en appel de Robert Le Dinh , une ancienne adepte qui s'est portée partie civile a fait hier le récit de ses années perdues aux côtés du gourou présumé.

«Une secte, c'est un mot que j'ai du mal à prononcer encore aujourd'hui car il me renvoie au fait que j'ai été bernée durant vingt ans». Partie civile dans le procès en appel de Robert le Dinh, au même titre que six anciens adeptes et que l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes, Marie-Hélène Lalanne a longuement témoigné hier devant la cour d'assises de la Haute-Garonne. Avec d'autres, elle est à l'origine des poursuites de viols aggravés et d'agressions sexuelles aggravées contre le gourou présumé. Et comme les autres, elle explique s'être exécutée en raison «du statut divin de Robert le Dinh», pour s'épurer de ses expériences sexuelles passées qu'elle lui avait confiées et dans la crainte de subir la fameuse «loi du retour» instaurée par le chef spirituel. A son entrée dans le groupe, en décembre 1986 près d'Agen, Marie-Hélène Lalanne n'hésite pourtant pas à faire don de sa voiture et de ses salaires de caissière. Dès sa première rencontre avec Robert Le Dinh, «vêtu de blanc», lors d'une réunion publique sur la fin des temps, elle croit déjà faire partie de ces 144.000 élus qui vont survivre à l'apocalypse annoncée. Elle s'investit activement en présidant durant trois ans l'ADLEIF, Association de défense des libertés d'expression dans l'institution française, citée par le rapport parlementaire sur les sectes en 1995.

«Donnée» à des hommes
Témoin d'une simulation de masturbation sur sa propre fille de 14 ans, Marie-Hélène Lalanne aussi s'est livrée aux jeux sexuels imaginés par son maître, acceptant d'être «donnée» à des hommes du groupe sous le regard de Le Dinh, bourrant sa pipe… «Le lendemain, j'avais droit à une longue séance de positionnement alors que j'avais agi à sa demande. J'étais complètement déstabilisée. Pour moi, Monsieur le Dinh représentait le Christ, je croyais en son identité spirituelle et c'est pourquoi je faisais tout ça». Alors qu'elle a intégré l'armée et qu'elle travaille loin de son maître, elle lui avoue une relation avec l'un de ses supérieurs. «Que l'on soit loin ou pas, on était téléguidés par Tang. On le sentait dans sa peau, dans ses pores, il était en nous. Au risque de paraître imbécile, je croyais qu'il était entouré d'une armée céleste et qu'il voyait tout ce que je faisais». Cet aveuglement qui l'a conduite à accepter deux mariages imposés, des relations avec d'autres femmes du groupe, a même empêché Marie-Hélène de s'opposer à «la purification» de son bébé de quatre mois, à la mort symbolique de son « démon» né hors mariage.

Des relations consenties selon Le Dinh
Lors de cette douteuse mise en scène, l'ancienne sergente-chef est allongée, attachée, son enfant sur le ventre, une brique posée sur lui. Alors que l'assemblée est en transe, Robert Le Ding, d'un coup de sabre, casse la pierre et purifie l'enfant et sa mère. «Ca sort de son imagination», se défend l'accusé après avoir à plusieurs reprises affirmé que Marie-Hélène Lalanne était en demande de relations sexuelles avec lui et se montrait «très offensive».

«Vous dites qu'elle vous faisait peur alors que vous aviez une armée de femmes à vos basques ! Vous êtes un adepte des arts martiaux, si elle vous projette sur le lit, c'est que vous le voulez bien», s'étonne le président, visiblement agacé d'entendre l'accusé répéter que toutes ses relations sexuelles avec les femmes du groupe étaient parfaitement consenties. Pour Marie-Hélène Lalanne, sortie de « la secte » en mars 2007 et toujours en situation de surendettement, Robert Le Dinh a «détruit» sa vie. «Il m'a pris vingt ans. L'argent ce n'est pas grave mais la vie, on ne peut pas remonter son cours».

LA DEPECHE 05/04/2012  | Johanna Decors

Douze ans de réclusion requis hier

Robert Le Dinh, gourou présumé du Lot-et-Garonne, risque douze ans de réclusion criminelle. Le verdict sera rendu aujourd'hui par le jury de la cour d'assises de Haute-Garonne

Hier, l'avocate générale de la cour d'assises de la Haute-Garonne a requis douze ans de réclusion criminelle contre le gourou présumé du Lot-et-Garonne et de l'Ariège, Robert le Dinh, accusé de viols aggravés, agressions sexuelles notamment sur des mineures et abus de faiblesse aggravé.

« Partouzes mystiques »
Rupture avec l'environnement, abus financiers, manipulation mentale et persuasion coercitive, agressions sexuelles voire tortures, embrigadement dès la naissance, démêlés judiciaires… « C'est la secte totale », assène Me Daniel Picotin, conseil de Dominique et Isabelle Lorenzato, Lot-et-Garonnais à l'origine des poursuites contre Le Dinh.

Le qualifiant d'« affabulateur » et d'« escroc », l'avocat s'est efforcé de « démasquer » l'accusé et son « melting-pot ». Listant « les filons » de Robert Le Dinh, ses premières conférences sur les extra-terrestres puis sur la paix dans le monde, ses cours d'arts martiaux ou encore ses activités de médium jusqu'à sa révélation mystique en 1982 après l'apparition du Christ, Me Picotin a ironisé : « J'imagine mal le Christ jouant au Quinté et roulant en 4x4. Vous avez inventé le Christ jouisseur et libertin, les partouzes mystiques

[…] Vous faites partie de la grande cohorte des gourous, ces prédateurs financiers qui vivent en parasite ».
« Consentement volé »
Plus tôt dans la journée, Me Laurent Bruneau, l'avocat agenais de Marie-Hélène Lalanne, partie civile contre Le Dinh, avait anticipé les plaidoiries de la défense, aujourd'hui.

« Le consentement de ma cliente a été volé. L'emprise était évidente, les membres du groupe ne pouvaient pas raisonner par eux-mêmes, ils n'avaient plus leur libre arbitre

[…] Ce qui a permis à Robert Le Dinh de devenir Tang, c'est le groupe, une arme au service de Tang pour atteindre ses objectifs », a affirmé Me Bruneau. En soutien à l'accusation, l'avocate générale Cécile Deprade qui avait sollicité en première instance à Foix, entre dix à douze ans de réclusion criminelle, a requis cette fois-ci une peine de douze ans d'emprisonnement et demandé l'abandon du facteur aggravant des poursuites. Tout en indiquant qu'il ne venait pas requérir « contre une secte », une « philosophie » ou « une croyance » dans le respect des « deux principes fondateurs de la liberté de conscience et de la liberté religieuse » mais contre « un homme », le ministère public s'est dit « convaincu que Robert Le Dinh a commis les crimes et les délits pour lesquels il comparaît » et qu'il « a assujetti ses victimes par sujétion psychologique ». Une question que la cour et les jurés devront trancher aujourd'hui dans l'après-midi

LA DEPECHE 06/04/2012 | Johanna Decorse

Douze ans de réclusion criminelle requis contre le gourou présumé de l'Ariège

TOULOUSE (AP) — Douze ans de réclusion criminelle ont été requis jeudi soir contre le gourou présumé du Lot-et-Garonne et de l'Ariège, Robert Le Dinh, jugé en appel devant la cour d'assises de la Haute-Garonne pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravé.

Dans ce procès en appel qui a démarré le 28 mars dernier, sept anciens disciples ainsi que l'UNADFI (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes) se sont portés parties civiles.

Robert Le Dinh avait été condamné le 18 septembre 2010 à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de l'Ariège, à Foix. Incarcéré à l'issue du délibéré, il avait fait appel de sa condamnation.

L'avocate générale, Cécile Deprade, qui avait sollicité entre 10 à 12 ans de prison en première instance, est donc allé au-delà de ses réquisitions de première instance bien qu'elle ait demandé l'abandon du facteur aggravant dans les poursuites.

Elle a souligné qu'elle ne venait pas requérir "contre une secte", une "philosophie" ou "une croyance" dans le respect des "deux principes fondateurs de la liberté de conscience et de la liberté religieuse" mais contre "un homme". L'avocat général s'est dit "convaincu que Robert Le Dinh a commis les crimes et les délits pour lesquels il comparaît" et qu'il "a assujetti ses victimes par sujétion psychologique".

Dès le début de son procès en appel devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, l'accusé, qui se faisait appeler "Tang" ou encore le "Saint-Elu" et le "Grand Monarque" et a dirigé durant plus de vingt ans un groupe "d'enseignement mystique chrétien", dans le Lot-et-Garonne puis en Ariège, a contesté tous les faits qui lui sont reprochés.

Il a notamment assuré que les relations sexuelles qu'il avait pu avoir avec des membres de son groupe, exclusivement des femmes, étaient "parfaitement consenties". Concernant les abus de faiblesse et les importantes sommes d'argent qu'il aurait perçues du groupe, Robert Le Dinh a déclaré qu'il n'avait "jamais rien soutiré à qui que ce soit".

Né en 1959 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), ce fils d'ouvrier bouddhiste d'origine vietnamienne et d'une mère française catholique dit avoir reçu un message divin du Christ en 1982 le chargeant d'une mission. Après cette "révélation", Robert Le Dinh a formé en 1984 une communauté "pour la paix dans le monde", réunissant selon les périodes de 20 à 50 personnes, dans un premier temps à Madaillan et dans d'autres localités proches d'Agen, dans le Lot-et-Garonne et à partir de 2005, à Bonac-Irazein, près de Castillon en Ariège.

Durant vingt ans, le groupe de Tang a donné naissance à diverses associations caritatives ou humanitaires telles que l'ADLEIF (Association de défense des libertés d'expression dans l'institution française), citée dans le rapport parlementaire sur les sectes en 1995. Tang et son groupe ont également fait l'objet d'une mention dans le rapport 2010 de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

L'affaire Tang avait démarré en avril 2007, lorsque deux de ses anciens disciples, un couple de fonctionnaires qui avait rejoint le groupe peu de temps après sa création en 1984, avait dénoncé ses agissements auprès des gendarmes de Saint-Girons (Ariège). Le 5 septembre 2007, Robert Le Dinh était placé en garde à vue et, deux jours plus tard, mis en examen pour viols et agressions sexuelles aggravés, abus de faiblesse aggravé.

Anticipant les plaidoiries de la défense qui vont tenter vendredi de démontrer que les "personnes qui appartenaient au groupe de Robert Le Dinh étaient libres et responsables de leur choix" et qu'il n'y avait "pas de problème de consentement", Me Laurent Bruneau, conseil d'une partie civile a affirmé que le consentement de sa cliente avait été "volé".

"L'emprise était évidente, les membres du groupe ne pouvaient pas raisonner par eux-mêmes, ils n'avaient plus leur libre-arbitre (...). Ce qui a permis à Robert Le Dinh de devenir Tang, c'est le groupe, une arme au service de Tang pour atteindre ses objectifs", a affirmé Me Bruneau.

Pour Me Daniel Picotin, conseil de Dominique et Isabelle Lorenzato, membres historiques du groupe et à l'origine des poursuites, l'accusé "fait partie de la grande cohorte des gourous de France et de Navarre, des prédateurs financiers qui vivent sur le dos des autres". Revenant sur les "missions sexuelles imposées aux femmes du groupe pour expier leurs fautes" et "les partouzes mystiques", Me Picotin a accusé Robert Le Dinh d'être un "affabulateur", un "escroc" au centre d'un groupe qui regroupait selon lui tous les critères d'une "secte totale".

Le verdict est attendu vendredi. AP

LE DEPECHE 05-04-2012

Le gourou de l'Ariège condamné à dix ans de prison pour agressions sexuelles aggravées

TOULOUSE (AP) — La cour d'assises de la Haute-Garonne a condamné vendredi Robert Le Dinh à dix ans de prison pour agressions sexuelles aggravées. Le gourou présumé de l'Ariège était jugé en appel depuis le 28 mars pour viols aggravés, agressions sexuelles, notamment sur des mineures, et abus de faiblesse aggravé.

Dans ce procès, sept anciens disciples ainsi que l'UNADFI (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes) se sont portés parties civiles.

Dans son verdict, la cour d'assises n'a donc rendu coupable Robert Le Dinh que d'agressions sexuelles aggravées et, à la déception des parties civiles, a écarté les viols aggravés et les abus de faiblesse aggravés.

Jeudi, l'avocate générale Cécile Deprade avait requis 12 ans de réclusion criminelle et sollicité l'abandon du facteur aggravant dans les poursuites.

