SERVICE DIOCÉSAIN "PASTORALE, SECTES ET NOUVELLES CROYANCES"

9 bis, boulevard Voltaire - 21000 DIJON

 

"PASTORALE, SECTES ET NOUVELLES CROYANCES"

N° 8

Les motivations des adeptes (éditorial 5)

Maguy Lebrun

ISSN 0990-0500

 

 

 

EDITORIAL N°5

Si les sectes et nouveaux mouvements religieux emportent à l'heure actuelle un succès croissant, cela signifie qu'ils fournissent, croit-on, une réponse à des besoins; les marchands de "spirituel" ne connaîtraient aucun succès s'il n'y avait pas de clients potentiels et disponibles sur le marché. Et l'on constate en parcourant l'histoire de l'humanité qu'à une société en crise correspond toujours une prolifération des sectes.

Actuellement, drogue, suicide ou entrée dans une communauté émotionnelle coupée du monde se présentent pour un certain nombre de nos contemporains comme une réponse à la désespérance du moment.

Il convient donc de s'interroger sur les raisons du succès des sectes, lequel tient autant et peut-être davantage à la nature du terrain où elles se développent grâce à leurs messages propres. Des situations de crise ou de vulnérabilité générale peuvent révéler et/ou produire des besoins et des aspirations qui deviennent des motivations de base pour se tourner vers les sectes.

Nous abordons donc dans cet éditorial n°5 les MOTIVATIONS POUR ENTRER DANS UNE SECTE. Nous repèrerons un double mouvement de déception et d'enthousiasme chez les adeptes; l'éventail des candidats en effet est large: cela va des fragiles et marginaux de notre société qui cherchent refuge dans ces groupes jusqu'aux véritables "quêteurs" du divin. Ces besoins sont alors convoités par le marketing du religieux pour lequel il sera bien facile de vendre sa marchandise.

 

Trois motivations peuvent être repérées sur ce marché:

1/ UN BESOIN DE CHALEUR HUMAINE, UN BESOIN AFFECTIF;

2/ UN BESOIN SPIRITUEL;

3/ et... LA PEUR.

 

 

1/ BESOIN AFFECTIF

Un homme "non-aimé" ou "mal-aimé" peut mourir d'une overdose de solitude comme on meurt d'une overdose de drogue. Par un parallélisme significatif, c'est dans la même tranche d'âge (19/25 ans) que l'on trouve le plus d'adeptes des sectes et le plus grand nombre de demandeurs de soins en milieu hospitalier pour intoxication par la drogue.

En fait, notre société occidentale a vécu, après la seconde guerre mondiale, comme une sorte de revanche par une reconstruction rapide, un progrès technique intense et une consommation "défoulante", bref un passage au matérialisme jouisseur et individualiste. Celui-ci a suscité le bouillonnement des années 1968, époque à laquelle on croyait pouvoir changer cette société "métro-boulot-dodo" en en déboulonnant les structures. Or, dix- vingt ans plus tard, ce fut le temps pour certains de l'après-désillusion: changer la société, ce n'est pas possible; d'où défection de la lutte politique et sauve-qui-peut dans le chacun-pour-soi. Traversant toute cette période, un professeur d'université fait le constat suivant: "autrefois, lorsque je voulais faire rire mes étudiants, je leur parlais religion et lorsque je recherchais le sérieux de leur réflexion, nous parlions politique; aujourd'hui, quand je veux les faire rire, je parle politique et quand je recherche leur attention, nous parlons religion."

"Il y a, dit-on, une concordance entre le déclin d'une civilisation et l'offensive des sectes". C'est comme si le lit des sectes étaient fait par la société elle-même. Disons encore que la société a les sectes qu'elle mérite!

 

QUE SONT DEVENUES LES STRUCTURES OU COMMENT SONT-ELLES PERCUES?

Notre société occidentale apparaît dure: les situations bien souvent sont conflictuelles et régies par la loi de la jungle. Elle est ressentie comme dépersonnalisante: une affiche publicitaire pour une agence d'interim ne présentait-elle pas des salariés masqués, disant par là, que peu importent les personnes, peu importent les visages, les fonctions étant anonymes et le personnel interchangeable. Cette société est devenue ultratechnique: certaines relations sont régies par la voix-off. Enfin, le matérialisme ambiant ne facilite pas la convivialité.

Avec ces caractéristiques, il faut souligner que les modes de vie traditionnels ont été disloqués: la communauté du village par exemple n'est plus ce qu'elle était. Et des personnes déracinées par un nomadisme forcé professionnel ou à la suite d'une rupture conjugale ne sont plus "assumées" ni intégrées par les structures sociales.

Les Eglises sont perçues parfois comme des groupes froids et manquent en effet de lieux de contre-influence. L'ambiance de nos communautés reflète aussi parfois l'ambiance sociale... Pour d'autres, l'aggiornamento de notre Eglise avec le Concile Vatican II a été vécu comme une déstabilisation insécurisante et le mouvement de conversion d'une religion à une foi engagée s'est avéré trop exigeant. Pour d'autres encore, les relations sont difficiles avec le clergé: l'Eglise peut faire peur..., ou bien des situations matrimoniales irrégulières iront se réfugier dans des groupes comme la Chapelle Sainte Marie à Rouen du pseudo-monseigneur Cantor qui a réussi ce tour de force d'assurer la pérennité de la liturgie traditionnaliste et l'accueil des divorcés remariés !

Qu'est devenue par ailleurs la cellule familiale ? On parle du rejet agressif par les jeunes de leurs parents ? Or, bien souvent, ce sont ces mêmes fils et ces mêmes filles qui vont considérer un Moon ou autres gourous comme leur père. Cela prouve le besoin d'un tuteur chez tout jeune en croissance , semblable à une jeune plante qui doit pouvoir s'appuyer sur une solidité pour grimper et se fortifier. Or, malheureusement, le terrain parental a bien souvent été déserté par les adultes procréateurs. D'autre part, ces jeunes ont besoin non seulement de l'autorité parentale, mais d'un foyer dans toute l'intensité que recouvre ce mot: foyer où l'on est aimé, choyé, rassuré, encouragé, entouré. Là encore, combien de solitude, combien de violence et de tension, d'où le refuge par exemple dans la cohabitation juvénile: être ensemble pour se tenir chaud, puisqu'il fait si froid ailleurs.

D'où le besoin exacerbé, voire désespéré, de lieux d'accueil chaleureux. Besoin de communauté, de fraternité, besoin de relations, de communication; besoin de convivialité et d'appartenance: besoin de groupes où l'on soit reconnu avec réciprocité; besoin d'une micro-société sécurisante qui fournit enfin une identité à celui ou celle dont l'existence est réduite à un numéro d'ANPE ou de Sécurité Sociale. Ce groupe dans lequel vont se réfugier bien souvent des gens qui se ressemblent montre de plus une grande cohésion (grâce à l'autoritarisme du gourou): alors que dans la société, les occasions de conflits sont fréquentes et inévitables, le groupe apparaît comme un lieu enfin pacifique et harmonieux: tous pensent de la même façon, il n'y a donc ni opposition ni combat. Ces groupes parfois offrent aux candidats une responsabilité précise et une chance égale de ministère et de direction, de participation et d'expression. Par exemple, tel immigré qui ne saurait accéder à une responsabilité sociale ou écclésiale, se voit confier chez les Témoins de Jéhovah les visites avec rapports à la clé, de tout un quartier; c'est aussi une manière d'être reconnu et donc d'exister. Cette même raison se retrouve dans le succès de groupes néo-fascistes, néo-templiers, dans lesquels on fait miroiter à des jeunes dont l'horizon est nul, une initiation degré après degré à la chevalerie.

L'expression cultuelle par exemple dans beaucoup de ces groupes à dominante chaleureuse et fraternelle est très émotionnelle et joue puissamment sur la corde affective. Un membre du C.N.R.S. a même fait toute une étude intitulée "De l'émotion en religion" et l'on peut se souvenir du titre d'une chanson des Enfants de Dieu "Redeviens comme un bébé": nous sommes en plein dans le fusionnel ! Et les sectes jouent là-dessus. Moon a l'art d'aborder des jeunes en les invitant à passer le week-end suivant dans tel ou tel centre où aura lieu une rencontre de jeunes supersympathique... et l'ambiance en effet est fort chaleureuse. Les groupes évangéliques, tels les Pentecôtistes, offrent eux ausi, des réunions très chaleureuses où précisément les pasteurs ont l'art de chauffer leurs ouailles.

Ce besoin affectif présente donc une face tout à fait positive: l'homme est un être foncièrement convivial, relationnel et il doit pouvoir exprimer aussi son coeur. D'où son désir de fraternité. La motivation pour d'autres sera plus en creux: ce sera la réaction grégaire de tous les "paumés", "mal dans leur peau" de nos sociétés.

Une interrogation se dessine que nous approfondirons dans un éditorial ultérieur: nos paroisses sont-elles des communautés vivantes et accueillantes ? Notre vie de quartier, d'immeuble, facilite-elle les relations ?

 

 

2/ BESOIN SPIRITUEL

"Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas" aurait dit André Malraux. Cette sentence à l'approche de l'an 2000 est présente dans nos esprits, et s'explique aisément. Les hommes ont investi dans les idéaux marxistes, et nous assistons à l'effondrement des régimes mis en place, après combien de goulags. Ou bien, ils se sont enlisés dans l'hédonisme et le consumérisme de notre Occident. Or, la dimension religieuse de l'homme est irréductible.

Celui-ci a été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu et consciemment ou inconsciemment, il cherchera toujours sa source. "Modelé avec la glaise du sol", il porte aussi en lui "l'haleine de vie insufflée" par son Créateur et Père et qui fait vraiment de lui un être vivant. Nous nous souvenons de cet étonnement d'un ministre soviétique avant les bouleversements de l'Est devant l'existence et la vitalité de la foi en U.R.S.S. On ne tue pas la dimension spirituelle d'un être humain. Et c'est ainsi que nous assistons aujourd'hui à un réveil du religieux.

Mais il convient de discerner dans ce retour le meilleur et... le pire. Ce réveil peut être une victoire de l'Esprit-Saint. Il peut contenir aussi de redoutables ambiguïtés. "Un monde qui n'est plus spirituel devient un monde spirite"... Ce réveil de la pulsion religieuse constitutive de l'homme peut très bien, et nous le voyons, dériver dans n'importe quelle déformation. Il peut exprimer, non pas une quête authentique de Dieu, mais une réaction de fuite et d'évasion d'un monde désenchanté et trop difficile, et devenir ainsi un opium. Ou encore un habillage de tentations totalitaristes (cf. le livre "La revanche de Dieu" qui traite de réactions intégrisantes).

Par ailleurs, il faut constater que ce sacré n'est plus géré par les Eglises mais s'exprime à l'état libre, et se retrouve récupéré par de nombreux cultes indépendants ou bien investi dans des domaines dits profanes de l'agir humain. On peut observer une certaine désaffection par rapport aux Eglises instituées, et l'apparition de religions sauvages et néo-païennes.

Ceci dit, regardons de plus près les diverses attentes ou réactions contemporaines dans le domaine du spirituel, qui encore une fois, charrient le meilleur et le pire.

 

A) SOIF ET QUETE DE DIEU

Insatisfaits d'un matérialisme idéologique ou pragmatique, beaucoup expriment une recherche spirituelle et se tournent vers l'intériorité. Certains se disent déçus par l'investissement dans le monde (les oeuvres caritatives et sociales) de l'Eglise Catholique et revendiquent une dimension de prière et de vie spirituelle. D'autres encore ont besoin d'une expression cultuelle plus sentimentale, plus émotionnelle, plus populaire et moins cérébrale. Ces diverses aspirations sont sollicitées dans deux directions, selon les tempéraments et les passés: tout d'abord, du côté de l'Orient avec le zen ou le yoga. Un certain nombre de groupes à coloration orientaliste (dans lesquels les grandes religions telles l'hindouisme ou le bouddhisme, ne se retrouvent pas toujours d'ailleurs) vont offrir aux voyageurs de Katmandou une sorte d'orientalisme via la Californie. L'autre proposition est offerte par des cultes évangéliques fondamentalistes, où l'émotionnel trouvera davantage son compte.

  

B) BESOIN D'EXPERIMENTER DIEU.

Besoin d'expérience spirituelle et mystique: vivre une expérience du divin. Notre contemporain est devenu en quelque sorte allergique au dogmatisme et au juridisme de nos Eglises. Il ne demande pas une doctrine mais une expérience. Il cherche non point des théologiens mais des témoins, des gens qui y croient et qui parlent par expérience religieuse. Il se cherche des maîtres capables de déclencher en lui quelque chose, d'où l'impact des gourous. Il n'hésite pas à idéaliser l'Eglise primitive en en faisant un âge d'or du christianisme.

 

C) BESOIN D'ENSEIGNEMENT SPIRITUEL

Certes, l'attention s'est portée sur la culture scolaire et universitaire, mais en revanche, quel vide spirituel et quelle inculture religieuse! Il y a donc là une vaste clientèle potentielle pour n'importe quel soit-disant "maître" dont les élucubrations rempliront sans discernement ni filtrage les cerveaux. Les gens sont avides de repères, de connaissances et là aussi, ils iront manger au ratelier du fondamentalisme pour certains, de la gnose renaissante pour d'autres.

 

D) RECHERCHE DE LA BIBLE

Avec toujours cette difficulté d'accueillir le discours sur la parole de Dieu et son exigence exégétique. La Bible, soit lue "ras la lettre", soit réinterprétée à la manière ésotérique.

 

E) RETOUR A LA VISION IDYLLIQUE DE L'EGLISE PRIMITIVE

Pour ce faire, on gomme allègrement les tensions et difficultés de l'Eglise naissante (cf. dans les Actes des Apôtres au chapitre 15 verset 39 le différend entre Paul et Barnabé, ou bien la fraude d'Ananie et de Saphire au chapitre 5!). Nos Eglises dans certains groupes sont taxées de trahison. Les Mormons ou l'Eglise néo-apostolique par exemple se disent seuls et vrais héritiers des Apôtres, après seize siècles d'infidélité ! D'autres accusent Paul d'avoir inventé le carcan écclésial.