Robert Le Dinh, qui a animé durant plus de vingt ans un groupe "d'enseignement mystique chrétien" avait été condamné le 18 septembre 2010 à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de l'Ariège, à Foix et avait fait appel de sa condamnation. Lors ce premier procès, la même avocate générale, Cécile Deprade avait requis entre 10 à 12 ans de réclusion criminelle.

Plus tôt dans la matinée, vendredi, Me Edouard Martial, l'un des trois conseils de Robert Le Dinh, avait incité à plusieurs reprises les jurés à faire preuve de "prudence" sans pour autant leur demander "d'avoir de l'amour ou de la sympathie" pour son client.

"Vous avez toutes couché ensemble. Vous avez couché avec presque tous les hommes du groupe. Vous ne vous êtes jamais rebellées. On ne peut pas retenir 23 ans de viol!" avait asséné Me Martial, en s'en prenant à Isabelle Lorenzato, partie civile, devenue "conférencière de l'antisectarisme" et aux autres plaignantes venues, selon lui, "pleurnicher" à la barre.

"Je crois aux femmes battues, violées, à toutes ces femmes fracassées devenues des pantins à tout ce que des hommes sont capables de faire. Mais je crois aussi aux femmes délaissées, qui n'ont pas trouvé dans le groupe ce qu'elles étaient venues chercher et qui, après avoir admiré, ont été rejetées et ont cherché à se venger", a déclaré Me Martial.

Avant lui, Me Pierre Le Bonjour avait livré sa conviction sur un dossier qui selon lui ne repose que sur "beaucoup de rancoeur" et "une volonté de vengeance" de la part d'anciennes membres du groupe.

Durant tout son procès en appel devant la cour d'assises de la Haute-Garonne, l'accusé, qui se faisait appeler "Tang" ou encore le "Saint-Elu" et le "Grand Monarque" et a dirigé durant plus de vingt ans un groupe "d'enseignement mystique chrétien" dans le Lot-et-Garonne puis en Ariège, a contesté l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés.

Il a notamment assuré que les relations sexuelles qu'il avait pu avoir avec des membres de son groupe, exclusivement des femmes, étaient "parfaitement consenties". Concernant les abus de faiblesse et les importantes sommes d'argent qu'il aurait perçues du groupe, Robert Le Dinh a déclaré qu'il n'avait "jamais rien soutiré à qui que ce soit".

Né en 1959 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), ce fils d'ouvrier bouddhiste d'origine vietnamienne et d'une mère française catholique dit avoir reçu un message divin du Christ en 1982 le chargeant d'une mission. Après cette "révélation", Robert Le Dinh a formé en 1984 une communauté "pour la paix dans le monde", réunissant selon les périodes de 20 à 50 personnes, dans un premier temps à Madaillan et dans d'autres localités proches d'Agen, dans le Lot-et-Garonne et à partir de 2005, à Bonac-Irazein, près de Castillon en Ariège.

Durant vingt ans, le groupe de Tang a donné naissance à diverses associations caritatives ou humanitaires telles que l'ADLEIF (Association de défense des libertés d'expression dans l'institution française), citée dans le rapport parlementaire sur les sectes en 1995.

Tang et son groupe ont également fait l'objet d'une mention dans le rapport 2010 de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

L'affaire Tang avait démarré en avril 2007, lorsque deux de ses anciens disciples, un couple de fonctionnaires qui avait rejoint le groupe peu de temps après sa création en 1984, avait dénoncé ses agissements auprès des gendarmes de Saint-Girons (Ariège). Le 5 septembre 2007, Robert Le Dinh était placé en garde à vue et, deux jours plus tard, mis en examen pour viols et agressions sexuelles aggravés, abus de faiblesse aggravé. AP

ASSOCIATED PRESS 06-04-2012

Affaire Le Dinh : Uue partie civile demande un troisième procès

Le verdict prononcé vendredi par la cour d'assises de Haute-Garonne, condamnant Robert Le Dinh à 10 ans de réclusion criminelle, devait mettre un point final à cette affaire qui slalome depuis cinq ans, pour son volet judiciaire, entre dérives sectaires et affaire de mœurs.

Interrogé ce lundi de Pâques par Jacques Pradel pour « L'Heure du crime (RTL) », l'un des avocats des parties civiles, Daniel Picotin, attend de la Chancellerie qu'elle dépose un pourvoi en cassation pour qu'ait lieu un nouveau procès. Qualifié de « prédateur » et dénoncé par ses victimes comme ayant abusé d'elles par force, Robert Le Dinh n'est condamné que pour des agressions sexuelles aggravées commises contre des mineures. L'abus de faiblesse, les viols n'apparaissent plus dans cette seconde condamnation.

« C'est un gourou total. Comme l'a démontré un expert lors du procès de Toulouse, on est bel et bien dans la manipulation mentale » expliquait hier Me Picotin, qui estime que c'est à l'Etat de saisir la Cour de cassation. Et de regretter « le manque d'une politique judiciaire ferme vis-à-vis des dérives sectaires (lire ci-après). »

Les délais d'appel sont courts. Il reste jusqu'à demain soir à la justice ou à son ministère de tutelle pour dire oui à la demande d'une des parties civiles.

« Pas une secte ! »
Pour Me Martial, qui défendait l'accusé, la messe est dite. Au micro de RTL, l'avocat agenais estime « qu'il n'y a plus de gourou, plus de secte, plus d'emprise

[…] Toute cette affaire est un complot, basé sur la jalousie et la méchanceté d'un homme et d'une femme ((des parties civiles) qui avaient des comptes à régler avec Le Dinh. » Robert le Dinh est lui condamné pour la deuxième fois par une juridiction. Avec l'un de ses bras droits et sa compagne, il avait déjà été épinglé en 1987 pour escroquerie et avait purgé une peine de trente mois d'emprisonnement. Cette condamnation, criminelle cette fois, par les jurés d'assises de Haute-Garonne, célèbre si l'on peut dire trente ans de présence dans le département de Le Dinh, né en 1959 à Villeneuve-sur-Lot. Il apparaît dans les colonnes de «La Dépêche du Midi» en 1982, au premier rang lors d'une réunion pour un énigmatique « mouvement libre de la paix » à Pont-du-Casse.
Repas place du Pin
Les associations se succéderont les unes aux autres : Travail dans l'organisation de l'amour du Christ (TOAC), l'ADLEIF, l'Enseignement Maître Philippe. Le Dinh, c'était aussi des repas pour les plus démunis place du Pin, pendant l'hiver. « Si j'avais été chef de secte, je serais à la tête de multinationales » avait-il répondu en 2005, alors qu'il vivait depuis quelques mois en Ariège.

Le Dinh, un « saint homme » ? Selon les membres de son comité de soutien toujours vivant, c'est oui. Pour ses victimes, il reste « un prédateur. » Pour la justice, qui avait requis douze ans lors de ce second procès, Le Dinh « a assujetti ses victimes par sujétion psychologique ». Placé en détention provisoire dès 2007, Robert Le Dinh pourrait avec le jeu des remises de peines ne passer que « quelques mois en prison » selon Me Martial, son avocat. St. B.

La miviludes, une loi, une cellule…

Georges Fenech était l'invité de Jacques Pradel sur RTL hier après-midi. L'actuel président de la Miviludes (Mission

interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a confirmé que les agissement de Robert le Dinh étaient bien sous surveillance de ses services depuis la création, au milieu des années 1990 (!), d'associations (ADLEIF par exemple) dont certaines figurent sur les différents rapports de cet organisme ou de synthèses produites par l'Assemblée nationale.

Georges Fenech n'a pas démenti non plus qu'il existât des « signalements » concernant Robert le Dinh.

Le président de la Miviludes précisait aussi que la France est le seul pays qui dispose « d'un organisme de surveillance du phénomène sectaire, et d'un texte législatif contre la manipulation mentale », la loi dite About-Picard (2001).

Depuis les faits, la lutte contre les dérives sectaires dispose d'un nouvel outil, la CAIMADES, la cellule d'assistance et d'intervention en matière de dérives sectaires

10/04/2012  | La Dépêche du Midi

 

 

 

MALI


Des chrétiens menacés à Gao

‣ Des hommes armés auraient détruit la mission et l’église des Pères blancs.

‣ La peur gagne la communauté chrétienne de Bamako.

« La chasse aux chrétiens de Gao est ouverte depuis que la ville est tombée entre les mains de la rébellion, samedi. Les Pères blancs de la ville ont échappé de peu à la mort », alerte une source informée à Bamako. Dès la chute de la ville, ils ont été informés qu’ils étaient « sous la menace de “barbus” » et ont décidé de quitter la ville le lendemain.

« Mais à 21 h 30, ils ont reçu un coup de fil les alertant de l’arrivée imminente de ces hommes armés. Ils sont partis aussitôt pour la capitale. Sur leur chemin, ils ont dû franchir un barrage tenu par des islamistes. Dans le fossé, ils ont vu de nombreux cadavres, dont celui d’un préfet chrétien. On leur a dit de passer, et leur voiture a été mitraillée. Par bonheur, personne n’a été touché », raconte la source.

« Quelques heures plus tard, poursuit-elle, des hommes armés sont arrivés. Ils ont forcé la porte, exigé du gardien qu’on leur livre les prêtres pour les égorger et fouillé la maison. Furieux de les avoir ratés, ils ont brûlé l’église, brisé les statues et les ornements religieux. Tous les témoignages que j’ai recueillis vont dans le même sens : des islamistes s’en prennent aux chrétiens dans le nord du pays », poursuit-il.

Joints au téléphone, les Pères blancs se refusent à tout commentaire. Cependant, dans un communiqué envoyé à l’agence Fides, mardi, l’un d’eux confirme ces informations, soulignant que la mission et l’église de Gao avaient été détruites. « Nous avons également reçu des appels de chrétiens restés à Gao qui nous disent qu’ils se cachent et craignent pour leur vie », explique-t-il. Environ 200 chrétiens seraient toujours dans la ville.

« Au côté des Touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), trois groupes islamistes occupent Gao : les miliciens d’An Sardin, les terroristes d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et des éléments de Boko Haram. Il semble que les “barbus” ne soient pas des Maliens. Aux barrages, ils demandent de réciter la profession de foi musulmane, au risque d’être égorgé », poursuit notre source de Bamako.

« Il y a beaucoup de rumeurs et de confusion : ce que nous savons, c’est que des ‘‘barbus’’ ont effectivement fait leur entrée dans Gao, mais ils ont été priés de quitter la ville. Certains sont d’authentiques islamistes, d’autres des bandits qui profitent de la situation. Je ne crois pas que les chrétiens soient, aujourd’hui, particulièrement ciblés », nuance cependant une source du renseignement militaire.

À Bamako, les chrétiens sont de plus en plus inquiets de la tournure des événements – ils représentent moins de 2 % de la population du pays. « Dans la ville, nous ne nous sentons pas menacés pour l’heure, explique un fidèle. Mais si les islamistes poursuivent leur avancée dans le Sud, nous redoutons de vivre ce que subissent nos frères du Nord. En cette Semaine sainte, la Passion du Christ a pour nous une résonance particulière. »

« à Bamako, nous ne nous sentons pas menacés pour l’heure, explique un fidèle. Mais si les islamistes poursuivent leur avancée dans le Sud, nous redoutons de vivre ce que subissent nos frères du Nord. En cette Semaine sainte, la Passion du Christ a pour nous une résonance particulière. »

La Croix du 05 04 2012

PAROLE Mgr Jean Zerbo archevêque de Bamako (1)

« Des chrétiens obligés de se cacher »

« Vis-à-vis du serpent de l’intégrisme, nous ne nous sommes pas rendu compte du danger. Nous l’avons bien vu venir mais nous l’avions pris pour un petit serpent : or, il s’est révélé être un boa !

Il y a toutefois des signes d’espérance dans la crise que nous traversons. Parmi ces signes, je pense à la réunion interreligieuse que nous avons organisée, chrétiens et musulmans, le 31 mars, pour manifester notre unité. À Pâques, nous avons reçu de nombreux signes d’amitié et de fraternité de la part des musulmans maliens. De toute façon, l’intégrisme est appelé à imploser de l’intérieur. Une pratique aussi intransigeante qui s’impose par la force n’a pas d’avenir.

Une psychose s’est installée chez les chrétiens. Ceux du Nord ont vécu une expérience similaire à celle des disciples, après la mort du Christ : ils ont été pourchassés parce que chrétiens, et obligés de se cacher pour ne pas mourir. Ce contexte ne doit pas nous conduire à prendre les armes comme Pierre, le soir de l’arrestation du Christ. Jésus n’a pas voulu que ses disciples se battent pour Lui. C’est une décision que je médite beaucoup en ce moment. »

(1) Mgr Jean Zerbo a participé aux discussions avec la junte militaire et les partis politiques maliens, la semaine dernière à Ouagadougou (Burkina Faso) afin de trouver une solution à la crise que traverse son pays, a indiqué la Conférence épiscopale du Mali à l’agence romaine Fides.

La Croix du 18 04 2012



 

 

 

 

MEDECINE NOUVELLE GERMANIQUE (Dr HAMER)

Italie: Cures alternatives anti cancer: 3 ans pour homicide volontaire pour le dr Rossaro

Trois ans de réclusion pour homicide volontaire, c'est le jugement prononcé par le tribunal de Padoue. Le docteur Paolo Rossaro devait répondre de la mort de deux patients qui sous son influence ont abandonné la médecine traditionnelle pour suivre des méthodes alternatives. http://www.padovaoggi.it/cronaca/paolo-rossaro-medico-condannato-omicidio-colposo-tribunale-padova-cure-alternative-anti-cancro.html

AIVMN Association Internationale de Victimes de la Médecine Nouvelle et consorts-  17 04 2012

Paolo Rossaro condamné pour homicide volontaire: 2 de ses patients ont abandonné la médecine traditionnelle et en sont morts. Une indemnisation de 565 mille euros pour les familles

Paolo Rossaro, un docteur de 58 ans, a été condamné à trois ans de réclusion par le tribunal de Padoue. Le médecin est coupable de la mort de deux de ses patients atteints de tumeur et soignés par des méthodes alternatives. Cristian Trevisan est mort à l’hôpital la veille de la Noel 2007 et Anna Maria Tosin qui n’a pas subi d’opération pour sa tumeur au sein est décédée, dévorée par le cancer.

Aux parents des victimes, le docteur doit verser une provision de 565 mile euros, comme décidé par le juge D. Gambardella. Le reste de l’indemnisation devra se plaider au civil.

Le ministère public avait requis six ans d’emprisonnement pour le prévenu.

AIVMN Association Internationale de Victimes de la Médecine Nouvelle et consorts-  17 04 2012



 

 

 

MIVILUDES



 

 

 

NIGERIA


Dimanche endeuillé pour les chrétiens du Nigeria

‣ Une attaque et des tirs visant deux services religieux ont fait au moins vingt morts, hier, dans le nord du pays.

Une explosion et des tirs ont fait au moins 20 morts, hier matin, à Kano, dans le nord du Nigeria, où la population est en majorité musulmane. L’attaque a pris pour cibles deux services religieux chrétiens qui se déroulaient en plein air dans l’enceinte de l’université de cette ville de 3,6 millions d’habitants, parmi les plus peuplées du pays.

D’après des témoins cités par l’AFP, les attaquants, arrivés à bord d’une voiture et sur plusieurs motos, ont ouvert le feu et lancé des bombes artisanales, créant un mouvement de panique. Les fidèles ont été tués alors qu’ils tentaient de fuir. « Ils lançaient leurs explosifs et tiraient des coups de feu, provoquant une grande panique parmi les fidèles, rapporte un témoin. Ils les ont ensuite poursuivis, leur tirant dessus. »

L’attaque n’avait pas été revendiquée hier en fin de journée. Mais elle est similaire à plusieurs attentats perpétrés par le mouvement Boko Haram, groupe islamiste dont le nom, mélange d’arabe et de haoussa, langue parlée dans la région africaine du Sahel, signifie « l’éducation occidentale est un péché ». Depuis la mi-2009, ce mouvement a mené de nombreuses attaques, pour la plupart dans le nord du pays, qui ont fait plus d’un millier de morts. Prétendant à ses débuts lutter pour la création d’un État islamique dans le nord du Nigeria, il compte désormais des éléments plus politiques et pourrait aussi servir de prête-nom à des groupes criminels.

Début avril, les soupçons s’étaient déjà portés sur Boko Haram après une double explosion, le jour de Pâques, près de deux églises chrétiennes de Kaduna, autre grande ville du Nord, qui avait fait au moins 36 morts. Le 25 décembre dernier, le groupe a revendiqué l’attaque d’une église à Madalla, en périphérie de la capitale, Abuja, qui avait tué 44 personnes. Le 26 avril, deux attentats visant des journaux à Kaduna et Abuja ont fait neuf morts, dont un kamikaze. Ils n’ont pas été revendiqués.

La Croix 30/04/2012



 

 

RACISME

Condamnées pour discrimination dans la vente d’une maison

Deux sœurs ont été condamnées, mardi, par le tribunal correctionnel de Béthune, à une amende de 3 000 € chacune, dont la moitié avec sursis, pour discrimination. Elles ont été reconnues coupables d’avoir refusé de vendre une maison, en 2009, à Lens, à un couple d’origine algérienne. Elles ont également été condamnées à verser solidairement au couple 2 000 € au titre du préjudice moral et 2 500 € pour le préjudice financier.

La Croix du 18 avril 2012

 

 

 

SANTE


Lutter contre les dérives sectaires dans la santé

Alors que s’est ouvert, mardi 10 avril, devant le tribunal correctionnel de Paris, le procès d’un « humanothérapeuthe » accusé d’avoir persuadé à tort une patiente qu’elle avait été violée enfant, la Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires publie un guide pratique pour alerter professionnels de santé et particuliers sur ces mouvements qui gangrènent la santé. Samir Khalfaoui, conseiller santé pour la Miviludes, évoque le rôle des soignants.

Comment a-été élaboré ce guide pratique ?

Samir Khalfaoui : Avec le docteur Dumont, nous avons rencontré tous les ordres pour connaître leur vision, leurs expériences des dérives sectaires sur le terrain. On s’est aussi basé sur les signalements des particuliers et ceux faits auprès des ARS. Ce guide, publié à La Documentation française, sera diffusé auprès de toutes les institutions, de tous les services susceptibles d’être confrontés au problème : ARS, préfectures, parquets, syndicats de professionnels, ordres…

Dans quelle mesure la santé est-elle touchée par les dérives sectaires ?

25 % des signalements de dérives sectaires concernent la santé*. Mais ce chiffre est largement sous-estimé. A mesure que la Miviludes est connue, les signalements sont de plus en plus nombreux. Les gens ont de plus en plus besoin d’être écoutés, ils sont en demande de bien-être, de confort. Et, pour certains, se tourner vers ces pseudo-thérapeutes est une solution. Ils tombent parfois entre les mains de gens mal intentionnés.

Quelles sont les pratiques les plus répandues ?

Ce sont les méthodes psychologisantes. Beaucoup de gens aujourd’hui s’autoproclament thérapeutes, c’est une façon de mettre les gens en confiance. C’est plus facile de jouer sur le psychique, de dire que telle maladie est liée à l’inconscient ou à la famille du malade. Mais, il y a souvent plusieurs pratiques en même temps.

Est-ce que les professionnels de santé, notamment les infirmiers, peuvent eux-mêmes être touchés ?

Nous avons eu quatre cas de signalements qui concernaient l’introduction de modules de formation à des pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique (PNCAVT) dans les Ifsi. Les établissements expliquent que c’est pour informer les étudiants sur ce qui se fait. Mais, en Bretagne par exemple, le formateur, spécialiste de la médecine chinoise – ce qui ne veut rien dire - n’avait aucun diplôme reconnu. Et ça, c’est inadmissible.
Il y a également beaucoup d’infirmiers diplômés qui créent un blog ou un site internet sur des techniques de bien-être, de « rééquilibre des énergies », où l’on se rend compte que ce sont en fait des pratiques limite sectaires. Ils mettent en avant leur DE pour que les gens soient mis en confiance.

Comment pouvez-vous agir face à ce genre de situations ?

Créér un site internet, c’est la liberté de chacun. On intervient à partir du moment où il y a une manipulation mentale, des demandes financières importantes, que la personne est coupée de sa famille. On fait un signalement auprès du procureur de la République et également auprès de l’ARS si un établissement hospitalier est concerné.

Quel est le rôle des professionnels de santé face aux dérives sectaires ?

Dans le guide, on donne des conseils pratiques pour les différentes professions, libérales ou hospitalières. Mais il ne s’agit pas de tomber dans la paranoïa sanitaire, et de multiplier les signalements. Si un patient parle à une infirmière d’un thérapeute qui lui conseille de traiter le cancer avec du jus de citron, là il n’y a pas de doute. Si le professionnel considère que la personne est en danger, le secret médical n’a plus de sens. Mais, la bonne démarche, c’est de dialoguer avec le patient, de l’alerter ; puis d’en parler à son chef de service avant de faire un signalement.

Propos recueillis par Aveline Marques

*La Miviludes a recensé plus de 400 pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique, tels que « les faux souvenirs induits », au cœur du procès qui s’est ouvert à Paris, et 4000 « psychothérapeutes » autoproclamés qui n’ont suivi aucune formation et ne sont inscrits sur aucun registre.

http://www.espaceinfirmier.com/actualites/detail/52491-publication-1/lutter-contre-les-derives-sectaires-dans-la-sante.html

EspaceInfirmier.com 13 avril 2012

« Sans cette secte, ma fille serait encore en vie »

Alors que paraît un guide sur les dérives sectaires dans des pseudo-thérapies, Albert*, père d’Aude décédée d’un cancer il y a un an, témoigne pour la première fois.

Agée de 38 ans, Aude avait un mari, trois enfants et un bon poste de gestionnaire de comptes dans une banque. Rien n’aurait pu laisser présager qu’un jour cette femme de tête, équilibrée et heureuse en famille, allait tomber dans les griffes d’un gourou et que, surtout, cela lui coûterait la vie.

« L’annonce en septembre 2009 d’un cancer du col de l’utérus l’a beaucoup perturbée », confie Albert*, 73 ans, le père d’Aude décédée il y a tout juste un an, qui, à l’occasion de la publication aujourd’hui d’un guide « Santé et Dérives sectaires » par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), a décidé de témoigner pour la première fois.

Pourtant, à l’époque, les médecins assurent à Aude que la tumeur est petite et que le cancer est curable. Si la jeune femme suit son traitement — qui consiste en une opération chirurgicale suivie d’une radiothérapie —, elle est pratiquement certaine de s’en sortir. Mais, malgré le soutien de sa famille, la peur du cancer la fait paniquer. « Aude s’est alors mise à surfer sur le Net. Elle est tombée sur une femme, Mme S., une soi-disant thérapeute basée à Lyon, qui s’est avérée par la suite un véritable escroc, déjà condamnée dans une affaire similaire », poursuit Albert.

Disciple des théories de l’ancien médecin (radié et condamné par la justice) allemand Ryke Geerd Hamer, cette ancienne infirmière arrive à convaincre Aude qu’elle n’est pas malade au sens biologique du terme et que, donc, elle n’a pas besoin de traiter son cancer. Selon la « médecine nouvelle germanique » — identifiée comme une pratique sectaire par la Miviludes — dont Mme S. est adepte, la médecine conventionnelle aggrave l’état des patients. Le mal d’Aude s’expliquerait, selon Mme S., par un choc psychologique brutal, un « conflit intérieur familial ».

« Après avoir été opérée en janvier 2010, Aude a stoppé son traitement, se souvient Albert. Elle n’a jamais fait sa radiothérapie. Et lorsque, plusieurs mois plus tard, elle s’est rendu compte qu’elle s’était fait laver le cerveau par une secte, c’était trop tard. » Non soignée, la tumeur a proliféré. La chimiothérapie n’y peut plus rien. Aude décède le 7 avril 2011.

« On a tout essayé, avec son mari, pour lui faire ouvrir les yeux. Mais c’était une adulte. On ne pouvait pas l’obliger à se faire soigner », regrette Albert, qui a signalé le cas de sa fille à la Miviludes. Toutefois, il a décidé de ne pas porter plainte contre Mme S. « Cela ne servirait à rien. Ce qu’il faut, c’est informer les gens sur ces gourous qui s’infiltrent dans le monde de la médecine. J’espère que mon témoignage servira… ».

* A sa demande, le prénom du père d’Aude a été changé.