  

F) BESOIN DE MYSTERE ET DE MERVEILLEUX

Lorsqu'une société est prisonnière de sa technique, de son ultra-rationalité, elle ne tarde pas à tomber dans l'irrationnel. Cet irrationnel peut être chrétien: en temps de crise, on assiste à une prolifération des révélations, des apparitions de Marie, des messages du Sacré-Coeur, des visions, des guérisons; et les pélerinages à Dozulé, San Damiano, Kerizinen et autres vont bon train. On se précipite vers une icône qui soit-disant suinte de l'huile parfumée, et quelque temps après, on apprend que c'était une escroquerie. Cet irrationnel peut être aussi païen: avec son cortège de rites initiatiques, son ésotérisme, son occultisme, voire son satanisme. Quand des coups étranges retentissent dans une maison, on la déclare tout de suite hantée, plutôt que de commencer par sonder le terrain pour y découvrir comme cela s'est déjà produit, un processus de coups de bélier provoqués par des eaux souterraines montantes. Ce réveil de la religiosité se nourrit abondamment de parapsychologie, de channeling (spiritisme façon fin XXème siècle), etc.

En résumé, nous assistons pour une part non négligeable à un retour du religieux qui se cherche des religions "douces", religions-kit où chacun se refait un univers spirituel avec les éléments qui lui agréent et qu'il a trouvés sur les rayons du supermarché religieux mondial. Même chez des croyants pratiquants, il n'est plus rare de repérer le phénomène de double-appartenance (un pied dans la foi chrétienne, et l'autre dans la réincarnation par exemple). Expression du subjectivisme et de l'individualisme repérables en bien d'autres domaines.

Il faut ajouter que la motivation n°1 et celle que nous venons de développer s'imbriquent également. Par peur du monde tel qu'il se présente aujourd'hui, certains s'évadent sur les nuages du soi-disant spirituel, fuyant ainsi les exigences et les combats de l'incarnation.

 

 

3/ LA PEUR

Cette peur que nous devinons derrière certaines réactions développées ci-dessus, guette déjà les plus fragiles, les plus vulnérables, les plus démunis de nos sociétés. Ce sont précisément les victimes ciblées par les sectes.

Il est commun de souligner l'anxiété qui tenaille un grand nombre de nos contemporains. Elle s'exprime par diverses peurs que les sectes et nouveaux mouvements religieux ont bien repérées et auxquelles bien entendu, ils offrent leurs remèdes.

Quand une difficulté est trop grande, la tentation est de la résoudre par une simplification psychologique du problème. C'est ainsi que de nombreux adeptes sont amenés à quitter tout simplement le terrain des problèmes collectifs et sociaux en se marginalisant et en pratiquant l'absentéisme militant. Devant l'énormité de la crise traversée par les peuples d'Amérique Latine, plus de 30 % des populations à l'heure actuelle sont soustraits à l'engagement social et politique par des sectes bien conscientes de l'enjeu. Quand la vie se fait trop dure, il est tentant d'oublier et de sublimer. L'impact sur les jeunes d'un film comme le Grand Bleu tout rempli de son rêve fusionnel est significatif de l'état de notre société.

Les adeptes des sectes et nouveaux mouvements religieux ont bien souvent peur des combats de l'incarnation et démunis devant eux, cherchent à s'en sortir comme ils peuvent. Ils ont peur:

 

A) DE LA MALADIE

Quand les critères proposés par la publicité sont la puissance, la beauté, la jouissance, avec son culte du corps et du bien-être, on ne peut que susciter l'engouement pour les multiples groupes de thérapies de tous genres, pour les médecines parallèles, pour les guérisseurs, radiesthésistes, magnétiseurs, harmonisateurs énergétiques,etc. Devant l'hécatombe due au cancer et au sida, Yvonne Trubert d'IVI a beau jeu de déclarer qu'il n'y a pas de maladie inguérissable, qu'il suffit de prier pour que les métastases s'envolent ! Combien de malades désespérés par l'échec de traitements se réfugient dans des régimes macrobiotiques ou se livrent aux mains d'hypnotiseurs, au autres pratiques à la mode.

 

B) PEUR DE LA MORT

Quand une société cache la mort et relègue ses défunts loin des vivants , comment ne pas être fragilisé lorsque, malgré tout, çà arrive ? Apeuré par cette échéance inéluctable, notre contemporain est séduit par la réincarnation: la mort n'est qu'un passage et on reviendra. Meurtri par la disparition d'un être cher, il peut être tenté par le spiritisme. Paris-Match du 10 octobre 1991 nous rapporte le record des ventes battu en Italie par le livre "Comment mon fils mort m'a parlé". Cela explique les succès du Père François Brune qui dit-il enregistre même les voix ou du Docteur Moody: "la vie après la vie".

 

C) PEUR DE LA FIN DU MONDE

Le spectre d'une guerre nucléaire mondiale, ou d'une destruction écologique planétaire sert bien souvent d'introduction à un grand nombre de sectes. Depuis l'Harmaguédon des Témoins de Jéhovah en passant par la pilule de niacine de Scientologie jusqu'aux soucoupes volantes des Raëliens.

 

D) PEUR DE L'AVENIR

Horizon pour certains: chômage et autres maux. Le recours pour exorciser cette inquiétude, pour essayer de maîtriser un tant soit peu l'avenir, est alors recherché du côté de l'astrologie, de la voyance ou de la numérologie.

 

E) PEUR DES AUTRES

La solution est, croit-on, entre les mains des marabouts, des désenvoûteurs, des magiciens et des sorciers. Si tout va mal, c'est parce que quelqu'un a jeté un sort, entend-on. Et non seulement, il sera demandé d'être "désenvoûteur", mais la magie noire permettra de renvoyer son sort à l'expéditeur: c'est ainsi que se multiplie le commerce, même à Dijon, des statuettes piquées d'épingles...

  

F) PEUR DE LA NATURE

Les apprentis-sorciers de la planète deviennent alors des adeptes de groupes pseudo-écologiques, tel Ecoovie.

 

G) PEUR DE LA CULPABILITE

L'homme ne fait pas n'importe quoi sans conséquences. Mais s'il ne se situe pas dans une relation dialogale avec son Créateur ou en référence à des valeurs, il devient la proie de la culpabilisation. Ayant peur, même inconsciemment de l'irréversible, là encore il cherche du côté de la réincarnation, espérant en une autre vie pour une autre chance. Ou bien il accuse les autres: c'est la politique manichéenne des Témoins de Jéhovah qui nous prêchent que le monde est mauvais, satanique. Il faut bien un bouc émissaire.

 

H) PEUR DE L'AU-DELA

Peur de l'inconnu: après, qu'est-ce qu'il y a ? Les théoriciens des extra-terrestres offrent leur solution.

 

I) PEUR DU VIDE

Par ailleurs, la nature ayant horreur du vide, l'homme a besoin de repères pour vivre. Or, pour un certain nombre, c'est le vide et il faut le combler:

 

a) BESOIN DE REPERES, DE STRUCTURES FORTES

Ce besoin de sécurité accru en période de crise est à l'origine de bien des rigidités doctrinales et il n'est pas étonnant de rencontrer un peu partout dans le monde des mouvements de fascisation, que ce fascisme soit politique ou à connotation religieuse. Toutes les religions à l'heure actuelle ont leur frange intégriste. Ce besoin de repères explique l'influence des gourous, des maîtres-à-penser.

 

b) BESOIN DE CONNAISSANCE

L'Occident est avide de nouvelles sagesses, de gnose, d'explication du monde et de l'au-delà, etc. Avec le besoin d'un guide pour être initié. Cela explique le regain pour la Rose-croix, la théosophie, La Fraternité Blanche Universelle et Scientologie.

 

c) BESOIN DE POUVOIRS

* POUVOIR SUR SOI

Il faut citer ici tous les groupes New Age de Potentiel Humain ou

d'élargissement de la conscience, qui consiste entre autres à dépasser les lois de la matière.

* POUVOIR SUR LES AUTRES

C'est la doctrine de Nouvelle Acropole, des néo-templiers, du néo-nazisme avec son mythe du surhomme.

* POUVOIR SUR LE MONDE

Telle est la pensée de Moon qui estime que Jésus a échoué parce qu'il fallait qu'il conquiert le monde en rassemblant le plus d'argent possible, en en prenant la direction politique. Pour Moon, la mission messianique a échoué sur la croix; il fallait donc une second Messie, qui n'est autre que lui, bien sûr.

* POUVOIR SUR DIEU

Nous touchons tout le domaine de la magie et de la sorcellerie.

 

d) REACTION DE FUITE:

* Un homme qui a peur est tenté de régresser PAR LA FUITE DANS LE PASSE. D'où la réapparition des mythes paradisiaques, le retour aux racines celtiques et druidiques.

* Il peut au contraire FUIR EN AVANT. Dans sa soif de paix, d'harmonie, de tolérance et d'universalisme, il investit en cette approche de l'an 2000 et croit que le passage à l'Ere astrologique du Verseau va amener le Nouvel Age, la Supra-religion mondiale, l'Age d'Or...

 

Encore une fois, si les sectes connaissent à l'heure actuelle un succès croissant, c'est qu'elles vont à la rencontre d'une clientèle disponible à leurs messages. Les marchands vendent parce que les clients sont intéressés et prêts à acheter. Des besoins ont été exacerbés par notre société; les sectes en bons sociologues ont emprunté les créneaux capables de fonctionner. Nous verrons ultérieurement que ces motivations positives et moins positives de nos contemporains constituent un défi pastoral pour nos Eglises.

 

Soeur CHANTAL-MARIE, responsable du Service

(à suivre...)

 


MAGUY LEBRUN

 

& son livre: "MEDECINS DU CIEL, MEDECINS DE LA TERRE"

 

La liberté de conscience est un droit de la personne humaine et il convient de respecter ce droit, dans la mesure, bien entendu, où son exercice s'arrête à la liberté d'autrui. Cela signifie que le mot "secte" par exemple, doit être employé uniquement lorsqu'un groupe manipule, aliène et détruit des personnes: nous avons affaire à ce moment-là à une violation des droits élémentaires de l'homme. D'autres groupes, simplement différents de par leurs idéologies, leurs spiritualités, leurs croyances..., s'ils demeurent dans le respect des personnes qu'ils rassemblent, ne sauraient être taxés de "sectes". C'est la raison pour laquelle, nous employons à l'heure actuelle l'expression "Sectes et nouveaux mouvements religieux". Ces nouveaux mouvements comportent par exemple le Nouvel Age, tout en sachant que dans le Nouvel Age, peuvent se glisser des groupes tout à fait sectaires. Les hommes sont donc libres de penser et de croire, sincérement, comme bon leur semble, même si cela peut dégénérer en élucubrations ou extravagances de toutes sortes.

Toutefois, lorsque quelqu'un revendique l'appartenance à un groupe, l'honnêteté intellectuelle et... spirituelle exige que cette personne soit en harmonie, ou au moins y tende, avec la confession de ce groupe. Quand quelqu'un se déclare "chrétien", cela signifie qu'il se veut "disciple de Jésus-Christ". Quand quelqu'un se déclare "catholique", cela nécessite qu'il confesse la foi reçue des Apôtres de Jésus-Christ, au sein de l'Eglise catholique. Bien entendu, chacun a droit à son rythme, à son cheminement dans la foi. Mais ce respect de la marche de chacun sur la Voie n'a rien à voir avec l'attitude de celui qui, tout en se disant "chrétien", nie farouchement des points fondamentaux de la foi apostolique. Par exemple, on ne peut être véritablement chrétien si on affirme encore une fois farouchement la croyance en la réincarnation. Les Témoins de Jéhovah se présentent souvent comme des chrétiens qui veulent parler à des chrétiens. Or, un Témoin de Jéhovah qui nie violemment la divinité de Jésus (de même nature que le Père) ne saurait revendiquer cette appellation. Il y a en matière économique des appellations contrôlées; il y a en matière idéologique et spirituelle aussi des appellations contrôlées. Et le "contrôle" est exercé par la foi telle que nous l'ont transmise les Apôtres. Cela ne signifie pas qu'être chrétien consiste à appartenir à une sorte d'élite spirituelle, impeccable quant aux dogmes! Encore une fois, notre foi est en chemin, elle peut parfois balbutier, elle peut chercher, elle doit toujours mûrir et s'approfondir. Mais il y a une différence entre celui qui humblement, prend la mesure de sa foi par rapport au "dépôt" apostolique, la Tradition, et cet autre qui ne cherche pas à accueillir, à écouter, mais refait orgueilleusement le credo.

Ceci dit, que des gens sans racines se disent disciples de Maguy Lebrun, est tout-à-fait respectable. Mais, que des chrétiens pratiquent une sorte de "double appartenance" pose question...

Nous allons voir dans le développement qui suit, en quoi les "dogmes" exposés dans le livre de Maguy Lebrun: "Médecins du ciel, médecins de la terre" sont incompatibles avec la foi chrétienne.

 

 

I/ HISTORIQUE

L'étrange histoire de Maguy Lebrun commence il y a plus de trente ans, quand, une nuit, elle entend par l'intermédiaire de son mari endormi, la voix de celle qu'elle appellera désormais son "guide spirituel" ou son ange gardien, lui proposer une mission: mettre sa vie au service des malades, grâce à ses dons de magnétisme et à l'utilisation des forces de la prière. "Mais, précise la voix, tu ne guériras les corps qu'en guérissant les âmes." Maguy abandonne son métier d'infirmière, Daniel, son mari, l'expertise comptable. Leur vie bascule: les voilà happés par les malades et les enfants abandonnés ou en difficulté qu'ils recueillent dans leur maison de St-Nazaire-les-Eymes, près de Grenoble. Pendant ce temps, "l'initiation" de Maguy se poursuit -elle durera dix ans- sous formes de messages adressés par des "guides" successifs. En 1987, le groupe qu'elle a constitué rassemble quatre cents personnes à Grenoble. A l'heure actuelle, il a essaimé dans plusieurs villes de France, et même à l'étranger.