Alexandra Echkenazi | Le Parisien le 11.04.2012

Un guide pour ne pas se faire piéger

Comment savoir si l’on a affaire à une simple méthode complémentaire aux médecines traditionnelles — certaines sont par exemple prescrites dans les hôpitaux, comme l’acupuncture — ou à une dangereuse secte? « Santé et Dérives sectaires », le guide publié aujourd’hui par la Miviludes — disponible gratuitement sur www. derives-sectes.gouv.fr ou 18 € à la Documentation française —, est là pour vous aider. « Nous avons listé en France 400 pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique, souligne Georges Fenech, président de la Miviludes. Certaines ont un intérêt en tant qu’accompagnement de la médecine traditionnelle, d’autres n’ont qu’un effet placebo et il y a celles, plus graves, qui sont dangereuses pour la santé et compromettent la guérison. »

Un critère pour les reconnaître : elles prônent systématiquement l’arrêt des traitements et médicaments prescrits par les médecins. « Ces gourous prennent leurs précautions, avertit Georges Fenech. L’arrêt des traitements n’est pas demandé immédiatement. Ils se débrouillent pour créer une relation exclusive avec la personne, la font rompre avec sa famille, ses médecins, l’hôpital… » Pour limiter les ravages causés par ces personnes mal intentionnées — elles demandent la plupart du temps d’importantes sommes d’argent à leur victime en échange de leurs services —, la loi a encadré en 2009 le titre de psychothérapeute (qui nécessite aujourd’hui une formation de quatre cents heures et un agrément auprès de l’agence régionale de santé). « Par ailleurs, un groupe d’appui technique a été créé auprès de la Direction générale de la santé afin de recenser toutes les méthodes, de les évaluer et d’en faire des fiches techniques accessibles sur Internet, conclut Georges Fenech. Les premières devraient être prochainement publiées. »

Le Parisien le 11.04.2012

Le glaçant témoignage de la victime d’un pseudo-thérapeute

Il y avait « le chemin de la vérité » et le « mauvais chemin ». Le premier se gagnait au prix de séquences intensives de thérapie à des milliers d’euros où, chaque jour durant trois à cinq semaines, nue sur un divan après des nuits sans sommeil, Sophie devait se souvenir de « chaînes » de sentiments, pour soi-disant « déraciner les souffrances du passé ». Il y avait aussi les « comptes rendus » quasi quotidiens à 50 € la page, où la faute d’orthographe entraînait une sanction financière.

Et puis ces « rendez-vous sexuels », d’abord payants eux aussi, subis au prétexte de « donner de l’amour ». « Après la haine, il y a la peur, l’angoisse, le froid… On ne discerne plus ce qu’on a vécu. » Petit à petit, « le vide se fait autour de vous. Vous êtes en addiction, complètement pris au piège », relate cette femme au chignon sage, psychologue devenue avocate, qui estime avoir été « emprisonnée pendant douze ans dans ce système ».

Alors qu’elle raconte, précise, ce que ses avocats qualifient de « processus d’infantilisation » et « d’emprise mentale », le silence se fait dans la salle d’audience. Son récit semble glacer d’effroi la 13e chambre du tribunal correctionnel de Paris, balayant peu à peu l’incrédulité. Sophie Poirot, qui avait 25 ans en 1993, à l’époque de la première des trois « sessions » pour lesquelles elle s’est beaucoup endettée, a fini par croire, comme quasiment toutes les patientes de Benoît Yang-Ting, qu’elle avait été violée par son père, déboursant 238000 € pour ces pseudo-thérapies qu’elle pensait être « une porte qui s’ouvrait ».

Le prévenu absent au procès

Sur le banc des prévenus, seule l’épouse de l’homme que Sophie incrimine, un psychothérapeute de 77 ans absent pour raison de santé, et qui se trouve être son oncle par alliance, est présente. Suzanne, violoncelliste de 66 ans, écoute sa nièce. Mais en secouant la tête, cherchant du regard, dans les rangs du public, le soutien d’autres « adeptes » du petit groupe que le couple a soudé autour de lui. Jugés pour « abus de faiblesse », les époux qui nient les faits, encourent trois ans de prison et 375000 € d’amende.

Contestant les allégations de Sophie Poirot et de l’autre partie civile, Bernard Touchebeuf, un consultant en management de 58 ans qui raconte lui être resté « sous emprise durant vingt-deux ans » pour un coût de 750000 €, les quatre avocats des prévenus ont rappelé que leurs clients ont bénéficié d’un non-lieu sur la constitution de secte. « Ces prétendues victimes étaient très contentes des soins prodigués, a ironisé l’un d’eux, Me François Gibault. Elles étaient libres de venir. Elles en redemandaient. » A la barre, Sophie a expliqué ce « déclic » — la rencontre de son futur mari — qui lui a permis « d’en sortir ». Tout en affirmant se sentir toujours « envahie encore de tout ça. » Les débats se poursuivent aujourd’hui.

Le Parisien le 11.04.2012

 

 

 

SCIENTOLOGIE

 Les scientologues manifestent "contre l'endoctrinement des magistrats"

PARIS, 2 mai 2012 (AFP) - Près d'une centaine de scientologues ont manifesté mercredi à Paris contre "l'instrumentalisation des magistrats par la Mission interministérelle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)", a constaté une journaliste de l'AFP.

Regroupés devant l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) à Paris, sur l'Ile de la Cité, les manifestants, arborant l'autocollant "scientologue indigné", ont dénoncé la nouvelle session 2012 de formation des magistrats sur les "dérives sectaires".

Scandant "Miviludes, police de la pensée", ou "Miviludes, touche pas à la justice", ils ont brandi des pancartes où l'on pouvait lire "non à l'endoctrinement des magistrats", "non à la stigmatisation des croyances".

Leur porte-parole, Eric Roux, a dénoncé le fait qu'un ancien policier des renseignements généraux, qu'il accuse d'être particulièrement hostile envers la scientologie, ait dispensé une session de formation en octobre 2002, "en plein coeur de l'instruction concernant l'affaire actuellement pendante devant la cour de cassation".

Les deux principales structures française de l'Eglise de scientologie ont vu, début février 2012, leur condamnation pour "escroquerie en bande organisée" confirmée en appel et ont été condamnées à des amendes de 400.000 et 200.000 euros d'amende.

Les scientologues se sont pourvus en cassation, arguant notamment que le policier des RG, Arnaud Palisson, a publié sur son blog le 7 février dernier, un billet selon lequel il avait formé la juge d'instruction chargée du dossier de la scientologie.

Interrogé par l'AFP, le Secrétaire général de la Miviludes, Hervé Machi, a déclaré que "cette manifestation témoigne d'un mouvement aux abois qui fait feu de tout bois pour intimider les pouvoirs publics dans leur action de protection des victimes de dérives sectaires".

Il a souligné que "les sessions de formation ne stigmatisent aucun mouvement, mais visent à caractériser l'infraction d'abus de faiblesse et comment l'appréhender en droit et en pratique".

Long témoignage en français d'un ex OT8 français

L'intégralité de la longue lettre en français de VINCENT MAGNI, SCIENTOLOGUE, ex-OT8, publiée sur le site de Mark Rathbun.
Son départ de la Scientologie est à l'image des nombreux départs ces derniers mois de "haut-gradés" scientologues qui ne remettent pas en cause la doctrine de Ron Hubbard et leur "foi scientologue" , mais qui s'en prennent au système "Miscavige", autoritaire, totalitaire, et qui fait des adeptes des seules "pompes à finance".