 

 

II/ QUALITES INDISCUTABLES DE MAGUY LEBRUN

Personne ne peut mettre en doute la générosité du couple Lebrun, son honnêteté et son désintéressement. Le Père Jean GODEL, curé de Saint-Nazaire-les Eymes, écrit dans la préface du livre cité: "Vous pourrez, comme moi, ne pas suivre totalement Maguy dans ses conceptions sur l'au-delà"... mais, ajoute-t-il, des fruits de la qualité qu'on observe chez les Lebrun, "je voudrais que bien des chrétiens, y compris le signataire de ces lignes et tous les hommes de bonne volonté soient capables d'en produire de semblables."

Ainsi, les époux Lebrun ont adopté et élevé une quarantaine d'enfants. Le nombre des malades entourés par leur groupe, sinon guéris, du moins fortifiés et apaisés, est énorme. De nombreux agonisants ont bénéficié de leur aide pour le grand passage. Des personnes âgées ont trouvé refuge et paix dans leur maison. Accueil, amitié, amour fraternel, compassion sont des mots qui retentissent fort à chaque page de ce témoignage. Tout cela vécu dans l'abnégation, dans le souci d'humilité, dans l'esprit de service des frères. Tout cela vécu sans odeur d'argent!

 

 

III/ AMOUR ET... VERITE 

Si les qualités et la sincérité de Maguy Lebrun ne peuvent être mises en doute, il faut cependant préciser que la notion de "sincérité" ne doit pas être confondue avec celle de "vérité". Je peux tout à fait être sincère et me tromper. Par conséquent, l'amour ne suffit pas. La Bible emploie fréquemment cette expression "Amour et Vérité". L'amour doit tendre vers la vérité et la vérité doit être aimante.

La croyance de Maguy Lebrun, développée dans son livre "Médecins du ciel, médecins de la terre" repose sur un certain nombre de principes, de "dogmes" qu'il convient maintenant d'examiner.

 

1/ RELIGION UNIVERSELLE

Citations du livre de Maguy Lebrun:

page 65: "Ce moment intense de solidarité, au-delà des religions et des races, concrétisation de l'oecuménisme de notre groupe..."

page 111: "Nous marchons, je l'espère, vers la religion universelle et celle-ci ne peut être fondée que sur la tolérance. Les adeptes de cette foi sauront que rien ne sert de changer de religion, mais que l'évolution passe par la main tendue vers l'autre, même si ce dernier n'a ni la même croyance ni la même couleur de peau ou la même langue."

page 112: "J'aime bien l'image que donne le père B.: chaque religion est une face de la pyramide que nous escaladons tous pour nous retrouver au sommet."

page 112: "Après une séance de magnétisme, un jour, Fatima m'interroge: "A toi, je peux le dire, tu comprendras sûrement. Est-ce que tu ne crois pas que Mahomet et Jésus, c'était le même ?

Parce que son coeur est plein d'amour, Fatima a compris la loi d'unité du message divin."

page 114: "Ces idées nouvelles sont des réalités venues du monde cosmique, sources d'énergies créatrices, potentiels d'actions, et elles se matérialiseront grâce à la volonté. Dès lors la machine est en marche, engendrant subtilement un irrésistible besoin d'infini, de fusion. Quelle que soit sa religion, l'homme a alors trouvé la foi..."

page 116: "...sachons éviter les mots qui divisent et laissons-nous envahir par l'amour."

page 124: "Dès le premier regard échangé, j'ai senti des vibrations le long de l'épine dorsale... Ces yogis ont prié en silence avec nous, puis ils nous ont joué de la musique sacrée: deux civilisations différentes, mais communiant sur une même longueur d'onde, de vibration."

page 326: "...le groupe est une grande famille qui nous ramène à la grande foi fondamentale de l'amour."

page 331: "Nous ne sommes ni une secte ni une religion...

...Catholiques, protestants, juifs, musulmans, rosicruciens, francs-maçons, mormons, bouddhistes, etc., et gens sans religion s'y retrouvent.

...L'entrée dans notre groupe exige surtout un engagement spirituel."

page 338: "L'enseignement des enfants sur le plan philosophique et spirituel, en donnant à ces termes un sens universel..."

346: "Notre foi a sensiblement modifié nos attitudes. Nous sommes toujours catholiques tout en respectant les autres croyances religieuses; les voies sont multiples."

 

Pour Maguy Lebrun, toutes les religions se valent, toutes les religions pour elle, sont une. En fait d'oecuménisme (mot précis pour désigner le dialogue des religions chrétiennes entre elles, chacune étant elle-même), il faut parler ici de syncrétisme, à savoir d'un système philosophique ou religieux, qui tend à fondre plusieurs doctrines différentes: la "religion universelle", où toutes les divergences sont laminées.

Or, à cause de certaines de ses paroles, Jésus est entré en conflit avec les pharisiens par exemple; après son discours sur le Pain de vie, beaucoup l'ont quitté, jugeant ses propos intolérables. Si, dans notre quête de Dieu, nous n'avions pas à avancer, saint Paul à Athènes aurait pu s'en arrêter au dieu inconnu et demeurer ainsi sur la même longueur d'onde avec les athéniens. Mais "malheur à moi si je n'annonce pas Jésus-Christ!", la révélation plénière de Dieu, Jésus-Christ mort et ressuscité. A ce mot précis, il y eut... divergence.

Bien entendu, il est bon que des groupes témoignent de l'amour fraternel, sans distinction de langues, races, peuples et nations... Cependant, le véritable amour est respect de l'autre jusque dans sa différence: il est amour-communion et non amour-fusion.

Maguy Lebrun insiste sur le fait qu'il n'est pas nécessaire de changer de religion. Cette conception en fait de l'ésotérisme. Pour ce dernier, dans chaque grande religion du monde, il y a une vérité cachée (à laquelle on doit donc être initié) qui est l'ésotérisme de cette religion, comme un noyau spirituel et secret. L'exotérisme (l'aspect visible d'une religion) s'adresse au bon peuple qui n'a pas les capacités d'être initié, par exemple. L'exotérisme correspond pour ainsi dire à la matière méprisable et illusoire. L'ésotérisme quant à lui, et c'est là un principe du Nouvel Age, deviendra la religion mondiale de l'ère du Verseau et cette fois, non plus pour quelques initiés, mais pour tout le monde. Il est donc bien de pratiquer la religion du pays où l'on se trouve, mais l'important est de rejoindre ce qui est "l'unité transcendante des religions", qui se trouve précisément dans l'ésotérisme. Toutes les religions se valent car elles auraient leur origine dans une "tradition primordiale unique". Selon un auteur ésotérique, René Guénon, les religions sont comme les différentes pentes d'une montagne; elles montent toutes vers le même sommet." Et selon cette mentalité, je prends mon bien où je le trouve!

La tentation est grande à l'heure actuelle, devant la difficulté de la vie, de s'évader de notre condition terrestre avec ses limites et de fuir les choix et les exigences d'un engagement. Cette tentation s'attaquera à l'incarnation du message du Christ confié à l'Eglise dépositaire du message pascal: "Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux" (Matthieu 16,19).

L'homme a au fond du coeur, et heureusement, la nostalgie de l'unité, de la paix et de la fraternité; mais celles-ci ne sauraient grandir sur le terrain de la confusion et du syncrétisme. Beaucoup de nouveaux mouvements religieux et de sectes préparent l'avènement de l'ère du Verseau, c'est-à-dire, selon eux, "avec la fin du présent millénaire, le passage de l'ère du Poisson correspondant à la religion du Christ, à l'étape de la religion universelle". Il faut même, selon certains, accélérer le processus de décadence du christianisme! L'avertissement de Paul à Timothée est toujours valable: "Un jour viendra où les hommes ne voudront plus supporter les paroles de la vérité... ils écouteront des maîtres qui leur diront ce qu'ils auront envie d'entendre et se détourneront de la vérité pour croire à des fables".

 

 

Citations du livre de Maguy Lebrun dans lesquelles nous pouvons repérer l'utilisation du vocabulaire chrétien mais avec un contenu bien entendu, différent:

page 251: "Nous... avons partagé les brioches et les jus de fruits apportés là. Quelle belle communion!"

page 258: "Voici le bouleversant message reçu au cours d'une réunion de prière le 5 mai 1985. Son auteur: soeur Sourire...

Par vous ce soir j'ai reçu l'absolution."

page 300: "une ère nouvelle sur la terre: celle de l'Esprit."

 

 

2/ REFUS DE LA REVELATION CHRETIENNE

Citations du livre de Maguy Lebrun,

page 78: "Il a appris qu'un curé avait signalé que Julie n'allait pas à la messe le dimanche et qu'elle était en état de perdition chez les Lebrun qui avaient mauvaise réputation car ils avaient beaucoup d'enfants et d'adolescents chez eux et se servaient peut-être de leur cerveau pour faire des expériences ! En fait de cerveau malade, ce pauvre prêtre aurait bien dû se soigner !

...elle a aujourd'hui quatre enfants... et j'ignore si elle les envoie à la messe!"

page 91: "...son attitude, dans le domaine spirituel, nous tracassait. Elle n'avait jamais participé à aucune réunion de prières, nos travaux ne l'intéressaient pas, mais elle allait tous les dimanches à la messe. (l'Eloïse en question est décrite comme une ambitieuse et une orgueilleuse).

Après son mariage, ses relations avec l'Eglise s'accrurent. Elle recevait énormément de prêtres et même l'évêque, en me disant: "Tu comprends, dans une ville de province, ça peut servir."

page 91: "...Fabien, un de mes nombreux garçons, a trouvé chez nous la foi et l'a gardée...

...dans notre "système", il n'y avait ni discours interminables ni théories..."

page 112: "Lorsque je demande à mon guide: "Qu'est-ce que la vérité ?" il me répond qu'il est impossible de communiquer l'incommunicable, que nos sens sont limités, pas assez réceptifs ni soumis à l'Esprit pur."

page 112: "Chaque religion possède une parcelle de vérité. Il appartient à chacun de découvrir la sienne. Sur nos trajectoires d'évolution, nous ne sommes pas tous au même niveau. Ma vérité, c'est la mienne, mais je respecte la vôtre. Chacun choisit selon son attente, son degré d'évolution, ses besoins propres."

page 240: "J'ai été surprise, toujours, par cette immense peur des croyants devant la mort, et il m'est difficile de ne pas y voir une faillite des religions, du moins en Occident. Si nous croyons à l'éternité de l'esprit et de l'âme, pourquoi trembler?"

page 242: "La médecine va peut-être réussir là où la religion a échoué..." (accompagner les mourants)

page 284: au sujet de la réincarnation: "Peut-être la science progressera-t-elle plus vite que les religions."

page 292: "Vint enfin le jour tant attendu de la "consécration" où nous avons appris avec une émotion sans pareille que Mamy revenait près de nous et que l'enfant n'était autre que mon premier guide...

...Les phénomènes ont été si nombreux que je ne peux me souvenir de tous; vers l'âge de six ans, ils ont commencé à disparaître, petit à petit."

page 298: "...ce que nous appelons consécration! L'idée en a été inspirée un soir par Mamy:

"Pour tous les petits enfants qui naissent dans le groupe et n'ont pas de religion, nous allons créer une petite cérémonie toute simple que nous appellerons la "consécration."

Consécration de l'enfant à Dieu, bien sûr.

...le guide astral ou, si vous préférez, l'ange gardien de l'enfant, se manifeste...

...lorsque cela doit être utile pour l'avenir spirituel de l'enfant, c'est une pluie de renseignements qui tombent du ciel... Le guide explique parfois qui était l'enfant dans sa dernière vie, ce qu'il faisait, son niveau sur sa trajectoire spirituelle, les pièges à éviter, ses points forts, ses points faibles, etc. C'est une richesse prodigieuse pour l'éducation future de l'enfant. De plus, les époques difficiles peuvent être prévues et ainsi passées plus aisément... des conseils sont toujours donnés..."

page 322: "Le curé d'Ars, humble parmi les humbles, était un médium extraordinaire... Il n'était ni aimé ni compris du clergé de l'époque; on l'appelait "le fou"..."

page 323: "Si vous aviez fait comme moi, messieurs, (évêque et prêtres) tous les pauvres de Lyon auraient mangé aujourd'hui" (propos attribués au Curé d'Ars qui avait refusé de manger les mets qu'on lui avait servis).

page 328: "Notre plus grande richesse est notre liberté. Nous sommes libres, libres de nos pensées, de nos actions, de notre choix de vie, de notre religion, de notre idéologie. Nous sommes notre propre juge... Le seul maître à qui nous devons rendre des comptes est celui que certains appellent le Grand Architecte, que d'autres appellent Dieu, ou la Grande Loi Cosmique."

page 332: "Il n'y a pas de prières récitées, puisque les religions sont différentes. Il y a déjà sur terre suffisamment de prières et de religions qui divisent les hommes au lieu de les réunir!"

page 342: "...la morale ne sert à rien; l'acte généreux seul compte. Depuis des siècles où tant de religions, tant de moralistes ont prêché, nous devrions être des saints..."

page 342: "...un couple de mon entourage, catholique pratiquant, vient me voir, très "mielleux"..."

page 344: "Elle passa en quelque sorte de sa croyance en "Bon Dieu et petit Jésus", inculquée au catéchisme, à une foi ravivée et bien plus approfondie."

page 352: "Beaucoup d'hommes ont une croyance, appartiennent à une religion, à une idéologie, vont à la messe, à la synagogue, mais dans leurs actes de tous les jours il y a un abîme entre la théorie et l'acte."