http://markrathbun.wordpress.com/

Le 12 mars 2012
Bonjour
Mon nom est Vincent Magni. Je suis artiste peintre et sculpteur, public du CCParis, nouvel
OT8 et auditeur CLV.
Je vous écris cette lettre dans le cadre de la rédaction d’une condition de doute.
Je suis arrivé en scientologie il y a 28 ans, en 1984. Après une période sur le staff comme
ED de la mission de Paris, j’ai poursuivi ma route comme public en 1987. A la fin de cette
même année, j’étais clair et auditeur CL IV.
Je suis ensuite parti à flag pour monter mon pont d’une traite. 6 mois après, en juillet 88 je
suis revenu à la maison sur OT7, j’avais alors 24 ans. J’ai toujours payé mon pont par mes
propres moyens.
En janvier 89, je monte un groupe field auditeur à Genève.
Le 6 fevrier 89 j’attestais OT 7 et le 27 février, OT8.
En 1999 je repars à flag pour faire mes certainty, reviens sur le niveau et audite jusqu’en
avril 04 ou j'atteste une deuxième fois OT7 et refais OT8 dans la foulée.
En juillet 04, j’assiste au Maiden voyage où COB annonce comme priorités N° 1 l’achat
des buildings des orgs idéal.
En 2006 je rachète une friche industrielle de 10 000 m2 en bourgogne pour y construire un
village d’artistes et une salle de spectacle.
Dès cet instant j’ai immédiatement été la cible de tous les SPs régionaux qui n’ont pas
manqué de faire l’amalgame entre mon projet de village d’artistes et la scientologie et
d’attaquer violemment les deux en un bloc indissociable.
Depuis ces 6 dernières années, j’ai passé le plus clair de mon temps à défendre l’église, à
manier des centaines de personnes une par une pour en faire des alliés, de démentir les
lignes ennemies sur l’église, de visiter toutes les personnalités, les gens influents et VIPs
pour les manier sur la scientologie. J’ai alors obtenu des produits extraordinaires.
Comme beaucoup d’entre nous, le premier janvier j’ai reçu et lu le message de Debbie
Cook.
Debbie a soulevé des points sur lequel j’avais de l’attention depuis plusieurs années.
Apres avoir demandé l’avis de quelques amis, je me suis tourné vers les lignes
appropriées pour manier ces questions : HCO CCP.
S’ il s’agissait au début d’obtenir de simples éclaircissements, le démenti que HCO m’a fait
lire pour manier cette lettre à généré bien plus de questions.
Lors de mon second rendez-vous avec HCO, le DSA de Paris Org et un terminal du
bateau, L’ethic off du ccp m’a fait lire un nouveau pack de “Dead agent“ Concernant “les
mensonges d’un groupe squirrel“ “les amis de ron“ ( www.friendsoflrh.org ). Je n’ai pas
compris pourquoi ce groupe était catalogué de menteur squirrel alors qu’ils relevaient
seulement une longue liste d’out-tech observable par tous en indiquant précisément les
références violées !!! Il me semble qu’un squirrel est quelqu’un qui alter-is la tech et pas
celui qui déploie des efforts pour la maintenir standard non ?
J’ai donc lu cette liste avec intérêt (en HCO).
J’ai été stupéfait de constater la difficulté de l’église à prouver que ces out-tech n’en sont
pas réellement. La majorité des réponses apportées étaient à coté ou hors contexte.
Ceci à commencé à être très inquiétant.
Mon calcul à donc été le suivant:
Si tous ces changements techniques majeurs faits par COB au fil du temps et si toutes ces
nouvelles stratégies de levées de fonds continuelles, orgs ideales et autres étaient les
bonnes choses à faire, cela devrait se lire directement dans les statistiques en termes
d'expansion.
Alors j’ai pris comme donnée stable ces deux références de Ron:
1) “L’observation la plus directe dans une org (ou un pays) est celle des
statistiques. Elles donnent une lecture de la production. Elles mesurent ce
qui est fait.
Il ne sera jamais assez dit que le meilleur management est fait par
statistiques.
…Faites marcher les choses uniquement avec les statistiques.“
HCO PL du 5 février 1970 Statistics, Management By (OEC Vol.7 p.514)
2) “ les orgs ont seulement deux produits finals valables majeurs.
L’un est les auditeurs bien entrainés, l’autre sont les PCs satisfaits.
… Les bulletins techniques et administratifs existent seulement pour aider à
obtenir ces deux produits EN VOLUME. “
LRH ED 131 INT Life Repair Block 8 December 1970 (OEC Vol. 4 p.145)
J’ai donc pris la décision d’examiner ces deux statistiques honnêtement et uniquement
ces deux car ce sont là les deux produits finaux de valeur majeurs d’une org (VFP). J’ai
volontairement écarté toutes les nouvelles statistiques dont Ron n’a jamais parlé ou les
nouvelles “statistiques futur“ qui, par définition, n’ont rien à voir avec une statistique
standard qui doit mesurer une production réalisée et non une production future.
J’ai commencé par examiner une statistique des attests de clair de flag, compilée à partir
des listes de completion de Source Magazine. Elle donne une screaming affluence
jusqu’en 1989 suivit d’une danger jusqu’en 2001 et une urgence jusqu’en 2008. Les autres
statistiques d’audition et d’entrainement étaient sensiblement identiques. (je n’ai pas
encore trouvé les années suivantes)
Afin de m’assurer de la validité de cette source, j’ai vérifié personnellement quelque uns
des Source Magazine de ce site avec la vraie copie correspondante, ils étaient
parfaitement identiques.
Je peux toujours décider de not-iser tous ceci mais si je décide de regarder honnêtement
en prenant soin de grapher de façon standard toutes ces stats et de lire la condition sans
justifier quoi que ce soit, je ne peux que constater que nous sommes très loin de
l’expansion sans précédent annoncée par COB.
J’ai demandé ces deux stats au CCP. Je n’aurais jamais pensé qu’il serait si difficile
d'obtenir les deux stats qui sont censées être les deux VFP majeurs de l’org.
Les seules statistiques qui m’ont été présentées n’étaient absolument pas standard. Soit
elle donnaient un chiffre approximatif en 1985 et un second approximatif en 2011 !!! Ou
alors deux colonnes, une toute petite et une autre super grande sans indication ni de
quantités, ni de temps. le genre de statistiques non standard montré dans les events et
qui est justement un des objets de mon désaccord.
La seule statistique qui était tenue et graphée à peu près correctement était celle des
refunds, malheureusement ce n’était pas celle qui m'intéressait.
Deux statistiques du Freewinds m’ont été montrées sur les 20 dernières années. La stat
des PDC montrait une normal voir urgence jusqu’en 2008 et une hausse sur les 4
dernières années correspondant probablement à la délivrance des basics. Mais ce n’était
toujours pas la statistique qui m'intéressait.
La stat des Well Done Auditing Hours montrait une affluence jusqu’en 1989 je crois,
suivit d’une “danger“ juste derrière et une traine d’urgence jusqu’à aujourd’hui. (une
légère descente de graphe).
La statistique principale du bateau, le nombre d’OT8 completions depuis 88 ne m’a pas
été montrée. “Cela représente trop de travail, nous avons autre chose à faire“ m’a dit
textuellement Fabienne Bello, sup du freewinds.
Je n’ai pu lire sur AUCUNE de toutes les statistiques observées, l’expansion sans
précédent annoncée par COB.
Ce que je vois c’est au mieux une urgence et au pire un danger. Économiser est un des
point de la condition d’urgence. Que faisons-nous ? Nous dépensons des sommes
gargantuesques dans des buildings qui, non seulement ralentissent les progrès sur le
pont des donateurs mais aboutissent à alourdir considérablement le FP n°1 des orgs en
frais de fonctionnement. Ceci n’est pas éthique.
Mes observations personnelles m’ont également amené a ce constat: De 1984 a 1990 je
constatais une foule de pcs et d’auditeurs fourmillant devant les HGCs des orgs que je
pouvais visiter (Flag, Copenhagen, Paris org, CCP) ainsi que des académies pleine de coaudition,
de brouhaha, d’auditeurs en entrainement. Il y avait une espèce d'ébullition,
une excitation, une ambiance super uptone de production de gens libres, de gens
poussés sur le pont, exactement comme Ron nous à demandé de le faire. Ceux qui ont
connu la scientologie à cette époque pourrons tous le confirmer.
Aujourd’hui, je ne vois plus personne devant l’HGC de mon org et l’académie ressemble
plus à une bibliothèque municipale qu’à un endroit ou l’on apprend à faire des clairs.
Comme beaucoup, j’ai adoré étudier les basics, comme j’avais également adoré les lire
quand je suis arrivé en scientologie en 84. Le fait de faire des gains sur la lecture de ces
bouquins est incontestable.
La question que je me pose est vraiment de savoir si nous sommes vraiment en train de
faire ce que nous sommes sensés faire ? Si Ron avait décidé que ces longues études
devraient être un prérequis pour monter le pont, il l’aurait mis sur la grade charte ou
l’aurait écrit, mais ce n’est pas ce qu’il a fait et ce n’est pas du tout ce qu’il dit à ce
propos (voir ref. ci dessous)
HCOB 7 june 1961 Academy Schedule, Clarification of (OEC Vol. 4, P. 568)
HCO P/L 2 October 1958 Sale And Conduct Of Academy Courses (OEC Vol. 4, p. 554)
HCO P/L 17 April 1961 Training, Professional New Policy (OEC Vol. 4, p. 565)
HCO P/L 14 May 1962 Training Sections (OEC Vol. 4, p. 583)
HCO P/L 21 September 1965 Issue V E-Meter Drills (OEC Vol. 4, p. 626)
LRH ED 299 INT The End of Endless Training (OEC Vol. 4, p. 419)
Mais revenons sur l’observation des stats.
La stat de 10 015 orgs, missions et groupes affiliés annoncée par COB dans le dernier
mag KSW news et dans le dernier évent semble être un pur mensonge car apparemment
impossible à vérifier, ne serait-ce que 8 % de ce chiffre. Une nouvelle org, mission ou
groupe est quelque chose de tellement important que je vois mal le management ne pas
faire en sorte que chacun puisse trouver l’adresse et coordonnée de ces fameux 10 015
orgs, missions et groupes sur son site internet.
Par exemple je ne peux imaginer l’annonce de 100 nouvelles orgs à Paris, sans dire où
elles se trouvent et comment on peut les contacter !!! Ça n’a aucun sens.
Le nombre que j’ai pu obtenir à partir de différentes publications (volumes verts, WIS,
site web de l’église, smi et internet me donnent un chiffre optimiste de 160 orgs, 600
missions et 400 groupes affiliés. Je n’ai trouvé aucune trace des 8855 restantes.
Toujours dans ces mêmes références, le nombre de nouvelles org ouvertes me donne: 22
dans les années 70, 72 dans les années 80, 8 dans les années 90, 1 dans les années 2000.
Il est annoncé sur le site officiel de l’église une longue liste de “nouvelles orgs“. Ce ne
sont pas des nouvelles orgs mais de nouveaux bâtiments pour d’anciennes orgs ce qui est
très différents. La statistique des véritables nouvelles org est en condition de non ex.
Il est annoncé publiquement 12 millions de scientologues dans le monde alors que l’IAS
recense environ 100 000 membres (incluant les désaffectés). Cela voudrait-il dire que les
11 millions et 900 mille autres scientologues ont juste oublié de prendre leur carte ?
L’American Religious Identification Survey (ARIS) annonce, d’après leurs études
officielles aux états unis, 55 000 scientologues en 1990, 45 000 en 2001 et une
évaluation de 25 000 en 2008.
Si nous nous basons sur cet institut, nous retrouvons là encore une condition de danger.
J’ai également observé que, mis a part les enfants des vieux scientologues , je n’ai pas
vu de nouvelles têtes sur mon académie depuis très très longtemps. Ceci ne s’aligne
toujours pas avec “une expansion sans précédent“. Le fait de penser que mon org est
une exception est tous simplement faux, un bref aperçu et questionnement discret de
mon entourage et connaissances éloignées géographiquement m’amène à constater que
c’est pareil dans 99 % des orgs, y compris les orgs idéales qui souffrent du manque de
publique et de staff et de production. Deux OTs ont récemment pris le temps de faire le
tour des orgs idéal européenne pour en avoir le coeur net. Le récit de leur bilan est
accablant. Ils étaient pourtant partis avec la ferme intention de prouver le contraire.
Les seules statistiques probablement en puissance sont le nombre de m2 de bâtiment
acheté et la quantité de rénovation ultra luxueuse effectuée. Mais franchement,
qu’avons nous à faire avec cette statistique de promoteur immobilier spéculateur alors
que notre statistique de personnes libérées grâce à l’audition ou la statistique
d’auditeurs faits est plus basse que jamais !!!! C’est révoltant !!!
Le fait de nous faire croire sans cesse à une expansion incroyable de la scientologie est
un véritable mensonge de propagande. Ron interdit l’utilisation de mensonges en PR.
Suite à l’observation des vraies statistiques, je constate que nous sommes en basse
condition. Voici la raison donnée par LRH:
“Il est prouvé continuellement que les orgs qui fonctionnent “on policy“
délivrent et prospèrent. Les périodes de déclins sont précédées par de
grosses omissions, changements injustifiés ou actions destructives qui
empêchent ou nous écartent de la délivrance.“
HCO PL 29 dec 1971RB, Flag Representative, Purpos of (OEC vol7, p 1407)
Voici la liste non exhaustive des changements majeurs que j’ai pu observer:
- Bloquage pur et simple du pont supérieur et de Super Power depuis 30 ans (Ron avait
promis la délivrance de super power sous 6 semaines en 1978).
- Golden Age of Tech rendant toutes les checksheets plus longues et difficiles que
jamais.
- Liste de prérequis de plus en plus longue pour accéder à l’audition, l’entrainement et
les nivaux d’OTs.
- Re interprétation de la FN, multipliant par 4 la longueur des sec checks et créant
d’innombrables overuns, introversions et maladies. J’ai personnellement expérimenté
ce changement technique lorsque j’auditais sur solo nots et j’ai pu observer les effets
créés.
- Sec Check obligatoire sur les pré-ots up stats qui “roulent“ et sec check plus fréquent
et plus longs que jamais.
- Melanger les rundowns et auditer du NED sur les OTs
- Invalidation constante de Ron de la part de COB en “corrigeant ses erreurs“ et
invalidation des gains d’audition et d’entrainement antérieur à son “age d’or“.
- Pression et over-regging sans précédent sans échange de service.
- Réduction du concept des org idéals en terme de mest couteux et luxueux à outrance
et non en terme de services et de production réalisés.
- Events bourrés de mensonges et de fausses statistiques.
- Fausses promesses quand au fait de faire monter tous les staff sur les niveau d’ot après
St Hill size avec l’Univers Corps.
- Etc etc etc ....
Le DSA France m’a posé la question “quand ces désaccords ont-ils commencés
exactement“.
J’y ai réfléchi et j’ai trouvé précisément le début. Ce n’est pas du tout la lettre de
Debbie, le voici exactement :
En 1989 alors que je venais d’attester OT8 et me trouvais à l’org de St Etienne, le PES
m’apprend que COB venait de soumettre la délivrance de OT 9 et 10 à la condition que
chaque org classe 4 atteigne le taille du vieux St Hill !!!
Alors que les orgs de St Etienne, Clermont Ferrand et Lyon ne réunissaient à elles trois
pas plus d’une dizaine de staff et une trentaine de publics depuis des dizaines d’années,
cela m’a fait l’effet d’un chantage pur et simple et de target suppressive.
Aujourd’hui je vois qu’Il s’agissait réellement d’ ACTES SUPPRESSIFS
N° 44, “Efforts calculés pour interrompre les services d’une église de scientologie ou le
flux de public sur le pont.“
N° 45, “Refuser la permission aux membres du personnel ou du public de progresser sur
le pont ou créer des blocages sur le pont, empêchant ainsi leur progression.“
Quelques années après, COB a même ajouté à la liste des pré requis pour OT 9 et 10
d’être auditeur Classe 5 graduate et FPRD !!!. C’est à mon sens, une autre manière de
dire “je veillerai personnellement à ce que personne n’aie accès aux niveaux supérieurs
avant une bonne trentaine d’années“ Le pire est de constater que ce monsieur a réussi
son coup et que tous le monde a été d’accord avec ça (ou plutôt forcé d’être d’accord
avec ça).
A ce moment-là j’ai écrit a Guillaume lesèvre pour lui demander si cette nouvelle
stratégie s'appuyait sur des directives de Ron ou pas.
Je ne me souviens plus des termes exacts de sa réponse mais en résumé la réponse était
“non, il s'agit d’une décision du management“.
Ron nous a laissé un pont prêt à être emprunté immédiatement. 26 ans après sa mort,
un seul niveau d’OT a été release (en considérant que OT8 est le premier réel niveau
d’OT). Il en reste encore 7 !!! Je ne suis pas certain qu’il serait très content de cette
statistique s’il venait nous rendre visite. 26 années est presque tout le temps qu’il lui à
fallu pour développer la totalité du pont !!!! Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas
non ?
Les justifs du genre “il faut le temps de former le personnel technique“ ou “nous devons
setup la futur salle de cours dédiée“ ou “il est nécessaire d’avoir tant d’OT8 pour
délivrer OT9“ ou encore “il faut que toutes les org cl4 soient grandes comme ça“ n’ont
absolument aucun sens pour tous les OT 8 qui ont une bonne réalité à ce sujet. Il s’agit
là de purs arbitraires.
La seconde qui a suivi mon attest de OT8, je me suis senti aspiré par le haut du pont et
ensuite terriblement frustré et oppressé par le fait qu’il soit fermé arbitrairement
depuis plus de 26 ans par un individu.
Je suis certain que deux semaines suffisent amplement à set up la délivrance du reste
du pont en entier et que COB mis a part, rien n'empêche de l’ouvrir vers le haut. J’ai
également la certitude absolu que si le pont était ouvert depuis le début, nous aurions
un afflux de nouvelles personnes inimaginable en bas du pont.
Un OT8 venant d’attester son niveau est techniquement et immédiatement prêt pour le
niveau supérieur. S’il existait une quelconque raison contraire à ceci, Ron l’aurait écrit.
Et s’il l’avait écrit, nous devrions techniquement en avoir connaissance.
Pourquoi devrait-il une fois de plus “réparer“ son pont entier qui était sensé être déjà
plus qu’en ordre et clean avant de commencer OT8 et les autres nivaux, se re
“préparer“ indéfiniment et re dépenser des sommes astronomiques dans des dizaines
d’intensives de sec check à 8000 dollars et autres actions d’auditions ajoutées ??? Il est
vraiment difficile de ne pas envisager une motivation financière sous-jacente.
A chaque mise en place des out tech de COB, j’ai protesté. Je n’ai pas osé dire que
c’était incorrect (à part à mes auditeurs et CSs) mais je l’ai pensé très fort et ensuite
not-isé aussi fort pour ne pas avoir d’ennuis.
C’est là mon plus gros overt et je n’en suis pas fier vis à vis de Ron.
Aujourd’hui, je le dis ouvertement C’EST INCORRECT au regard de KSW n°1 et c’est
incorrect de le justifier comme nous le faisons constamment.
Je refuse de continuer d’être complice des overts de Mr Miscavidge en continuant
d’applaudir ses crimes en criant “au génie !“.
1600 OT 8 en 26 ans est un chiffre ridiculement petit en rapport du temps écoulé depuis
que Ron à tracé la route et de l'intérêt de la grande majorité des gens pour la liberté
spirituelle !!! De toute évidence quelque chose freine activement notre expansion. Que
dit Ron à ce sujet ? OUT TECH, OUT POLICY.
Sans out-tech, nous serions sans aucun doute deja plusieurs dizaines de milliers d’OTs et
le pont serait délivré entièrement depuis longtemps. Le pont serait accessible à tous
techniquement et financièrement et tout le monde vivrait bien y compris les publics,
staffs, les orgs et la Sea Org. Il n’y aurait besoin d’aucun regging pour autre chose que
des services. Il y aurait des millions de scientologues (pour de vrai). Mis à part les
gémissement des quelques indécrottables SPs, la scientologie aurait une image
extraordinaire parce qu’elle n’apporterait que du bien à tous ceux qui si frotteraient. Il
y a de très grandes chances pour que ce soit ainsi si Ron était encore aux commandes.
Personnellement, l’argent, le luxe à outrance, la pression, le stress, les mensonges et le
chantage ne m’ont jamais excité ; monter le pont et faire monter les autre oui, la
création, l’arc, la légèreté, la liberté, le respect, les gains d’audition et
d’entrainement, la scientologie, oui oui et re oui.
Malheureusement, il semble que nous nous soyons largement éloignés de cette scène
idéale et je m'inquiète de constater que les vieux scientologues qui ont connu le travail
de Ron dans son état premier ou le boom de la scientologie des années 80, disparaissent
les uns après les autres par éjection ou démission ou SP déclare, pour laisser place à des
jeunes scientologues qui n’ont aucun point de repères et deviennent vite des
scientologues “bien obéissants“.
Je ne connais pas une seule personne ayant quitté la SO ne témoignant pas de
l’ambiance de peur, de pression, de motivation financière, d’oppression et de violence
qui y règne. Nous pouvons toujours not-iser ceci et dire que toutes ces personnes qui
témoignent de ces horreurs sont devenues suppressives d’un coup ! Non, un suppressif
de donne pas 30 ans de sa vie pour défendre et expandre activement la Scientologie
avec succès comme l’ont fait Debbie Cook et bien d’autres.
C’est ici la seule cause du PR exécrable dont souffre la scientologie, la liberté spirituelle
n’a jamais été la source du problème malgré ce que l’église pourrait nous forcer à
penser. Nos propres erreurs SONT la cause de ce mauvais PR. Cette motivation et
pression financière sans précédent poussant le public dans des irrégularités financières,
de l’out éthique et des vies de misère empêtrées dans les dettes et les PTPs sont en
grande partie la cause de ce mauvais PR.
D’un point de vue extérieur, un simple coup d’oeil d’un non Scientologue amène la
conclusion que nous sommes complètement à la masse !!! Alors que nous sommes censés
être un modèle à suivre, l’exemple d’une société idéale !!! En étant en contact
quotidiennement avec des non Scientologues qui nous regardent de leur point de vue, je
sais de quoi je parle.
Les buts actuels de l’église (et non ceux de Ron) ne correspondent plus aux miens, je ne
souhaite plus appartenir à ce groupe et refuse de continuer de lui apporter mon soutien.
La Scientologie m'intéresse, le squirreling ne m'intéresse pas.
Je rejoins le groupe des scientologues qui montent le pont et poussent les autres à le
monter de façon standard, dans l’arc et la simplicité. Le groupe des gens qui respectent
Ron et ses travaux. Le groupe des gens dont l’intention est de rendre les autres libres,
clairs, OTs et qui obtiennent de bonnes statistiques à ce sujet.
Je m’oppose a ceux qui altèrent cette technologie, qui empêchent la montée sur le pont
en le rendant inaccessible, qui falsifient les statistiques, qui mentent publiquement afin
de dissimuler leurs basses statistiques.
J’ai fait ce que je pensais être le plus éthique. J’ai bon espoir que COB soit corrigé, sec
checké et retiré de ses fonctions. J’ai bon espoir qu’UNE EQUIPE plus éthique reprenne
les rênes et rétablisse la Scientologie selon les directives et intentions de Ron pour
rendre le pont à nouveau prioritaire et accessible et ainsi amener des gens en masse
vers la liberté totale.
A ce moment-là, je serai le premier a me battre à nouveau pour ce but.
Vous vous demandez probablement pourquoi je vous dis tous ceci et pourquoi cela ne
reste pas dans le cadre de HCO, voici la réponse.
Je suis aller les voir mais l’unique but de HCO est de:
1) ruiner par tous les moyens la réputation de tous ceux qui ne sont pas d’accord avec le
management afin de les discréditer.
2) Prouver de façon extrêmement maladroite et mensongère que les out-tech observées
n’en sont pas à grand renfort de rationalisation, de justifications et de statistiques
falsifiées.
3) Menacer de SP déclare si je communique ce que j’ai observé.
Avec l’aide de HCO, j’aurais vraiment souhaité que nous puissions regarder honnêtement
si quelque chose d’incorrect est fait par l’église ou de regarder si quelque chose va à
l'encontre des références de Ron afin de le rapporter et de le corriger. Mais ceci
donnerait tort au management donc absolument pas envisageable. COB à tellement bien
verrouillé son affaire qu’aucune correction standard n’est envisageable.
Je vous envoie cette lettre car, d’une part, “annoncer la chose publiquement aux deux
parties“ est un des points de la condition de doute, et d’autre part, la solution à cette
crise n’est pas le mutisme mais la communication.
La prise de responsabilité ne pourra pas se faire en faisant comme si de rien n’était, ce
que souhaite HCO et OSA. Je ne peux pas croire qu’ils ne voient vraiment pas ce qu’il se
passe.
Cette lettre me vaudra sans aucun doute une déclaration suppressive mais si ce n’est
que ca, alors ça va, dans bien d’autres pays, on tranche la gorge à ceux qui osent
s’opposer au dictateur en place.
HCO va maintenant travailler sur un pack de Dead agent ayant pour but de ruiner ma
réputation pour discréditer mes propos.
Récemment, un bon ami m’a parlé du concept de “utiliser les références de LRH pour
mettre les gens dans la confusion“ bien que ceci ressemble plus à un argument de HCO
qu’un point de vu personnel, voici ce que je lui ai répondu:
Cela ressemble quand même grandement à une bonne justification pour continuer de
faire des actions out référence non ? Personnellement, je ne vois pas comment une
référence de LRH pourrait mettre qqun dans la confusion !!!! elles n'ont quand même
pas été écrites dans ce but !! La seul raison pour laquelle une référence de LRH
pourrait mettre dans la confusion est si elle ébranle une donnée stable qui ne s'aligne
pas avec elle. Tiens donc !! mais comment est-t-il possible qu'un scientologue ai une
donnée stable qui soit en contradiction avec une référence de ron ???
Imaginez vous surprendre quelqu'un en train d’installer une charge de dynamite au fond
du bateau, est ce que vous allez le garder pour vous par peur de créer de la confusion ?
Le premier réflexe sera de lui sauter à la gorge mais si vous n’en avez pas la possibilité
ou que 4 molosses vous en empêchent, vous allez sûrement vouloir le communiquer à qui
vous pouvez en vous débattant, au risque de vous faire jeter par dessus bord pour
tentative de mutinerie, semeur de trouble, dénigreur systématique ou je ne sais quoi.
Bon, nous en somme là. Aujourd’hui, il m’est absolument impossible de juste faire
comme si je n’avais rien vu.
La solution est d'avoir le courage de dire NON quand il le faut et de NE PAS ÊTRE
RAISONNABLE AVEC CE QUE L'ON SAIT NE PAS ÊTRE CORRECTE.
Tous ce que je dis ici est le résultat de mon observation et de mon expérience
personnelle. Je laisse à chacun le soin d’observer par lui-même et de tirer ses propres
conclusions si ce n’est pas déjà fait.
Regarder tout ceci demande de la confrontation et peut apporter sont lot de confusion,
j’en suis bien conscient mais c’est ce qui arrive quand on met de l’ordre. Que devrait-on
faire, notiser et se persuader que tout baigne ou prendre responsabilité, s'opposer à ce
qui nous semble incorrect malgré le danger que cela comporte ou la confusion que cela
peut générer ? J’ai choisi de faire confiance à LRH et de ses écrits et de m’opposer
ouvertement à tout ce qui s’en écarte.
Les HCOB et HCOPL sont heureusement encore disponibles dans leur forme à peu près
originale avant qu’un “nouvel age d’or“ ne les rendent obsolètes. c’est ce qui va nous
sauver ! Mon sentiment est que à cette allure, il ne serait pas étonnant que le rouge et
vert disparaisse complètement de notre entrainement d’auditeur pour être remplacé par
des titres du genre : “d’après les travaux de Ron Hubbard“ qui ouvrirait, bien entendu,
la porte en grand à une tech incorrecte donc, une violation direct de KSW n°1.
Le seul age d’or qui existera jamais c’est celui de Ron quand il était aux commandes
et qu’il rendait des gens libres par centaines. Déclarer les choses autrement et
inventer un nouvel âge d’or est une insulte à son égard.
Bien que HCO vous forcera à couper la communication avec moi, sachez quand même
que la déconnection à été annulé par Ron en 1968 (HCO PL 15 Nov 1968, Cancellation
of Disconnection). Encore une out tech. Malgré tout, mes amis resteront mes amis, cela
ne change rien.
Je me consolerai de cette SP declare en sachant que 38 des 50 staff de la dernière org
que ron a conduite personnellement (le vieux st Hill) ont été déclarés SP par Miscavidge
en personne et mis à la porte comme des malpropres pour toujours. Liste précise ci
jointe.
Les 2,5% (pourcentage donné dans le livre d’éthique) nous donne ici 76% de SP !!! Le fait
de sous entendre que Ron n’aurait rien vu est encore une insulte à son égard. Cette
Déclaration n’a plus aucun sens.
Si nous ne sommes que quelques uns à s'opposer à cet out éthique, les statistiques
continueront à chuter et David Miscavidge de s'enrichir. Mais le jour où nous serons
suffisamment nombreux avec le courage de dire stop à cette dictature et que Mr
Miscavige se retirera sur son yacht (que j’ai vu de mes propre yeux) ou s'envolera dans
son jet privé sur une île avec ses milliards et ses immeubles, j’ai bon espoir que la
Scientologie reprenne son cours normal et nous nous retrouverons.
Je quitte le groupe de David Miscavidge et son management perverti, je rejoins
simplement le groupe de L.Ron Hubbard.
Je ne quitte pas la scientologie, je déclare mon indépendance par rapport a l’église
actuelle et reprend ma liberté.
A très bientôt
Vincent Magni

1. Ken Urquhart LRH Pers Comm, LRH Butler, for 15 yrs (DECLARED SP by Current Church Leadership)
2. J.J. Delance Technical Staff Clear #17 Started Scn in France (DECLARED SP by Current Church Leadership)
3. Leon Steinberg Exec Council Clear #10 Personal Friend of LRH One of the original LRH trained Class XII (DECLARED
SP by Current Church Leadership)
4. Jenny Parkhouse Treasury Staff Clear #54 Personal Friend of LRH (DECLARED SP by Current Church Leadership)
5. Pat Bloomberg Dissem Sec (DECLARED SP by Current Church Leadership)
6. Peter Hemery HCO Secretary Personal Friend of LRH (DECLARED SP by Current Church Leadership)
7. Mike Rigby Dir Accounts (DECLARED SP by Current Church Leadership)
8. Joyce Popham LRH Pers Sec (DECLARED SP by Current Church Leadership)
9. Joan McNocher: D/Guardian (DECLARED SP by Current Church Leadership)
10. Robin Hancocks Deputy HCO Executive Sec (DECLARED SP by Current Church Leadership)
11. Frank Freedman D/Qual Clear #127 Class VIII (DECLARED SP by Current Church Leadership)
12. Betty James Ad Council Chairman (DECLARED SP by Current Church Leadership)
13. John McMaster SHSBC Course Supervisor FIRST CLEAR (DECLARED SP by Current Church Leadership)
14. Pam Pearcy Ad Council Clear #211 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
15. Reg Sharpe LRH Assistant Personal Friend of LRH Clear #7 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
16. Tony Dunleavy Clearing Course Supervisor Clear #20 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
17. Connie Broadbent Dir Accounts Clear #29 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
18. Craig Lipsitz Qual Staff Clear #30 (DECLARED SP by Current Church Leadership, but now undeclared)
19. Sheena Fairchild Tech Staff Clear #41 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
20. Jennifer Edmonds Tech Staff Clear #15 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
21. Bernie Green Tech Staff Clear #18 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
22. Gareth McCoy Dissem Staff Clear #21 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
23. John Lawrence Tech Staff Clear #28 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
24. Peggy Bankston Tech Staff Clear #34 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
25. Helen Pollen Qual Staff Clear #47 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
26. Fred Fairchild Tech Staff Clear #49 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
27. Dorothy Knight Dissem Staff Clear #50 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
28. Judy Gray Tech Staff Clear #56 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
29. Cal Wigney Div 6 Staff Clear #57 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
30. Mary Long Div 6 Staff Clear #58 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
31. Bill Robertson Tech Staff Clear #61 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
32. Linda Nussbaum Exec Staff Clear #62 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
33. Robin Lindsell Tech Staff Clear #73 Class XII (DECLARED SP by Current Church Leadership)
34. Val Wigney Saint Hill Interne Clear #87 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
35. Edith Hoyseth Saint Hill Interne Clear #105 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
36. Roger Biddell Saint Hill Interne Clear #107 (DECLARED SP by Current Church Leadership)
37. Cyril Vosper Tech Staff (DECLARED SP by Current Church Leadership)
38. Brian Livingston Tech Staff Clear #35 One of the original LRH trained Class XII (DECLARED SP by Current Church
Leadership)
Ceux ci n’ont pas encore été vérifiés:
Philip Quirino LRH Comm Living under guard in reclusive retirement home
Len Regenass: HCO Area Sec DECLARED SP
Dalene Regenass Org E.S DECLARED SP Clear #24 (Declared by Current Church Leadership)
Otto Roos Ad Council DECLARED SP Clear #25 One of the original LRH trained Class XII (completed A-E of a prior Declare. But
Re-Declared by Current Church Leadership)
Marilynn Routsong HCO Staff DECLARED SP Clear #31 (Declared by Current Church Leadership)
Herbie Parkhouse Org Exec Sec DECLARED SP Clear #55 Personal Friend of LRH Org Exec Sec (Declared by Current Church
Leadership)
Anton James Tech Staff DECLARED SP Clear #53 (Declared by Current Church Leadership; Deceased)
Virginia Downsborough Tech Staff DECLARED SP Clear #39 (Declared by Current Church Leadership)
Van Staden Treasury Staff DECLARED SP Clear #40 (Declared by Current Church Leadership)
Felice Green Tech Staff DECLARED SP Clear #26 (Declared by Current Church Leadership