 

Derrière cette hospitalité spirituelle syncrétiste du Nouvel Age, que nous retrouvons chez Maguy Lebrun, se cache en fait le refus de toute religion qui affirmerait apporter, au nom d'une révélation extérieure (comprenons: la Bible, Parole de Dieu et Jésus-Christ, son Verbe), l'intégralité de la Vérité. Ce refus vise au premier chef la religion chrétienne et l'Eglise de Jésus-Christ. "Aucun système spirituel ne saurait s'imposer à l'ensemble des autres humains au travers d'un langage unique", proclame le Nouvel Age. "Pas ce qu'on me dit de croire, mais ce que j'expérimente".

Il est bon devant ce refus de nous rappeler ce passage de la constitution "Nostra Aetate" de Vatican II ("les relations de l'Eglise avec les religions non chrétiennes"):

"L'Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes" (Précisons que ce document désigne ici les grandes religions reconnues en tant que telles, et non le moindre petit groupe qui naît et disparaît à toute époque). "Nostra Aetate" poursuit: "Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d'annoncer sans cesse, le Christ qui est < la voie, la vérité et la vie > (Jean 14,6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s'est réconcilié toutes choses." Jésus-Christ est Celui-là seul qui a pu dire: "Je-suis

la Vérité"!

Dans les citations précédentes, il convient de remarquer les "coups de pattes" contre la religion chrétienne, et contre la confession catholique notamment. Certes, les membres de l'Eglise sont loin de correspondre à Celui dont ils sont les disciples: l'Eglise est pécheresse. Cependant, il est étonnant dans ce livre que les allusions à la religion chrétienne soient toujours négatives! Et quand une figure "incontestable" de cette Eglise est mentionnée, l'auteur précise aussitôt qu'en fait elle a été combattue par les siens.

 

 

3/ CHANNELLING OU LES ENTITES

Le livre de Maguy Lebrun sous-entend le refus de la Révélation comme nous venons de le constater dans le point précédent, mais il repose sur "des révélations". L'être humain fonctionne en quelque sorte à coups de "messages" de l'au-delà. C'est ce qu'on appelle en langage New-Age le "channelling" (appelé autrefois le spiritisme). L'homme terrestre serait ainsi relié par un canal (un channel) à des êtres de l'au-delà, soit des entités spirituelles soit des êtres en attente de réincarnation.

 

Citations du livre de Maguy Lebrun:

Déjà, la dédicace est adressée "A Etty, ma réalité quotidienne."

page 127: "Etty, héroïne de la résistance et que je n'ai jamais connue de son vivant... 131 envoyée(s) en déportation au camp de Ravensbrück."

page 133: "C'est moi, me confia-t-elle, qui ai "influencé" pour te faire connaître Roger Masse-Navette... C'est moi qui ai "poussé" pour que tu rentres à l'Action éducative, car je savais que la mission qui allait t'incomber te permettrait d'aider et de sauver beaucoup d'enfants, beaucoup de bébés; c'était mon ambition..."

page 133: "Au cours de très nombreux entretiens, elle me parla du Vercors, de son arrestation, de sa déportation, me donnant de très nombreux détails..."

page 134: "Nous allons souvent, maintenant, nous recueillir dans ce lieu (la grotte) et porter un petit bouquet à celle qui nous a donné la plus fabuleuse preuve de survie de l'âme qui puisse être donnée à un être humain.

Etty est le plus grand, le plus efficace de tous nos médecins de l'espace. Elle m'a dit un jour avoir été médecin avant sa dernière vie. Elle a donc tout simplement retrouvé ses possibilités. Nous pensons aussi qu'elle dirige les médecins du ciel. Le grand patron, en quelque sorte!"

page 147: "...dès que le nom de Barbie a été prononcé, Daniel a été agité de tremblements si violents qu'il n'a pu conserver l'incorporation d'Etty. Mais elle s'est vite ressaisie. Elle m'expliqua que certains noms étaient chargés de radiations si intenses qu'ils étaient insupportables à entendre."

 

Ces entités reçoivent de multiples dénominations:

page 27: "...notre correspondant spirituel..." "...le guide spirituel..."

page 27: "...entité féminine"

page 28: "...des médecins "spirituels"

page 56: "...mon guide astral"

page 262:"...des êtres désincarnés"

page 192:"...Les médecins du ciel"

page 28: "Pendant dix ans, chaque jour ou presque, mon guide est venu poursuivre ce que je dois bien appeler ma "formation". Il nous avait interdit d'essayer d'entrer en communication avec lui, nous expliquant qu'il savait mieux que nous quand, comment et pourquoi il devait se manifester à nous. Trois coups retentissaient dans le meuble bibliothèque de notre chambre et, aussitôt, nous nous mettions en prière. Peu après, Daniel entrait en "transe" - pour employer une terminologie ésotérique que nous n'aimions guère mais, faute de meilleur mot, j'utiliserai celui-là. Alors, toujours à travers Daniel, notre guide nous parlait.

page 28: "Qui sont-ils ? Je ne sais d'eux que ce qu'ils m'en ont dit, et c'est très peu; rien, en tout cas, de leur identité terrestre. Exception fut faite, toutefois, pour le guide dont je parlerai le plus abondamment, qui est devenu mon amie bien-aimée, mon guide privilégié, et qui m'a donné le bonheur de se révéler à moi après que j'ai été complètement initiée.

Parmi ces guides, plusieurs ont été médecins sur la terre et collaborent encore aux soins que nous donnons à certains malades."

 

Certaines entités sont bien connues:

page 158: "Parmi les médecins du ciel qui sont venus m'assister dans les soins spirituels, traitant les maladies psychosomatiques comme l'asthme ou l'eczéma, apparut un jour le Dr Laënnec."

page 258: "Voici le bouleversant message reçu au cours d'une réunion de prière le 5 mai 1985. Son auteur: soeur Sourire..."

page 352: "...message..."signé" de notre "patron" le curé d'Ars...

...Le premier (bonheur) fut, pour moi, lorsque vous m'avez choisi comme chef spirituel de votre groupe...

J'ai marché longtemps avec mon bâton de pélerin, j'ai frappé aux portes, elles sont restées souvent fermées...

...Je serai toujours encore et encore à vos côtés tant que...je serai d'accord avec vous."

D'autres, plus modestes:

page 194: "Il est mort il y a quelques années. Il sait maintenant que la vie après la mort existe et fait partie de notre équipe de "médecins du ciel".

page 211: "...Il (le fils d'un docteur du groupe) m'assiste tous les jours dans mes fonctions de médecin et il est, pour notre groupe de prière, un médecin de l'espace, un médecin sans diplôme mais qui nous aide à soulager corps et âmes."

 

Certaines entités sont mauvaises:

page 127: "Jouer avec certaines forces est profondément dangereux."

page 135: "...une dame très asthmatique vient me voir. Cette jeune femme avait près d'elle une entité qui l'étouffait littéralement! Je ne pouvais pas lui parler de ce phénomène. Je prie très fort, en essayant d'expliquer à cet esprit, par la pensée et silencieusement afin de ne pas perturber cette femme, qu'il doit partir et la laisser tranquille... il n'est pas toujours bon de dire la vérité à certains patients, surtout si ça ne sert à rien. La force de la prière et le magnétisme sont bien suffisants en pareil cas."

 

Peut-on communiquer avec les morts ? que penser du spiritisme ?

Regardons en premier du côté de la Bible:

* "On ne trouvera chez toi personne qui interroge les spectres et les esprits, qui invoque les morts" (Deutéronome 18, 1O-11).

* "Ne vous tournez pas vers les spectres et ne recherchez pas les devins, ils vous souilleraient! Je suis Yahvé votre Dieu!" (Lévitique 19,31; 2O,6 & 27).

Dans le Nouveau Testament, souvenons-nous de la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare (Luc 16, 19-31): "Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent".

 

A la question: "Est-il permis de prendre part, soit par médium, soit sans médium, à des entretiens ou des manifestations spirites, présentant même une apparence honnête et pieuse, soit qu'on interroge les âmes ou les esprits, soit qu'on écoute les réponses faites, soit qu'on se contente d'observer, alors qu'on protesterait tacitement ou expressément qu'on ne veut avoir aucune relation avec les esprits mauvais ?", la Congrégation pour la Doctrine de la Foi répond toujours: "NON" sur tous les points.

Les morts sont disparus. Nous sommes privés de leur présence physique; ils nous sont cependant présents. Près de Dieu, ils sont en contact spirituel avec nous. Et ils sont de puissants intercesseurs auprès de Lui: c'est le mystère de la Communion des Saints. Mais cette communion ne saurait s'exprimer sur un mode relationnel propre à notre monde.

 

 

4/ ESOTERISME

Citations du livre de Maguy Lebrun:

 page 28: "Pendant plusieurs années, j'allais être initiée aux pratiques de mon art par une équipe de "médecins de l'au-delà".

page 101: "Mamy, que nous appelâmes ainsi familièrement, fut mon premier guide spirituel. Pendant dix ans, elle m'a accompagnée sur la route de l'initiation, avant de revenir parmi nous et avant ma rencontre avec Etty, celle qui m'a promis de m'accompagner jusqu'au bout.

Qu'est-ce que l'initiation ? Le mot désigne à la fois le commencement de la route et ce "passage par la mort" qui seul permet la renaissance.

...A travers l'initiation, on accède à une mutation de l'âme, à un état d'esprit particulier fait d'ouverture, de tolérance et d'exigence à la fois. L'initiation, c'est la clé qui permet de pousser certaines portes qui conduisent à la connaissance.

...Il y a des millénaires, les initiés étaient tenus au secret dans des lieux saints, des écoles de sagesse, mais tout évolue et les temps sont venus où il faut dévoiler les mystères.

Les disciples de bonne volonté, une certaine connaissance- sinon la Connaissance- doivent se mettre au service de la bonne parole."

page 108: "Sur terre, la majorité des humains ne connaissent ni ne soupçonnent la puissance de la prière qui, dirigée, jointe à la connaissance et à la force de la pensée, ignore les barrières. L'esprit peut, de cette manière, agir sur la matière. Il n'y a dans le cosmos aucun secret, aucun miracle pour ceux qui savent; seulement de grandes lois cosmiques qu'il faut respecter."

page 115: "Toutes les religions ont prêché les mêmes enseignements, avec des mots différents, mais pendant des siècles, la lumière a été sous le boisseau et seuls les initiés, instruits dans des écoles de sagesse, apprenaient certains mystères divins. Dans les temples d'Egypte, des Indes, de la Grèce, nous retrouvons la croyance aux esprits qui dictent des oracles. A Delphes comme à Eleusis, l'Esprit a soufflé sur les servants des lieux sacrés. Pythagore enseigne aux initiés les divins mystères par la bouche des prêtresses endormies qui conversent avec des génies invisibles."

page 310: "A six ans, un jour où les parents discutaient et ne parvenaient pas à se mettre d'accord, Daniel, bien sûr, prit le parti de son père: "Tais-toi, papa, elle ne peut pas comprendre; elle n'est pas de la famille!"

page 314: "La réincarnation, as-tu dit, n'est pas une chimère, c'est vrai, elle est évidente réalité. Elle remonte aux racines de la mémoire humaine, et même bien en-deçà....réparées, de vie en vie, et enfin transcendées, elles (les erreurs) deviennent vérité et enfin lumière. C'est le but de la réincarnation. Je dirai qu'elle est en définitive le couloir, le passage du temps à l'éternité. Elle est aussi un des moyens d'approche pour découvrir, en douceur, ce monde difficilement concevable dans sa perfection infinie, ce monde inexploré, berceau de toutes les civilisations connues ou inconnues, planétaires et interplanétaires. Aucun cerveau humain, à ce jour, fût-ce celui d'un savant, ne pourrait, sans en perdre la raison, affronter d'un bloc la révélation de la Divine Connaissance;

...on pressent le geste invisible du Créateur, qui à votre insu vous entraîne vers l'accomplissement final du destin de l'âme. C'est le fil de la continuité des vies individuelles et universelles, fil conducteur subtil qui relie le cosmos tout entier, dans une seule chaîne, la chaîne de Vie, sans commencement ni fin.

...Ne m'importe-t-il pas de bien remplir ma valise comme tu l'as dit si justement.

...Une nouvelle vie ne peut se concevoir que dans l'harmonie des esprits, des coeurs et des corps. J'ai donc choisi le berceau de ma renaissance."

page 324: "Mamy m'expliqua que, dans l'univers, les initiés spirituels ne se connaissaient les uns les autres que par leurs emblèmes qui ne changent pas leurs trajectoires évolutives alors que les noms qui changent avec les différentes vies ne sont que passagers.

...Comme un signe chargé de bonnes ou mauvaises choses. Il faut que cet emblème corresponde exactement à nous-même, à notre personnalité, à nos travaux, à nos vibrations et à nos trois corps: physique, éthérique, spirituel. Il faut qu'il soit accepté par toute l'équipe astrale: les guides, les médecins et tous ceux qui nous entourent et nous aident dans le surmonde, que cet emblème soit propre et n'ait servi à des fins honteuses, douteuses ou malhonnêtes. Qu'il soit accepté par les autres emblèmes vivants sur la terre et que personne ne le porte.

...L'abeille...pouvait représenter de façon ésotérique le magnétisme et les soins donnés aux malades.

..."...l'abeille est acceptée, elle vous a été matérialisée. Tu vas la porter sur toi, Maguy, elle sera ton porte-bonheur."

page 332: "Pendant ce moment de communion, tous immobiles, mains réunies dans une chaîne d'amour, dans le silence absolu, les magnétiseurs du groupe, avec les gestes millénaires des guérisseurs, imposent leurs mains sur les malades.

La fraternité qui unit tous les participants augmente cette puissance de communion mystique qui fait que pendant quelques instants, quelques instants seulement, notre conscience humaine devient conscience divine."

 

En fait, cette religion syncrétiste vécue par Maguy Lebrun relève de l'ésotérisme.