La scientologie, accro aux drogués ?

Parrainée par l’Église de scientologie, l’association «Non à la drogue, Oui à la vie» de Marseille a pour objectif «d’informer sur le réel danger des drogues». Une démarche décriée par le président du GEMPPI, qui voit en cette structure à dérive sectaire un moyen de plus d’attirer de nouveaux adeptes…

Installés ce jour-là en haut de la Canebière, sans autorisation préalable de la mairie, les militants de l’association « Non à la drogue Oui à la vie » distribuent des prospectus et abordent des passants… Livrets et DVD, ils attirent le regard des badauds avec le mot « gratuit » estampillé sur tous leurs prospectus ! Mais un autre mot semble se faire plus discret tout en figurant sur les tracts de cette association : scientologie.

L’Eglise de scientologie est un mouvement qui se considère comme une religion, non reconnue comme telle en France, et qui fut plusieurs fois condamnée. Dernière condamnation en date : l’amende de 600 000 euros, confirmée par la Cour d’appel de Paris le 2 février, pour escroquerie en bande organisée.

Robert Galibert, président de l’association et scientologue explique que l’association « Non à la drogue, Oui à la vie » fait «partie de l’un des plus grands réseaux au monde : Drug-free World (…) En France, c’est l’Eglise de scientologie qui l’a financée».

L’objectif brandi par ces militants : « informer sur le réel danger des drogues (…) inconnu de la plupart ». Les drogues, l’illettrisme ou le crime étant les fléaux dont la scientologie entend se débarrasser.
Pour Didier Pachoud, président du GEMPPI, (Groupe d’Étude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu), le manque d’information sur les drogues, interdites en France, semble être une brèche dans laquelle se sont engouffrés les scientologues pour « faire adhérer les gens aux méthodes qu’ils utilisent, celles de leur fondateur Ron Hubbard ».
Cet auteur de science-fiction dans les années cinquante a créé aux États-Unis le mouvement qui revendique aujourd’hui 12 millions de membres dont 45 000 en France.
La « philosophie » de la scientologie renie la médecine et « ses drogues de substitution », au profit selon eux de « la compréhension ». Robert Galibert se lance ainsi dans une longue démonstration : « supposons que l’on soit au sommet d’un immeuble de douze étages et que je dise à n’importe lequel d’entre vous : ‘allez-y, sautez!’. La plupart d’entre vous me répondront ‘non’ et pourtant ils n’ont jamais essayé. Mais ils savent, non pas parce qu’on leur a interdit, mais par la compréhension que s’ils sautent, ils vont se détruire .»

« J’aime bien faire des comparaisons toutes simples », rajoute-t-il. Ce à quoi Didier Pachoud répond : « Cette méthode est très inquiétante pour des personnes fragilisées et pour les autres aussi ! Ils sont dans une espèce de paranoïa anti- psychiatrique. Et dans le domaine des addictions, je pense que l’on ne peut pas se passer de la médecine ».
Pour Libération, Roger Gonnet, ex-responsable de la scientologie à Lyon témoigne sur les techniques mises en place pour attirer de nouveaux membres : « Vous vous laissez happer par une logique interne. Cette idée que l’esprit gouverne le corps est donc que par la force de l’esprit l’homme peut se débarrasser de toutes les maladies qui sont psychosomatiques (…) Les mensonges sont bien formulés et des gens pas bêtes du tout peuvent se faire avoir ».

« Trompés par l’apparence du bien »

L’association « Non à la drogue, Oui à la vie » fait « adhérer les gens à la scientologie », notamment par « les procédés et les méthodes qui y amènent forcément », déclare Didier Pachoud. Si la liberté d’expression et de croire est garantie par notre Constitution, les « escroqueries » le sont moins.

« Les gens sont libres de dépenser leur argent comme ils l’entendent, mais il faut qu’ils soient prévenus, avant, du produit qu’ils vont trouver », interpelle Didier Pachoud qui dévoile la théorie fondatrice de la scientologie: « Pour Ron Hubbard, nous serions des esprits désincarnés de prisonniers qui ont été mis dans des volcans et sur lesquels on a balancé des bombes ! C’est une histoire à laquelle on ne peut accéder que lorsque l’on a un certain avancement en scientologie. Le problème c’est que pour y arriver, ça vous coûte des dizaines de milliers d’euros ».
« Nous sommes trompés par l’apparence du bien. Moi je n’ai rien contre monsieur Galibert. C’est un homme qui a embrassé une cause dont il ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants. Vous savez, il y a deux catégories dans ces mouvements, ceux qui encaissent et ceux qui font partie des victimes. Je crois qu’il fait partie des victimes », conclut le président du GEMPPI.

News of Marseille / 10/04/2012 / Sarah Arnaud

 

 

SOLIDARITE ET PROGRES

PORTRAIT DE CANDIDAT (3/10)

Pendant deux semaines, « La Croix » présente les candidats à l’élection présidentielle, avec leurs forces et leurs faiblesses. Aujourd’hui, le représentant de Solidarité et Progrès
Jacques Cheminade, le candidat hors cadre

2012 Présidentielle

Le 8 mars, à la surprise générale, Jacques Cheminade fut le premier candidat à venir déposer ses 500 signatures au Conseil constitutionnel. Représentant le parti Solidarité et Progrès, ce retraité de la fonction publique de 70 ans participe à son second scrutin présidentiel après celui de 1995. Il avait alors obtenu 0,28 % des voix. Inconnu du grand public, gaulliste de gauche auto-proclamé, défenseur acharné de la science, le personnage tour à tour amuse, interpelle et suscite la controverse sur ses amitiés et ses prises de position.

L’anonymat

Lorsque vous rencontrez Jacques Cheminade pour la première fois, l’homme, affable, s’avance en se présentant : « Bonjour, je suis Jacques Cheminade. » Comme s’il craignait que l’on ne le reconnaisse pas. Comme s’il était habitué à ce que l’on ne le reconnaisse pas. Signe d’humilité sans doute, mais symptomatique de son handicap majeur : l’anonymat. Un état de fait qui passerait presque pour un trait de caractère. « J’ai gardé de lui l’image d’un type très discret », se souvient l’universitaire et écrivain Patrick Rodel, qui l’a bien connu au cœur des années 1960. « C’est quelqu’un de timide et courtois, ça peut parfois le desservir », reconnaît Laurent Simon, l’un des militants du parti. Depuis deux semaines et l’égalité des temps de parole, Jacques Cheminade ne semble pourtant pas si mal à l’aise lors de ses nombreuses interventions à la télévision et à la radio. Mais cela ne lui permet toujours pas de dépasser les 0,5 % d’intentions de vote dans les sondages.

La constance

C’est un point sur lequel le candidat de Solidarité et Progrès ne peut être pris en défaut. La constance avec laquelle il a toujours dénoncé les dérives du monde de la finance n’a d’égale que sa virulence.

« C’est la ténacité à dire la vérité qui me caractérise », lâche-t-il dans un léger sourire. Lui qui aspire à « un monde sans la City ni Wall Street » pourfendait déjà en 1995 les marchés financiers, qu’il stigmatisait alors comme un « cancer qui se développe au détriment de l’économie réelle » . Aujourd’hui, son leitmotiv consiste, par exemple, à réclamer la séparation stricte des banques de dépôt et des banques d’affaires ou à rétablir la souveraineté des États de la zone euro sur leur monnaie.

Il s’enorgueillit aussi d’avoir annoncé la crise de 2008 treize ans en amont, argument qu’il a fait valoir auprès des maires de petites communes rurales afin d’obtenir leur parrainage. La plupart du temps, ses équipes n’ont ciblé que des villages de quelques centaines d’habitants tout au plus, en majorité dans l’est et le nord de la France. Comme en 1995.

Un goût pour des personnages controversés

À l’occasion de chacune de ses interviews, Jacques Cheminade est invariablement questionné sur ses relations avec Lyndon LaRouche, homme politique de 89 ans connu outre-Atlantique pour ses dérapages antisémites. Un ami américain gênant dont il ne partage pas le goût pour les déclarations tapageuses, mais dont il n’entend pas pour autant se démarquer. La loyauté passe avant tout. Car c’est par cet homme que Jacques Cheminade s’est engagé en politique, dirigeant notamment le Parti ouvrier européen (POE), pendant européen de l’US Labor Party, entre 1982 et 1989. Aujourd’hui encore, le site Internet de Solidarité et Progrès renvoie directement vers celui de Lyndon LaRouche.

« C’est quelqu’un de très fidèle en amitié, quand on dit du mal de ses amis, il les appuie encore plus », note Thierry Meyssan, fondateur du Réseau Voltaire, association controversée qui remet en cause la véracité des attentats du 11 septembre 2001. Lui aussi fait partie des compagnons de route de Jacques Cheminade. « Nous sommes amis depuis plusieurs années », affirme-t-il. Un qualificatif que se garde d’utiliser le candidat en retour, trouvant

Thierry Meyssan tout au plus « courageux » . Ce qui ne l’empêche pas de remettre également en cause la manière dont sont présentés les événements du 11-Septembre, qu’il qualifie de « montage » .