Le mot "ésotérisme" est <<appliqué dans l'Antiquité à un enseignement philosophique réservé à des initiés, puis lié à l'idée de secret, il s'est étendu à l'ordre religieux, opposant l'esprit à la lettre, le sens spirituel au dogme... L'ésotérisme cherche à faire accéder à une connaissance libératrice, par une herméneutique conduisant au plan archétypique. Celui-ci se découvre en recourant à la loi d'analogie, de correspondance entre les êtres. Par elle, la loi d'opposition des contraires trouve sa solution. De plus, grâce à l'illumination, les traditions les plus sacrées sont librement interprétées. L'expérience intérieure y supplée. Les enseignements immémoriaux retrouvés s'offrent à ceux qui en sont dignes...>> (Définition donnée par le Dictionnaire des religions)

"Les groupements ésotéro-occultistes utilisent le plus souvent, et de manière délibérément astucieuse, des catégories conceptuelles et un vocabulaire empruntés à la tradition chrétienne (Dieu, Jésus, l'Esprit, le Verbe, la lumière, le coeur, l'amour, la liberté, la fraternité, le bonheur, la paix, l'illumination, la nouvelle naissance, la mystique, la méditation, le détachement, etc.) de façon à mystifier les futurs adeptes et à mieux jouer la carte de l'<<identité profonde>> de toutes les voies spirituelles y compris le christianisme." Le tableau qui suit est de Marie-France James, canadienne spécialisée dans l'étude des phénomènes religieux:

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

PERSPECTIVE CHRETIENNE

PERSPECTIVE ESOTERO-OCCULTISTE

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

* Dieu "Tout Autre"

(supra-cosmique)

personnel

trinitaire: Père-Fils-Esprit Soi

* Divin

(intra-cosmique)

Principe suprême impersonnel

 

* Monothéisme

transcendance

* Déité (Etre pur)

* Panthéisme/panenthéisme

immanence

* Conscience universelle (Non-Etre)

---------------------------------------------------------------------------------------------

* Création libre

d'un univers visible et invisible

distinct de Dieu

* Emanation nécessaire mais illusoire

d'un univers de plans multiples

issu du Principe suprême

---------------------------------------------------------------------------------------------

* L'homme (corps et âme)

est créé distinct mais

à l'image et à la ressemblance

de Dieu

* Altérité

* La personne humaine conçue

comme perfection relative

* L'Homme (Esprit pur qui s'ignore)

est une particule divine

enrobée de matière subtile et grossière

* Autosuffisance

* La personne humaine conçue

comme aliénante limitation

---------------------------------------------------------------------------------------------

* Faute originelle et ses

conséquences:

Altération des facultés de

l'homme et perte de son contact

direct avec Dieu

* Pas de faute originelle

mais emprise graduelle de la matière

qui cause l'individuation

et l'ignorance responsables de tous les maux

 

* Inclination au péché

responsabilité morale

réalité de la mort

homme impérissable

* Le péché n'existe pas

déterminisme universel

illusion de la mort

homme périssable

---------------------------------------------------------------------------------------------

* Dans une histoire conçue

comme linéaire

Dieu se révèle de façon

privilégiée, unique

et se choisit un peuple à cette fin

* Dans un temps cyclique

d'éternel retour

des hommes réalisent

régulièrement l'état divin

et servent de guides aux autres

 

* Révélation surnaturelle

mystère chrétien

* Connaissance naturelle

mythes païens

 

* Originalité et suprématie

du judéo-christianisme

* Equivalence et relativité

des diverses religions et

voies spirituelles

---------------------------------------------------------------------------------------------

* Le Verbe s'est fait chair

conçu dans le sein de la

Vierge Marie par l'opération

du Saint-Esprit

* Les naissances miraculeuses

ne sont pas rares

---------------------------------------------------------------------------------------------

* Incarnation "une fois pour

toutes"

du Fils unique: Jésus-Christ*

vrai Dieu/vrai homme

* Des avatars s'incarnent

régulièrement

Jésus est un avatar

au même titre que les autres

---------------------------------------------------------------------------------------------

* Sacrifice de Jésus-Christ

sur la croix pour le salut

de l'homme et le rachat du

monde

* Comme bien d'autres, Jésus

a été victime de

l'intolérance de son temps

 

* Salut

* Délivrance

---------------------------------------------------------------------------------------------

* Résurrection de Jésus-Christ

gage pour tous les hommes

de la résurection des morts

et de la vie éternelle

* Jésus n'est pas resssucité;

pas de résurrection des morts

pas de vie éternelle

(multiples réincarnations

jusqu'à la délivrance finale)

---------------------------------------------------------------------------------------------

* Proclamation de la Bonne

Nouvelle

discours ouvert

susceptibles d'approfondissement

mais sans solution de

continuité

* L'essentiel est incommunicable

discours fermé

qui supplante le discours ouvert

en un sens contradictoire

 

* Pérennité de l'Eglise de

Jésus-Christ

jusqu'à la fin des temps

* Le christianisme correspond à l'âge des Poissons;

y fera suite, la religion du cosmique du Verseau

 

* Catholicité

* Universalisme

---------------------------------------------------------------------------------------------

* Tourné vers l'avenir

accomplissement des

promesses du Royaume

* Tourné vers le passé

réintégration de l'état

édénique

 

* Accès au Père

(transcendant le monde)

en Christ

* Retour à la mère

(âme du monde)

en Soi

 

* Principe de réalité

* Utopie

---------------------------------------------------------------------------------------------

* L'homme promis au salut et

à la béatitude

par sa participation

à la nature divine en Christ

* L'homme qui tend à la

délivrance de lui-même

par ses propres moyens

en vue de l'identité divine

 

* Corps mystique du Christ

Communion des saints

* Egrégores spirituels placés

sous l'égide d'entités

invisibles et/ou des

"Principautés,dominations et puissances célestes"

 

* Accomplissement de l'homme

et transfiguration du monde

en Christ

* Consumation de l'homme

et annihilation du monde

au profit du Principe suprême

---------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

 

 5/ REFERENCES

 Citations du livre de Maguy Lebrun:

 page 152: "Depuis l'époque de Mesmer, qui croyait au magnétisme, fluide universel dont l'homme s'imprègne sans le produire, des découvertes ont été faites et le magnétisme émis par l'être humain est confirmé. Les magnétiseurs s'en servent pour aider, soulager et parfois guérir le malade. Seul l'Ordre des médecins ne le reconnaît pas."

 page 154: "Tout est vibration", disait déjà Hermès. Plus les vibrations sont rapides et éthérées, plus elles sont efficaces. Cette méthode de guérison était déjà connue dans l'Antiquité."

page 173: "...la Providence, encore, nous met sur la route de merveilleux éducateurs et thérapeutes suisses, qui appliquent ou, mieux, qui vivent la doctrine de Rudolph Steiner, si proche des enseignements reçus par Maguy, et transmis par elle à ceux qui ont une souffrance à assumer."

page 174: "En visitant Carnac, lieu inspiré s'il en est en France, nous nous asseyons en rond près des dolmens pour prier. Nous avons eu alors la joie de recevoir la "visite" d'un druide qui nous a parlé de la vie à l'époque. Chaque pierre, nous dit-il, était à l'image de son propriétaire et nous nous réunissions ici pour tous les événements importants de la vie..."

page 196: "Il (le Dr René) était passionné par l'histoire des Templiers et possédait une collection d'objets d'art leur ayant appartenu."

page 205: "Voici le témoignage d'un cancérologue (traitant par médecines différentes * De l'homme-cancer à l'homme -Dieu", Dr B. Woestlandt, ed.Dervy).

...j'ai pratiqué la pensée positive... Je cherchais le "savoir"...

page 305: "les pyramides, les mégalithes, vestiges du passé de civilisations brillantes, non pas éteintes, mais qui poursuivent leur évolution dans d'autres univers."

page 311: "Parfois, ces enfants qui nous "tombent du ciel" viennent de très loin, dans l'espace et dans le temps. Ainsi j'ai ramené d'Egypte, où j'ai eu le plaisir de faire un voyage avec un groupe et le père Biondi..."

page 330: "Sur la route, nous avons reçu le soutien moral du père Biondi, auquel je tiens ici à rendre hommage. Prêtre catholique de l'évêché de Paris, pour le courageux combat qu'il mène depuis des années."

page 330: "Le père Biondi coomença sa conférence en disant: "Si vous avez perdu un être cher et que vous n'avez pas de contacts avec lui, c'est que vous n'avez pas la foi; par et dans la prière, vous pourriez le retrouver!"

...J'ai demandé au père Biondi de venir à Grenoble faire une conférence sur la médiumnité. Enfin quelqu'un qui comprenait bien, qui prêchait! Pour lui les médiums n'étaient pas des suppôts de Satan! Etant médium lui-même, il avait fort bien étudié et compris la médiumnité."

page 331: "Le père Biondi est un pionnier de la religion universelle, fidèle aux théories de Teilhard de Chardin, et titulaire d'une chaire de l'Université populaire de Paris.

Il n'est pas toujours suivi ni compris, mais un jour on mesurera ce qu'il a fait pour la religion universelle!"

 

Les noms évoqués par Maguy Lebrun sont tous en fait des références largement utilisées dans la spiritualité du Nouvel Age, que l'on pourrait définir de manière synthétique comme la Gnose "mode fin XXème siècle"!

 

 L'Egypte et Hermès:

Les alchimistes attribuaient les origines de leur art à un personnage mythique, Hermès Trismégiste (trois fois très grand): c'était le nom que les Grecs donnaient au dieu égyptien Thot. Dans le culte égyptien d'Osiris, Thot était le conseiller de celui-ci; il présidait aux sciences et on lui attribuait tout un ensemble d'ouvrages contenant le savoir de l'ancienne Egypte. Les Grecs l'assimilèrent donc facilement à leur Hermès, scribe et messager des dieux. L'hermétisme, auquel continuent de faire référence les courants occultistes contemporains, s'est développé, depuis le Moyen-Age, comme une doctrine ésotérique étroitement liée à l'alchimie, dont la fin pratique est la transmutation des métaux en or ou élixir de longue vie grâce à la pierre philosophale et dont la quête est la connaissance suprême.

 

Le Druidisme:

La spiritualité des Celtes nourrie par leurs druides, avait frappé César qui écrit d'eux, dans la Guerre des Gaules: "Un de leurs dogmes essentiels est que les âmes ne meurent pas mais passent "après la mort, d'un corps à un autre". On connaît aussi l'importance pour nos ancêtres des "forces de la nature".

 

Les Templiers:

La part de mystère que comporte l'histoire des vrais Templiers

dont l'ordre fut dissous en 1312, ont favorisé les extrapolations des amateurs d'occultisme. Toute une littérature pseudo-historique, faite de compilations successives et de rapprochements hasardeux s'efforce de démontrer que l'Ordre, bien que dissous par le pape, a clandestinement survécu et que ses secrets, jusqu'à nos jours, ont été gardés par des initiés. Il s'est créé un mythe des templiers, semblable à celui des cathares et des pyramides d'Egypte, qui sert de support aux rêveries ésotériques comme aux auteurs d'ouvrages fantastiques. Assez souvent- et tout récemment en France- des sectes nouvelles se manifestent comme héritières des chevaliers du Temple, dispensant initiations et grades, et nourrissant une idéologie souvent d'extrême-droite.

 

Mesmer:

Le viennois Franz Anton Mesmer (1734-1815), pensait que tout ce qui existe baigne dans un fluide animal. Anima, l'âme, c'est-à-dire la vie, ce qui meut ou fait croître aussi bien la lune que l'arbre et l'homme. Qu'est-ce que la santé ? la libre circulation du fluide. Qu'est-ce que la maladie ? un blocage. Comment guérir ? en rétablissant la circulation. Dans ce but, M. proposait deux types de traitement. Une thérapie privée, à base de passes- mouvements des mains à distance du malade, sur son visage et le long de son corps- et d'attouchements à l'aide d'une baguette. Et puis, la fameuse thérapie de groupe, le Baquet, qui n'était jamais que le 31ème réservoir de fluide destiné à débloquer les 3O coincés qui formaient chaîne autour de lui. La "crise magnétique", ses cris et ses convulsions marquaient la fin du blocage.

 

Rudolph Steiner: (1861-1925)

Disciple de la Société Théosophique (groupe ésotérique de sensibilité orientale), Rudolph Steiner fait sécession et fonde son propre groupe, l'Anthroposophie, plus occidental, avec interprétation ésotérique et manichéenne des Evangiles. L'obsession de Steiner est d'unir la science et la religion: "introduire l'idée de Dieu dans la science et celle de la nature dans la religion." A la suite de Mani, il pense que le christianisme a englobé les civilisations pré-chrétiennes; qu'après avoir été débarrassé de l'élément juif pour trouver la voie gnostique, il doit permettre l'expérience spirituelle du Christ indépendamment de toute Eglise, de toute tradition orale ou écrite.

 

le Docteur Woestlandt:

(aux éditions Dervy spécialisées dans l'ésotérisme)

Voici le résumé de son livre: "De l'homme-cancer à l'Homme-Dieu", donné au verso de la couverture:

"L'Homme-Cancer, c'est l'Ignorance.

L'Homme-Dieu, c'est la Connaissance et la pleine conscience.

En cette fin du XXè siècle, et à l'aube de l'Ere du Versaeu, tout ce qui était caché est révélé. Les découvertes récentes de la physique moderne apportent du nouveau à l'interprétation des textes Sacrés et une synthèse se dessine entre les théologiens, les physiciens et les médecins d'avant-garde. Une nouvelle conception de l'Homme au sein de l'Univers est là, et il est urgent de briser nos vieilles carapaces, nos vieux schémas mentaux. Le Christ disait: "On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres".

Le Docteur Woestelandt, homéopathe, nous invite à goûter de ce breuvage et à le suivre dans son itinéraire de médecin découvrant la nouvelle médecine dite "holistique"...

Homéopathie et vaccinations, alimentation et dynamique mentale, cancer et énergie, guérisseurs et astrologie, mort et vie, physique moderne et tradition, médiumnité et religions, tout est abordé avec simplicité et clarté et nous permet, tel l'aigle, d'obtenir la vision globale de l'Homme Total dans l'Univers.

Chacun, en fonction de ses affinités, de ses talents, pourra s'orienter, découvrir son "Qui suis-je" et rencontrer l'Homme-Dieu qui le guidera."