Un atypisme déroutant

« J’éprouve parfois du plaisir à déplaire aux gens en place », admet Jacques Cheminade. Les attaques et les moqueries semblent en effet rebondir sur lui sans l’affecter outre mesure. Il a la capacité de les prendre avec dérision. « Il a du recul, une sorte d’amusement tragique qui fait qu’il n’est pas prisonnier de son temps », assure Maëlle Mercier, responsable de la communication de sa campagne. Aux assauts, il réplique par des circonvolutions essaimées de références historiques ou littéraires, au risque de paraître abscons, ce qu’il revendique. « J’ai envie d’exciter les gens, de les pousser à mettre le nez dans un dictionnaire. »

Patrick Rodel, son ami de jeunesse, se remémore quelqu’un de très érudit et cultivé, parfois « plus que nécessaire », comme lorsqu’il égrenait les noms des responsables de syndicats agricoles dans différents départements. Un personnage « non conformiste mais pas d’avantgarde », qui ne s’est découvert une vocation politique que sur le tard. « Quand j’étudiais à Normal Sup’ je croisais Fabius et Juppé, ça se savait déjà qu’ils avaient de l’ambition. Lui non. Je n’ai pas souvenir qu’il avait une conscience politique à l’époque », poursuit l’écrivain. Et de se demander, comme de nombreuses personnes, où réside le sens de la candidature de cet homme avec qui il partage de nombreux souvenirs. « Il avait un sens de l’humour très personnel, assez branquignol… » Sa candidature ? « Peut-être que c’est un gag finalement » …

OLIVIER FAYE La Croix 05/04/2012

SON PARCOURS

Sous l'ombre de Lyndon Larouche

• Des débuts prometteurs.

Jacques Cheminade est né en 1941 à Buenos Aires (Argentine), de parents auvergnats. Il possède la double nationalité franco-argentine. En 1969, il obtient son diplôme de l’ENA, après celui d’HEC. Il devient quelques années plus tard conseiller commercial à l’ambassade de France à New York.

• L’engagement partisan.

En 1974, il rencontre pour la première fois Lyndon LaRouche, homme politique américain aux idées controversées dont il va s’inspirer. En 1982, il prend la direction du Parti ouvrier européen (POE), pendant européen de l’US Labor Party de Lyndon LaRouche. Le POE disparaît en 1989, remplacé en 1996 par Solidarité et Progrès.

• Candidat à la présidentielle.

En 1981, il se présente à l’élection présidentielle. Il échoue à réunir les 500 signatures, comme plus tard en 1988, 2002 et 2007. En 1995, obtient 0,28 % des suffrages et voit son compte de campagne rejeté par le Conseil constitutionnel. Il doit toujours 170 000 € au Trésor public. Le 19 mars 2012, il est officiellement candidat à l’élection présidentielle pour la deuxième fois.

La Croix 05/04/2012

 

 

 

TEMOINS DE JEHOVAH

Lucciana : la salle du Royaume dérange le voisinage

Les habitants du lotissement Paratella, situé à Lucciana, ont organisé hier une manifestation pour s'opposer à la construction d'une salle destinée à accueillir les Témoins de Jéhovah. Les riverains avaient revêtu des tee-shirts noirs qui portaient l'inscription : « Non à la salle des Jéhovah ». Installés en milieu de matinée à hauteur du rond-point de Casamozza, ils ont distribué plusieurs dizaines de tracts aux automobilistes, afin d'alerter l'opinion sur leur situation. Il faut dire que les habitants s'avouent quelque peu désabusés. Ils ont appris récemment que la municipalité avait accordé un permis de construire à l'association afin qu'elle érige une salle sur cette parcelle de terrain située dans le lotissement Paratella. « Nous avons découvert cela au début du mois et le plus surprenant est que les riverains n'ont été ni informés ni concertés. Nous avons depuis, essayé de rencontrer le maire pour obtenir des explications mais il a refusé de nous recevoir »,indique Patrick Dougados, l'un des membres du comité de quartier de Paratella. Les habitants du lotissement n'ont pas découvert aujourd'hui qu'une « salle du royaume », d'une capacité de 120 places allait être construite.

« De nombreuses nuisances »

En 2008, dès qu'ils ont eu vent du projet, ils ont aussitôt déposé un recours devant le tribunal administratif de Bastia, pour réclamer l'annulation du permis de construire délivré par José Galetti, le maire de Lucciana. « Nous avions obtenu gain de cause dans un premier temps au tribunal administratif puis le Conseil d'État leur a finalement donné raison,explique l'une des membres du comité. Cependant, ils ont déposé plusieurs demandes de permis de construire dont deux se trouvent toujours en attente de jugement. Dans ces conditions, nous ne comprenons pas comment le maire a pu leur signer un permis de construire au début du mois d'avril, alors que les procédures en justice ne sont pas terminées ».Les riverains de Paratella tiennent à souligner qu'il ne« s'agit pas d'une chasse aux sorcières. Nous n'avons absolument rien contre les Témoins de Jéhovah ».Cependant, ils craignent que ces futurs voisins n'apportent avec eux un certain nombre de désagréments. « Lorsqu'ils ont acheté le terrain, ils ont fait une cérémonie ici,se rappelle l'un des habitants de Paratella.Il y avait un monde fou et des voitures garées jusqu'à l'entrée du lotissement ».D'autres estiment encore que« cela provoquera de nombreuses nuisances sans compter que nos maisons risquent de perdre jusqu'à 20 % de leur valeur ».Les membres du collectif ont souhaité, avec la mobilisation d'hier, attirer l'attention :« On voulait informer les gens, leur expliquer qu'à Lucciana, on fait n'importe quoi et n'importe où, au mépris des familles installées ici depuis longtemps ».Ils apparaissent néanmoins déterminés à poursuivre leurs actions.

Par Sandra Carlotti CORSE MATIN 29/04/2012

 

 

 

TRADITIONALISTES


Rome demande à l’Institut du Bon-Pasteur de mieux intégrer Vatican II

Le secrétaire de la Commission Ecclesia Dei, Mgr Guido Pozzo, a fait parvenir à l’abbé Philippe Laguérie, supérieur de l’Institut du Bon-Pasteur (IBP), les recommandations officielles de sa commission, suite de la visite canonique de son institut, au terme des cinq années d’expérimentation. Pour la formation du séminaire, la commission juge l’évaluation « positive », mais demande à l’institut « d’intégrer l’étude du Magistère actuel des papes et de Vatican II ».

La Croix du 18 avril 2012

 

 

 

TURQUIE


La religion entre en force dans les écoles publiques turques

‣ Une nouvelle loi introduit des cours facultatifs sur le Coran et l’enseignement de l’arabe. ‣ Les milieux laïcs s’inquiètent et craignent que la pression sociale pousse à rendre ces enseignements obligatoires.

Le débat sur la place de la religion dans la société turque ne cesse de prendre de l’ampleur. Au début de la semaine, le pianiste Fazil Say, de renommée mondiale, a annoncé qu’il quittait la Turquie pour s’installer au Japon. Connu pour ses positions laïques, Fazil Say avait récemment déclaré son athéisme sur le réseau social Twitter et ironisé sur l’islam, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires. « Je suis peutêtre la première personne au monde à faire l’objet d’une enquête en justice pour avoir déclaré mon athéisme » , a-t-il déclaré au journal Hürriyet ; « Si je suis condamné à la prison, ma carrière sera terminée. »

Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu après le passage en force, fin mars, d’une réforme du système éducatif, conspuée par les milieux laïcs. La nouvelle loi transforme de fond en comble l’actuel système en faisant passer de 8 à 12 années la durée d’enseignement obligatoire. Au-delà de cet objectif loué par la majorité des députés, c’est le découpage de ce cursus en trois périodes de quatre années – proche des écoles primaires, collèges et lycées français – qui crée la polémique. Désormais, les élèves pourront accéder dès la fin du primaire, et non plus au stade de lycée, aux fameux imam hatip ou écoles de prédicateurs religieux initialement vouées à former des imams.

Ces écoles, perçues comme fers de lance d’une éducation religieuse loin des standards laïcs de la Turquie, avaient vu leur fonctionnement remanié après le coup d’État dit « postmoderne » du 28 février 1997. À l’époque, le gouvernement de coalition mené par un islamiste avait été contraint à la démission par les militaires. Alors que la justice vient de lancer une enquête contre des militaires impliqués dans ce « putsch », le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, diplômé d’un imam hatip , a reconnu que cette réforme de l’éducation est un moyen de « panser les plaies du 28 février ».

En janvier, il avait aussi annoncé la fin des cours obligatoires de « sécurité nationale » dispensés par des militaires.

La réforme ne s’arrête pas là. Elle introduit deux cours facultatifs sur le Coran et sur la vie du prophète Mohammed ainsi que l’apprentissage de la langue arabe, en collège et lycée, qui s’ajoutent au cours obligatoire de religion d’une heure par semaine. « Qu’y a-t-il de plus beau qu’apprendre le Coran ? » a demandé Recep Tayyip Erdogan lors des débats parlementaires.

« Aujourd’hui, grâce à notre gouvernement, la nation obtient le droit d’apprendre sa religion. »

Si les supporteurs de cette loi mettent en avant la plus grande diversité de l’enseignement, l’opposition kémaliste y voit une atteint directe à la tradition laïque du pays. Au-delà de la question des imam hatip, se pose celle de l’aspect réellement facultatif qu’auront les nouveaux cours de religion notamment en Anatolie où la pression sociale est forte. Par ailleurs, cette réforme est perçue comme une mise en application directe de la volonté du premier ministre de « former une jeunesse religieuse » comme il en avait évoqué le souhait en février. À l’époque, il avait aussi reproché à l’opposition de vouloir « former une génération d’athées ».

Il y a encore cinq ans, cette loi aurait certainement été retoquée par la Cour constitutionnelle connue pour ses positions rigides sur la laïcité. Ce scénario semble aujourd’hui peu probable, compte tenu de sa nouvelle composition et les récentes victoires du gouvernement sur la hiérarchie militaire, qui s’était jusqu’alors autoproclamée garante de la laïcité.

À la polémique sur le fond, s’ajoutent aussi sur les critiques sur la forme, le ministère de l’éducation et les enseignants ayant été mis devant le fait accompli. Il n’en fallait pas moins pour déclencher un tir groupé de critiques dans un pays où l’école est depuis la fondation de la République en 1923 le terrain d’affrontement privilégié entre laïcs et religieux.

Delphine Nerbollier dans La Croix 27/04/2012


 

 

 

Abbé Jean-Noël ZORZI

Dans le Haut-Doubs, un prêtre exerce sans mission de l’évêque

Dans un communiqué publié lundi 30 avril, Mgr André Lacrampe, archevêque de Besançon, fait savoir que le P. Jean-Noël Zorzi exerce sans mission dans la région du Haut Doubs

« J’apprends qu’un prêtre, l’abbé Jean Noël Zorzi, intervient, à son initiative personnelle, dans notre diocèse, dans le Haut-Doubs Horloger. Je tiens à faire savoir que ce prêtre, incardiné au diocèse d’Autun, exerce une activité chez nous sans aucune autorisation ni mission que je lui aie données. J’en avertis, ce jour, son évêque. Les fidèles qui seraient troublés par sa présence, sauront ainsi à quoi s’en tenir », indique l’archevêque dans son communiqué.

Le P. Jean Noël Zorzi, 47 ans est incardiné dans le diocèse d’Autun (Saône-et-Loire) où il n’a plus de mission depuis quelques années. Originaire du Territoire de Belfort, il revient régulièrement en Franche-Comté.

Sans mission de l’évêque, il organise des soirées de dévotion mariale, ce qui relève « d’une démarche totalement personnelle », indique-t-on à l’archevêché de Besançon.

La Croix du 2 mai 2012 Urbi et Orbi

Le Bien Public du 5 mai 2012

 

 

 

 

 

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  Pour les années précédentes 

des sites sont à votre disposition pour vous aider dans votre recherche

en particulier

celui de Lacuzon

http://www.sos-derive-sectaire.fr

 

celui de Prevensectes

http://www.prevensectes.com

 

 

                                                                                       Il y a des dérives sectaires, oui.

Mais il y a aussi des comportements de paix, de dignité, de respect et de liberté :

les fruits de Gamaliel

 

 

 

RAPPORT 2010

DE LA MIVILUDES 

(Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)

http://www.miviludes.gouv.fr/IMG/pdf/ra2010_mise_en_ligne.pdf

 

RAPPORT 2009

DE LA MIVILUDES 

(Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)

http://www.miviludes.gouv.fr/IMG/pdf/rapport2009_mise_en_ligne.pdf

 

RAPPORT 2008

DE LA MIVILUDES 

(Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)

http://www.miviludes.gouv.fr/IMG/pdf/Miviludes_Rapport_2008.pdf

 

RAPPORT 2007

DE LA MIVILUDES 

(Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)

http://www.miviludes.fr/IMG/pdf/Rapport_Miviludes_2007.pdf


RAPPORT 2006

DE LA MIVILUDES 

(Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)

http://www.miviludes.gouv.fr/mise_a_jour.php3


RAPPORT 2005 

DE LA MIVILUDES 

(Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)

http://www.miviludes.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_MIVILUDES_2005-2.pdf


RAPPORT 2004 

DE LA MIVILUDES 

(Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)

http://www.miviludes.gouv.fr/article.php3id_article=125


RAPPORT 2003 

DE LA MIVILUDES 

(Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)

http://www.miviludes.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_MIVILUDES_2003.pdf

 

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