Voilà du pur langage New-Age ! Ajoutons que le chapitre X de l'ouvrage, page 247, s'intitule: "la mort- la réincarnation"! Il est regrettable que certains catholiques ne soient plus prudents lorsqu'ils citent le Docteur Woestelandt!

 

le Père Biondi:

Il se présente comme prêtre du Diocèse de Paris, ce qu'il est. Mais ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il n'a jamais bénéficié de la caution de l'Archevêché pour ses diverses conférences et recherches, bien au contraire ! Il s'intéresse particulièrement aux possibilités de la religion universelle, au paranormal, aux réalités et symboles de la religion du Verseau, etc... Une de ses réunions dijonnaises était ainsi annoncée, par exemple: "Ne pourrions-nous pas récupérer, pour vivifier certaines de nos liturgies, des secrets perdus, par exemple, celui de l'utilisation du magnétisme tellurique pour induire la ferveur de la prière ou de la guérison, rayonnement encore perceptible dans les temples égyptiens ?" Cet intérêt pour le tellurisme explique sans doute sa prédilection pour la crypte de la cathédrale St Bénigne à Dijon !

Voici une autre déclaration donnée par le Père Biondi à une journaliste de Paris-Match et publiée dans cette revue le 29 Juillet 1983:

"Je cherche une énergie de conscience qui permette d'intercommuniquer entre les êtres, sans passer par le langage... Je fais des expériences multiples avec des médiums, à l'occasion de réunions de prières silencieuses au cours desquelles le médium est habité par un esprit de haut niveau (par exemple le Curé d'Ars, Pie XII ou Teilhard de Chardin) à qui nous pouvons poser des questions qui ont directement trait à l'évolution du monde dans le cadre de nos recherches... Je fais également des expériences autour de la notion de dédoublement de la personnalité... Nous voulons approfondir les relations des consciences entre elles, découvrir les modes et les conditions d'intercommunication entre les mondes, savoir comment les êtres communiquent de l'autre monde à celui-ci, également entre eux dans l'autre monde... Pour cela, nous n'utilisons pas seulement la prière, mais des techniques particulières. Alors qu'habituellement, les guérisseurs se servent de leur magnétisme au profit de leurs malades, nous, nous utilisons le magnétisme pour soutenir l'état de conscience de celui qui nous sert de cobaye... Le temps qui régit ces expériences n'est plus celui de nos pensées: on peut l'accélérer, le ralentir ou même le devancer... Il existe à Grenoble, depuis 32 ans, un groupe de prières qui fait partie de notre association pour la recherche et l'étude de la survivance. Ce groupe a été créé à l'instigation de défunts de haut niveau demandant notre prière comme moyen de nourrir leur action. Ces guides, disent eux-mêmes si le niveau de la prière a été convenable. Les gens prient en silence en se donnant la main. Pendant ce temps, un ou deux magnétiseurs -nous en avons qui sont de véritables champions de la guérison- soigent les malades qui ont été prévus. Laprière les aide... Lors de ces réunions de prière (les groupes sont de 250 personnes, parmi lesquelles se retrouvent des catholiques, des protestants, des musulmans et des juifs) j'ai l'impression que l'on nous demande de dépasser le rite pour accéder à la religion universelle. Lorsque nous arriverons de l'autre côté de la barrière, nous aurons des surprises par rapport au contenu même de ce que nous croyions être nos dogmes. En réalité, les dogmes sont très peu de choses par rapport à la tradition de l'Eglise. Des gens ont souvent pris comme vérité révélée des faits ou des habitudes de pensées de l'Eglise..."

Une question était posée par la journaliste Marie-Thérèse De Brosses: "Lorsque vous travaillez avec des médiums et que vous vous occupez des messages qu'ils reçoivent, vous considérez que vous n'êtes pas en contradiction avec l'Eglise ?"

Réponse: "Je ne cherche pas du tout à savoir si je le suis."

Et l'intéréssé de poursuivre: "La prière a toujours été un super-spiritisme, une ultra-communication avec l'au-delà, même si l'on n'entend pas de paroles audibles, susurrées à votre oreille et si l'on a simplement des intuitions... Comme les gens sont dans des situations de magie, il faut répondre en terme de magie ou d'ésotérisme... Il faudrait redonner au monde d'aujourd'hui l'ésotérisme. C'est, pour le temps où nous vivons, le langage qui convient aux grandes idées et aux grandes révélations..."

 

 

6/ DIEU

Citations du livre de Maguy Lebrun:

page 108: "Mais Dieu, qui est Dieu ?

Mon guide m'a répondu: "...Dieu est une force. Dieu, c'est l'ensemble des vibrations humaines astrales, c'est la quintessence de l'Esprit. C'est peut-être l'ensemble de toutes les forces terrestres, de la nature, des énergies. C'est la Vibration parfaite."

page 219:..."la dimension qui passe infiniment l'homme", qu'on l'appelle inconscient collectif, énergie cosmique ou, plus simplement, Dieu."

 

Ce Dieu dont nous parle Maguy Lebrun semble bien un Dieu impersonnel, transpersonnel, au-delà de la personnalité. Il infiltre tout. Il est une force, une conscience, une énergie. C'est le Divin cosmique, Principe suprême et impersonnel conçu comme essentiellement immanent (le "Soi" au coeur de toute chose et tout être). Ce qui revient à dire que tout est Divin (panthéisme) ou, en termes plus nuancés, tout est dans le Divin (panenthéisme), le Divin étant considéré comme la seule réalité.

Voici la réponse du Père Irénée, dans le magazine "Le Pélerin" en date du 14 Juin 1991, à la question: "Dieu serait-il une <énergie> ?:

"D'après le Nouvel Age, Dieu n'est pas une Personne, mais une énergie, "l'expression la plus élevée de la conscience cosmique, la vibration la plus haute"; et l'homme, une simple vague de l'Océan cosmique- du grand Tout... Or, selon la foi chrétienne, quand nous disons que Dieu est tout-puissant, nous ne désignons pas une force physique plus ou moins éthérée, présente en toutes choses et qui se confond avec elle (comme le proclame le Nouvel Age). Nous nommons Quelqu'un qui est distinct du monde, mais qui est à l'origine de tout; la source de toute vie, en qui réside la force suprême de l'Amour. En Lui l'homme peut mettre son entière confiance: "Je t'aime, Seigneur, ma force... mon roc, ma forteresse, mon libérateur, mon bouclier, ma citadelle", s'écrie le psalmiste (Ps.18,2-3).

Cette énergie qui est en Dieu s'est manifestée...dans le Fils, Jésus-Christ, qui n'est pas lui non plus une force cosmique, mais une personne dont la parole (dite dans dans l'Evangile) libère l'homme. Elle s'est aussi manifestée dans l'Esprit, qui n'est pas une notion vague et abstraite, mais une troisième personne dont la force agit continuellement dans le monde. Cet Esprit "remplit (vraiment) l'univers" et "renouvelle la face de la terre" (liturgie de la Pentecôte), car son action produit "amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi", qui s'opposent à toutes les forces destructrices du mal (cf. Epître aux Galates 5,13).

C'est cet Esprit, force de Dieu, que révèle la Bible. Il est présent dans toutes les manifestations de Dieu dans l'Ancien Testament; il vient sur les Apôtres, sous forme de tempête, de souffle, de langues de feu, le jour de la Pentecôte. Cette "énergie" unique et toute-puissante de Dieu est indispensable à tout homme et à tout croyant.

Au moment où des voix multiples s'élèvent pour parler de Dieu, il est urgent de discerner les vraies des fausses. Son vrai visage nous est révélé dans la Bible, sa parole. Toutes les autres voix- courants philosophiques ou religieux- qui ne se réfèrent pas à cette parole sont des voix humaines qui ne peuvent définir Dieu sans en trahir la vraie nature, la force et la profondeur".

Oui, "écoute, Israël! Le Seigneur ton Dieu est l'Unique!..."

Le Dieu de la Bible, "celui d'Abraham, d'Isaac et de Jacob", est conçu comme le "Tout-Autre", essentiellement transcendant et donc au-dessus du cosmos dont il est le Créateur. Le Dieu de Jésus-Christ est un Dieu personnel, vivant, qui prend l'initiative d'entrer en relation avec l'homme; le Dieu unique (monothéisme), le seul vrai Dieu en trois personnes: Père, Fils, Esprit. Il est Trinité communiante et dialoguante.

De plus, Il ne se confond pas avec sa création; s'il est en communion avec elle dans le dialogue que permet l'altérité, il ne saurait être question de fusion. Dieu est Dieu, sa créature est créature. Et le cosmos est sa créature et rien que sa créature. Il ne saurait donc se réduire à une énergie cosmique.

 

Citations du livre de Maguy Lebrun:

 page 311: "...je me suis trouvée face à Isis gravée dans la pierre. Prise d'une impulsion subite, je mets mon front contre celui d'Isis et lui dis: "Isis, tu es la déesse de la fécondité, envoie un enfant à Renaud et Marine... J'ai senti une décharge électrique dans tout le corps, des frissons de la colonne vertébrale, et il m'a semblé que mes cheveux se dressaient sur ma tête; je découvrais avec stupeur que les divinités et les pierres égyptiennes demeuraient chargées depuis tant de siècles et de siècles!..."

et page 313: "Isis avait entendu et exaucé ma demande.

Lorsque nous avons fait le compte, Pia est née neuf mois jour pour jour après ma rencontre avec la déesse égyptienne."

 

La déesse Isis ? une déesse païenne. La croyance en Dieu se fait "polythéiste". Cela est logique dans la pensée de Maguy Lebrun: Dieu n'étant qu'énergie, il se "matérialise" sous de multiples formes. Nous sommes là en plein paganisme.

 

 

  

7/ LE DIEU-ENERGIE

Citations du livre de Maguy Lebrun:

page 123: "Nous sommes tous faits de vibrations et d'énergies. Les guides spirituels ont des vibrations beaucoup plus rapides que les nôtres, beaucoup plus pures et éthérées. Lorsque le médium à incorporation est en transe, il est dédoublé, son esprit quitte son corps et un autre esprit prend sa place et parle par sa bouche. Le phénomène est bien connu. Pour que cette fusion vibratoire s'opère, les vibrations du médium sont augmentées par l'effet du groupe de prière, ou par sa propre élévation, sa pureté, son désintéressement. Il ne devient que l'instrument aussi parfait que possible du duvin. De leur côté, les guides spirituels ralentissent leurs propres vibrations, mais si la pureté vibratoire n'existe pas, alors le danger survient peut-être, car des esprits de bas niveau pourraient prendre leur place et tromper les gens naïfs et non préparés."

page 151: "La maladie est un disfonctionnement, un déséquilibre, un manque d'harmonie. Je pense, pour ma part, que toutes les maladies- ou presque- naissent dans le corps éthérique ou astral, mais certaines peuvent venir de l'âme, ou corps spirituel.

Le corps physique est le véhicule, le support des autres corps. En cas de conflits, les énergies sont bloquées et peuvent entraîner la maladie physique."

page 154: "...Ce même magnétisme, accompagné par la force de la prière et de la pensée pratiquée en groupe, devient force de guérison spirituelle. Chaque individu présent émet des vibrations. Ce sont elles, captées par les médecins du ciel, qui sont présentes, "transcendées", projetées sur le malade comme une manne céleste énergétique.

"Tout est vibration", disait déjà Hermès. Plus les vibrations sont rapides et éthérées, plus elles sont efficaces. Cette méthode de guérison était déjà connue dans l'Antiquité. Dans toutes les religions, on a guéri par la prière, et Jésus qui guérissait au nom du Père, par imposition des mains, a été le plus grand guérisseur spirituel de tous les temps!

Dans le cas du magnétisme spirituel, le magnétiseur n'est plus qu'un instrument par lequel le courant passe. Il doit être le plus neutre possible, se mettre à la disposition des forces divines qui nous entourent et qui nous aident. Il est un poste récepteur-émetteur."

page 155: "On peut classer dans le cadre de la guérison spirituelle l'opération sur le corps astral.

Pour bien comprendre cela, il faut savoir que nous avons plusieurs corps: corps physique, corps éthérique qui constitue l'enveloppe du corps spirituel mais qui apporte énergie et vitalité au corps physique, si j'ai bien assimilé les leçons des médecins de l'au-delà. Ce corp-là se compose d'un "tissu énergétique", de lignes de lumière.

Le corps éthérique est aussi physique, en quelque sorte, bien que sa substance soit trop subtile pour être visible à nos yeux, mais je pense que c'est lui que nous apercevons dans certaines apparitions.

Le thérapeute qu'est le magnétiseur va agir au niveau des centres énergétiques. Dans l'opération sur corps éthérique, Daniel, en transe, change complétement de personnage et même d'aspect et j'ai parfois sous les yeux un chirurgien qui travaille en salle d'opération! Toutefois, cela se passe à quelques centimètres au-dessus du corps physique, sans jamais toucher celui-ci. C'est une technique complètement différente d'une séance de magnétisme par imposition des mains. J'ai l'impression que les mains sont "immergées dans le corps éthérique".

Il faut que ces interventions soient préparées d'avance. Une importante "matière première" est nécessaire aux médecins du ciel qui s'en servent comme outil indispensable (prières, méditations,etc.). Il faut aussi que les conditions climatiques le permettent et aussi notre forme physique à tous les deux car, dans ces cas-là, nous dépensons l'un et l'autre une grande quantité d'énergie, surtout Daniel..."

page 230: "...un monde où les énergies qui nous animent ne disparaîtraient pas avec notre corps psychoaffectif. Des énergies que le guérisseur, volontairement ou non, consciemment ou non, est capable de canaliser."

page 232: "Pour cet auteur (C.Louis Kervran), il existe une possibilité de dématérialisation de l'énergie, des électrons se transformant en "neutrinos". Inversement les "neutrinos" se retransforment en électrons, donc en énergie. Ainsi le groupe serait un accumulateur-émetteur d'énergie, émission très courte mais très puissante, orientée vers un récepteur, c'est-à-dire la malade. Celui-ci capte par son hypothalamus les "neutrinos" et reçoit de l'énergie. Ces différents stades existent également dans les phénomènes de transmission de pensée. L'efficacité maximale est obtenue avec un groupe bien entraîné et motivé, émettant donc de façon très intense, et un receveur très réceptif, sans barrière mentale ou autre..."

page 241: "Nous sommes tous des particules d'énergie, de vibration, tantôt incarnées, tantôt désincarnées, jusqu'à notre "paradis" final où, enfin libérés, nous n'aurons plus besoin de revenir."

page 248: "...un jour Mamy nous dit: "Vous allez choisir un bel arbre et vous lui demnaderez, sous certaines conditions, s'il accepte de donner sa vie pour Henriette."

page 333: "La concentration est si forte qu'un jour un malade, assis sur un simple tabouret de bois, s'est relevé en hurlant qu'il avait "pris le courant". Il a cru le tabouret électrifié!"

 

Dans la conception propre à la très ancienne et toujours actuelle gnose, que nous retrouvons encore une fois sous l'étiquette New-Age, l'Energie est la seule réalité; elle est une force immanente à toute chose et un principe spirituel unique qui relie tout. La matière quant à elle, n'est qu'une concentration d'énergie. Cette énergie est de nature divine: on l'appelle énergie spirituelle, christique, cosmique: tout est Dieu; tout l'univers est un même être divin. Cette énergie divine demeure au coeur de tout être d'une présence proportionnée à son degré d'émanation. Cela va de l'énergie pure à la matière pure (dégradation de l'énergie) avec des intermédiaires. Nous sommes dans un système d'émanation, où l'Esprit chute en quelque sorte dans la matière, qui n'est qu'une illusion. L'ésotérisme appelle cela l'involution ou incarnation. Le but sera donc de monter (cela s'appelle évolution ou ascension). Et en l'homme se fait la rencontre de la matière et de l'esprit: entre involution et évolution, c'est l'étape de crucifixion, où l'esprit est cloué sur la matière. Nous voyons bien là combien notre vocabilaire chrétien est employé, mais avec une interprétation différente.

La notion de maladie ou de santé, plus exactement de bien-être, dans ce système ésotérique, est ainsi centrée sur l'énergie et non la matière: "les limites de notre soi physique, de notre peau, sont une illusion; il n'y a pas de limites du tout". L'homme-énergie doit alors être replacé, nous dit-on, dans la globalité d'une énergie primordiale; en d'autres termes, il faut harmoniser le corps subtil avec l'Energie primordiale. Et la maladie est considérée comme un disfonctionnement de l'énergie qui constitue le corps subtil, ce double énergétique du corps physique. En l'harmonisant, on rétablit, pense-t-on, la circulation d'énergie à travers l'organisme et entre celui-ci et l'énergie tellurique et cosmique.

 

  

8/ PRIERE

Citations du livre de Maguy Lebrun:

page 106: "La première chose que mamy, mon guide bien-aimé, nous a apprise est la force, la puissance prodigieuse de la prière... Prier, c'est vaincre le temps et l'espace pour retrouver l'intégrité de l'être originel, retrouver la lumière et la libération totale."

page 108: "...ma prière avait déclenché un processus de "contact" et (que) mes "médecins du ciel" en avaient profité pour me recharger.

Sur terre, la majorité des humains ne connaissent ni ne soupçonnent la puissance de la prière qui, dirigée, jointe à la connaissance et à la force de la pensée, ignore les barrières. L'esprit peut, de cette manière, agir sur la matière. Il n'y a dans le cosmos aucun secret, aucun miracle pour ceux qui savent; seulement de grandes lois cosmiques qu'il faut respecter."

page 126: "La prière est la "voie fluidique" qui ouvre la porte aux forces célestes. Il y faut une harmonie totale."

page 172: "...le groupe va se concentrer comme un laser de prière en direction de chaque destinataire."

page 176: "Au bout de trois mois, les médecins du ciel nous disent que tout est prêt pour tenter une "intervention sur corps astral". Il faut préparer celle-ci avec soin, choisir le jour où les conditions climatologiques le permettent, ni trop chaud ni trop froid, pas d'orage, etc. Il faut, surtout, une grosse "somme de prières", matériel indispensable aux intervenants de là-haut."

page 203: "...je me hâtai de faire du magnétisme, tandis que tous les habitants de la maison en prière essayaient de m'aider en projetant ainsi toutes leurs forces."

page 266 (Dr Dransard): "Lorsqu'il prie, l'homme appelle et concentre les énergies qui ne sont pas du règne humain...

...la prière peut incorporer une certaine énergie et la transmettre..."

page 266: "...groupe spirituel...", tel est le qualificatif du groupe.

page 288: "je lui proposai de la magnétiser pour l'aider à retrouver son équilibre...La prière protectrice l'aiderait."

page 321: "Mamy nous recommandait bien de prier dans le silence, toujours aux mêmes heures, dans la même pièce. Au fur et à mesure de l'augmentation du nombre de membres, nous intéressions nos amis de l'invisible qui venaient, de l'autre rive du monde, se joindre à nous."

page 326: "Le groupe est donc un centre de soins spirituels, un lieu de prière, où chacun peut mieux vivre et comprendre sa religion, s'il en a une, ou venir participer et évoluer s'il n'en a pas. C'est pour nous tous un endroit imbibé de forces où nous créons, par nos pensées, notre puissance, notre volonté, notre foi, la colonne de lumière qui guérit les âmes et souvent les corps.

C'est le lieu de fusion avec les forces divines. Les médecins du ciel nous permettent ainsi de puiser quelques parcelles de cette conscience cosmique et de les redistribuer. C'est peut-être aussi le pilier de la future religion universelle, celle où tous les hommes qui croient en Dieu se donneront la main au lieu de se combattre!"

page 326: "...nous ne sommes pas des saints, nous ne serions pas sur terre..."

page 336: "...Une immense colonne de lumière faite des vibrations projetées monte et les médecins du ciel, comme nos guides d'ailleurs, ne viennent pas seuls mais accompagnés des âmes souffrantes ou ignorantes qui se désaltèrent à cette force "guérissante" qui leur est offerte."

page 337: "Il existe en astral des âmes projetées rapidement, sans préparation, comme par exemple les morts violentes...perdues, errantes, ne sachant plus où elles sont, qui entendent la voix humaine, mais dont les vibrations trop basses ne peuvent leur permettre le contact avec leur guide.

Très vite, elles peuvent retrouver leur sérénité avec le "médicament"-prière."

page 345: "Notre but principal commun (témoignage) est...de contribuer à la création d'une puissante force terrestre utilisable pour des formes de guérison des malades pris en charge."

 

Le groupe de Maguy Lebrun se qualifie "spirituel", mais entendons-nous sur le mot. Spirituel ici signifie que seul, l'esprit, et non la matière, est réel. La prière du groupe repose sur ce concept, et devient donc un exercice de concentration, une sorte de rayon laser qui se veut tout-puissant. Là-encore, nous retrouvons toute une anthropologie propre à l'ésotérisme: par un travail sur soi, l'homme peut évoluer vers le niveau le plus élevé qui est l'énergie divine ou la conscience universelle. Selon le niveau de conscience où l'on se trouve, on est comme des récepteurs sensibles aux énergies vibratoires du même ordre et du même niveau. De plus, à chaque niveau de conscience, correspond un pouvoir, tels les voyages astraux ou les pouvoirs paranormaux.

La prière consiste alors à fusionner avec Dieu: "il faut apprendre à invoquer cette énergie qui est celle de Dieu. La prière et l'adoration telles que nous les vivons aujourd'hui, disparaîtront peu à peu, et les hommes apprendront à invoquer la puissance de la divinité".

Nous sommes alors loin de la prière telle que Jésus nous l'a enseignée, cette prière-dialogue d'un Je et d'un Tu personnels qui se rencontrent. Loin de la prière du publicain. La prière telle que Maguy Lebrun nous la présente se veut au contraire une prise de pouvoir en quelque sorte, une magie.

 

 

 

 9/ REINCARNATION

Citations du livre de Maguy Lebrun:

page 42: "Ils vivent dans leur corps de gloire et parfois nous aident, en attendant de poursuivre leur trajectoire."

page 59: "Je crois que je deviens fou, me dit-il. Je ne suis jamais venu ici et pourtant je connais parfaitement bien cet endroit. Je peux vous dire ce qu'il y a derrière cette colline.

-Ce n'est rien, répliquai-je; c'est une réminiscence d'une vie passée."

Devant son ébahissement, nous commençons à discuter réincarnation...une porte s'ouvrait sur un monde inconnu. Ils entrevoyaient une autre réalité."

page 83: "...Etty, mon guide spirituel, dans son immense générosité, me demanda de garder l'enfant qui était la réincarnation d'une entité allemande dans sa dernière vie terrestre, qui désirait revenir très vite pour des raisons spirituelles; elle avait une carrière à terminer que les événements de la guerre avaient ruinée."

page 85: "Il rêve, (David) étant enseignant, de créer une école où la réincarnation serait enseignée. Qui sait, si Dieu le veut, ce rêve sera peut-être un jour réalité..."

page 95: "Une petite fille a pu naître, continuer ainsi son évolution."

page 114: "L'expérience de notre passé, même si nous n'en gardons aucun souvenir, nous dictera nos actes, dans le secret de nos âmes. Ce que nous appelons la voix de notre conscience. Parfois aussi celle de notre guide."

page 158: "En posant la main sur elle, je reçois un flash: c'est une lésion du corps éthérique. J'explique alors à ma fille Françoise, qui m'assiste, que ce bébé dans sa dernière vie a dû mourir très brutalement.

... La maman, quelque temps avant son accouchement, a eu une vision. Elle accouchait, dans une autre vie; des hommes l'écartelaient, tiraient son bébé à coups de couteau et la tuaient ensuite. Elle était poursuivie par cette vision et croyait à la réincarnation. De plus, Julie avait deux grosses taches sur le plexus solaire.

Lorsque les êtres ont déjà certaines connaissances, il est plus facile de les soigner car le courant passe plus rapidement..."

page 165: "Une amie de sa femme venait souvent le voir, lui apportant des livres, notamment sur la réincarnation. Il y trouvait des réponses à ses questions. Pour lui, les notions de karma, de vie après la mort, constituaient des évidences. Un chemin se fit en lui. Il se disait: mais tu vas mourir! Si tu n'as pas eu le temps de faire grand-chose dans cette vie, tu pourras revenir et achever le travail. Cela l'a beaucoup soutenu."

page 184: "Il nous raconta, avec beaucoup de détails, qu'une dame venait le voir la nuit et qu'elle lui faisait très peur. Il nous décrivit sa robe longue, ample, son chapeau avec un ruban... un portrait du siècle passé, très précis, alors que Lionel n'avait que quatre ans...

Un médecin de l'espace vont alors et nous expliqua que Lionel, dans sa dernière vie, était mort enfant et que sa mère, toujours dans cette autre vie, n'avait pas accepté la mort de son fils. Elle s'était suicidée. L'ayant retrouvé vivant, elle le "parasitait" pour essayer de le reprendre, de le "récupérer".

page 258: "Voici le bouleversant message reçu au cours d'une réunion de prière le 5 mai 1985. Son auteur: soeur Sourire...

Je sais, sans l'avoir demandé, que je dois me fondre dans ce moule de conscience universelle pour repenser ma vie, guérir mes blessures, consolider la trame. Alors à son heure jaillira une âme forte, puissante et solide comme un roc, que rien ne pourra entamer. Ainsi je franchirai une nouvelle fois la porte terrestre pour achever un destin merveilleux tragiquement interrompu."

page 283: "Que veulent dire les notions de race, de religion ? Si la croyance en la réincarnation était enseignée, quelle tolérance elle apporterait! Plus de racisme. Comment pourrions-nous mépriser les Noirs, les Maghrébins, les Asiatiques ou d'autres, si nous l'avons été nous-mêmes hier ou le serons demain!"

page 284: "Au bout de la route, nous nous retrouverons tous égaux, lumineux, libérés. C'est peut-être ça la paradis ou le nirvana..."

page 284: "...qu'est-ce que la réincarnation ? Très simplement, on peut dire ceci: l'esprit revient plusieurs fois sur la terre, dans un corps différent chaque fois.

Beaucoup d'ouvrages, bien des religions se sont penchés ou ont enseigné cette doctrine...les premiers chrétiens, les Pères de l'Eglise (tel Origène)enseignaient la réincarnation. Jésus ne l'a jamais combattue. Elle a été retirée de l'enseignement de l'Eglise au concile de Cosntantinople, vers l'an 5OO et quelques, je crois...

seule cette croyance peut répondre aux mille questions que nous nous posons inévitablement sur la vie et la mort.

Depuis quelques années, ces idées gagnent du terrain en Europe. Des médecins, comme le Dr Kübler-Ross par exemple, ont étudié et écrit sur ce sujet. Peut-être la science progressera-t-elle plus vite que les religions."

page 285: "Bien sûr, nous ne sommes pas, aujourd'hui, identiques à ce que nous avons été hier car notre hérédité joue. Nous ressemblons souvent à nos géniteurs; les chromosomes, l'éducation, le milieu familial, les études, la race, la religion peuvent nous imprégner, mais au niveau du corps spirituel nous retrouvons nos acquis ou nos pertes."

page 314: "La réincarnation, as-tu dit, n'est pas une chimère, c'est vrai, elle est évidente réalité. Elle remonte aux racines de la mémoire humaine, et même bien en-deçà....réparées, de vie en vie, et enfin transcendées, elles (les erreurs) deviennent vérité et enfin lumière. C'est le but de la réincarnation. Je dirai qu'elle est en définitive le couloir, le passage du temps à l'éternité. Elle est aussi un des moyens d'approche pour découvrir, en douceur, ce monde difficilement concevable dans sa perfection infinie, ce monde inexploré, berceau de toutes les civilisations connues ou inconnues, planétaires et interplanétaires. Aucun cerveau humain, à ce jour, fût-ce celui d'un savant, ne pourrait, sans en perdre la raison, affronter d'un bloc la révélation de la Divine Connaissance..."

page 317: "Il est impossible de définir d'une façon précise le temps passé dans le surmonde entre deux incarnations. Bien des facteurs interviennent. Nous connaissons des êtres réincarnés quelques années après leur départ... Des siècles et des siècles plus tard... D'autres ne se réincarnent jamais, leur temps terrestre étant achevé. S'ils reviennent, ce sont des phares, des apôtres qui entraînent dans leur sillage des multitudes; en ce cas, le véhicule humain, soigneusement choisi, doit être préparé."

 

Il est faux de vouloir faire croire que l'Eglise chrétienne primitive croyait en la réincarnation. Le christianisme n'a jamais accepté la réincarnation. "Origène, le plus grand théologien du IIIè siècle, a déjà montré ce que confirme l'exégèse contemporaine, c'est-à-dire que ce texte ("Si vous voulez bien comprendre, c'est lui cet Elie qui doit venir" Mt 11,14), comme d'autres semblables, n'a rien à voir avec la réincarnation. Dans son comentaire sur l'Evangile de saint Jean, Origène rappelle cet autre passage de Luc 1, 7, qui dit que Jean précède le Seigneur "avec l'esprit et la force d'Elie" (Origène, Sur Jean, VI,XI; Sources chrétiennes, vol.157, p.177-179)... Aujourd'hui, l'étude attentive des textes d'Origène montre clairement qu'il rejette explicitement la "métempsychose" (transmigration des âmes). En revanche, il enseigne la "pré-existence" des âmes, avant leur "incorporation", leur venue dans les corps, et c'est précisément cette doctrine (et non celle de la réincarnation) que le Concile de Constantinople a attribuée à Origène, la condamnant en 543." Cette mise au point est faite par le Père Christoph Schönborn, dans la Documentation catholique n° 2005 du 6 mai 1990.

Il est bon aussi de citer Saint Irénée (v.130-v.208), porte-parole éminent de l'Eglise primitive; ce passage est tiré de son oeuvre: "Contre les hérésies II,33,5 & 34,1: "Prétendue transmigration des âmes":

"Si donc elle (l'âme) n'a nul souvenir d'événements antérieurs et n'a d'autres connaissances que celles qui s'acquièrent en cette vie, concluons qu'elle n'a jamais été dans d'autres corps et qu'elle n'y a jamais posé des actes qu'elle ignorerait ni connu des choses qu'elle aurait perdues de vue. Mais, de même que chacun de nous reçoit son propre corps par l'art de Dieu, de même possède-t-il aussi sa propre âme. Car Dieu n'est ni pauvre ni démuni au point de ne pouvoir donner à chaque corps son âme propre de même que sa marque propre. Et c'est pourquoi, lorsque sera complet le nombre des humains fixé d'avance par lui, tous ceux qui auront été inscrits pour la vie ressusciteront, ayant leur propre corps, leur propre âme et leur propre Esprit en lesquels ils auront plu à Dieu; quant à ceux qui seront dignes de châtiment, ils s'en iront le recevoir, ayant eux aussi leur propre âme et leur propre corps en lesquels ils se seront séparés de la bonté de Dieu. Et les uns et les autres cesseront d'engender et d'être engendrés, d'épouser et d'être épousés, afin que l'espèce humaine, étant parvenue à la juste mesure fixée d'avance par Dieu et ayant atteint sa perfection, conserve l'harmonie reçue du Père.

Le Seigneur a parfaitement enseigné que les âmes demeurent sans passer dans d'autres corps; elles gardent même telle quelle la caractéristique du corps auquel elles sont adaptées, et elles se souviennent des actes qu'elles ont posés ici-bas et qu'elles ont cessé de poser. C'est ce qui apparaît dans l'histoire du riche et de ce Lazare qui reposait dans le sein d'Abraham. D'après ce récit, le riche connaissait Lazare après as mort et connaissait pareillement Abraham; chacun d'entre eux demeurait à la place qui lui était assignée; le riche demandait que fût envoyé pour lui porter secours ce Lazare auquel il avait refusé jusqu'aux miettes de sa table; par sa réponse, Abraham montrait qu'il était au courant de ce qui concernait non seulement la personne de Lazare, mais aussi celle du riche; et il enjoignait, à ceux qui ne voulaient pas venir en ce lieu de tourments, d'écouter Moïse et les prophètes et de recevoir le message de Celui qui allait ressusciter d'entre les morts. Tout cela suppose manifestement que les âmes demeurent, qu'elles ne passent point en d'autres corps, qu'elles possèdent les traits de l'être humain, de façon à pouvoir être également reconnues, et qu'elles se souviennent des choses d'ici-bas; on voit aussi qu'Abraham possédait le don de prophétie et que chaque âme se voit assigner, avant même le jugement, le séjour qu'elle a mérité."

 

Réincarnation et Foi chrétienne sont incompatibles. Nous renvoyons le lecteur au numéro 3 de "Pastorale et Sectes en Côte d'Or" consacré précisément à ce sujet. Dans le cadre de cette étude, nous nous contentons de reproduire un article de Monseigneur Coffy, paru dans "L'Eglise d'aujourd'hui à Marseille", le 10 mai 1987, intitulé: "Résurrection et réincarnation".

"La croyance en la réincarnation paraît connaître une certaine faveur auprès des jeunes, même auprès des jeunes chrétiens. Elle nous vient de l'Orient et l'engouement pour les religions orientales est sans doute à l'origine de cette vogue. Mais les occidentaux qui adoptent cette croyance font, semble-t-il, un contresens dans l'interprétation de la réincarnation. Pour le védisme et le Bouddhisme en effet, la réincarnation est une nécessité redoutable qui impose à l'âme de subir une renaissance dans une condition humaine nouvelle ou une condition animale, déterminée par les actes de l'homme. Elle est un châtiment et le salut consiste à arrêter le cycle de renaissances successives et à s'immobiliser dans le nirvana.

Chez nous la réincarnation est plutôt accueillie comme un salut en ce sens qu'elle est une croyance en une vie qui se prolonge par delà la mort. Mais quel salut ?

La renaissance de l'homme dans une condition animale estla négation de l'originalité de l'homme qui se distingue de l'animal par sa connaissance réflexive: l'homme sait et il sait qu'il sait. Il meurt et il sait qu'il meurt. La renaissance dans une condition humaine

est la négation de l'unicité de la personne humaine: dans les quelques quatre milliards d'hommes qui peuplent la terre, chaque personne est unique. Enfin, dans la croyance en la réincarnation, notre vie présente n'a plus un caractère définitif: elle n'est qu'une phase dans un cycle indéfini. Peut-on encore parler d'histoire ? Par ailleurs, dans cette perspective, la vie actuelle n'est plus un moment décisif et le temps que chacun vit n'engage plus l'éternité.

On le voit, c'est toute une conception de la personne humaine qui est contenue dans cette croyance, une conception incompatible avec la foi chrétienne et qui est lourde de conséquences sur la manière d'être au monde.

Par comparaison avec la réincarnation, nous saisissons les richesses de la résurrection. Il est certes plus facile d'imaginer un état de réincarnation- puisqu'on reste en ce monde- que de dire avec des mots humains ce qu'est un corps ressuscité, mais notre foi à la résurrection nous révèle la grandeur de l'homme.

En confessant la résurrection de l'homme, nous affirmons que c'est l'être que nous sommes qui ressuscitera, en demeurant lui-même: cet être qui est corps et âme, qui est un être de relations, qui est membre de l'humanité vivant à une période donnée de l'histoire. Nous affirmons que l'homme est appelé à entrer dans la gloire de Dieu et il s'agit d'un appel personnel auquel chacun doit donner une réponse personnelle.

En confessant la résurrection de la chair, nous reconnaissons au temps que nous vivons, comme aussi aux réalités matérielles, une valeur d'éternité.

En confessant la résurrection des morts, nous affirmons que nous ne sommes pas soumis au déterminisme de la nature, mais appelés à la liberté de l'esprit de Dieu. La résurrection est une victoire sur la mort, sur le péché, sur le mal, sur Satan. Mais nous n'oublions pas le chapitre vingt-cinquième de saint Matthieu où Jésus fait une description prophétique du jugement dernier: notre existence terrestre est unique et les années que nous vivons sont décisives.

C'est donc un tout autre sens et une tout autre valeur de la personne, du corps, de l'univers, de l'histoire qui nous sont révélés dans la foi en la résurrection de la chair.

La croyance en la réincarnation n'est pas sans signification. Elle apparaît comme une réponse à la question que pose la mort, question que refuse d'envisager notre société séculière. Elle se veut aussi une réponse à la question des injustices que nous ne parvenons pas à réduire: trop de maux causés par l'homme demeurent impunis. Ne faut-il pas que quelque part, l'équilibre soit rétabli ?

Si la croyance en la réincarnation est accueillie par quelques chrétiens, cela ne tiendrait-il pas au fait que nous sommes trop discrets sur quelques aspects des fins dernières, notamment sur le jugement qui donne à notre vie son sérieux et sur le purgatoire, ce temps d'indispensable purification pour voir Dieu ? Il y a une réponse à donner à la croyance en la réincarnation: cette réponse consiste à montrer ce que devient l'homme dans cette vision. Plus encore, il y a à proclamer notre foi en la résurrection du Christ et à témoigner de notre espérance en notre résurrection."

 

 

 10/ KARMA

 Citations du livre du Maguy Lebrun:

page 97: "Tous savent, depuis leur enfance, qu'il faut payer jusqu'au dernier iota la loi transgressée et l'acte malveillant. Quel que soit cet acte, c'est contre eux qu'ils le commettent puisqu'ils auront à en rendre compte dans cette vie ou dans une autre."

page 158: "Parmi les médecins du ciel qui sont venus m'assister dans les soins spirituels, traitant les maladies psychosomatiques comme l'asthme ou l'eczéma, apparut un jour le Dr Laënnec.

Il m'a expliqué que certaines maladies de peau chez le nourrisson, apparemment difficiles à guérir, avaient une origine karmique."

page 186: "Certaines maladies ont une forme particulière; nous les appelons maladies karmiques, directement liées à des événements survenus dans une vie antérieure..."

page 187: "N'oublions jamais que nous récoltons ce que nous avons semé et payons toute entorse à la loi."

page 217: "Quel est votre karma (handicapés) ? Que payez-vous ou pour qui payez-vous ? Ou que rachetez-vous, qu'achetez-vous ?

...Comme nous, boules d'un billard fantastique dont on ne verrait pas les bandes, vous nous heurtez. Nous faisons, parfois, un bout de chemin ensemble et puis nous disparaissons dans la zone invisible, au-delà de nos sens terrestres. Nous nous retrouverons peut-être plus tard, au milieu du tapis, dans une autre combinaison...

...alors s'explique tout ce qui peut sembler monstrueux dans le monde."

 page 243: "De la qualité de notre vécu dépendent notre travail et notre devenir... "

 page 257: "On peut se suicider pour échapper à une souffrance trop forte, ou à une maladie. Si la loi de réincarnation était connue, il y aurait beaucoup moins de suicides, puisqu'on sait qu'on sera obligé de retrouver la même souffrance dans la prochaine vie, à moins de rencontrer des êtres susceptibles de racheter notre karma et d'évoluer spirituellement. Cela n'évitera pas l'épreuve mais nous permettra de mieux la supporter."

 page 273: "...peut-être a-t-elle fait beaucoup de mal dans sa dernière vie; peut-être a-t-elle torturé des hommes!

...La première fois que je prenais conscience d'un lien de cause à effet et que là se trouvait peut-être la raison de certaines maladies inexpliquées, inexplicables, chez les petits enfants."

 page 276: "...je souhaite de toute mon âme, que Liliane ait vraiment bien réglé tous ses comptes dans cette vie et même dans toutes les autres à venir, si elle a à revenir sur terre, car à mon avis elle doit avoir pris une sacrée avance!"

 page 277: "Myriam, elle, avait encore une "dette" à payer."

 page 277: "...je pensais bien qu'une raison karmique pouvait être à l'origine de cette histoire...

...Myriam était "parasitée" effectivement par une entité, dans une vie précedente. Mère abusive, elle avait "bouclé" sa fille pour que celle-ci ne la quitte pas, ne l'abandonne pas. D'où, bien sûr, retour de manivelle. A son tour sa fille, dans l'invisible, se vengeait à sa façon."

 page 279: "J'ai dressé l'oreille et pensé que la réincarnation d'Albert (de noble en fils d'ouvrier), non acceptée, pouvait avoir créé cette attitude... un jour vient l'explication par Etty: Albert était bien la réincarnation d'un grand d'Autriche, il était très orgueilleux et ne pouvait accepter d'être né dans un milieu modeste.

...Il était venu pour racheter certaines faiblesses et avait à nouveau failli. Il reviendra donc, mais cette-fois beaucoup plus fort, grâce à l'amour maternel.

Au lieu de se désespérer et de se lamenter sans fin, cette courageuse maman a prié, prié avec tant d'amour qu'elle a racheté le karma de son enfant."

 page 286: "Nous naissons avec notre "bagage", le passif et l'actif. C'est ce que nous appelons le karma, l'héritage de nos actes, bons ou mauvais. Karma est un mot hindou qui signifie l'"apport"; le karma n'est pas forcément une accumulation de dettes, comme certains le croient; il peut être enrichi d'acquis intellectuels, artistiques ou spirituels.

Le karma n'est jamais fixé, arrêté. Des êtres ayant l'amour en eux et une certaine puissance peuvent "racheter leur karma", et l'accident qui aurait dû être n'est plus qu'une égratignure.

Une évolution spirituelle rapide peut éviter certaines épreuves qui n'ont plus de raison d'être.

...si un homme fait le mal, s'il cherche à nuire, la loi du "choc en retour" ne manquera pas de s'appliquer."

 page 306: "La souffrance n'est pas une malchance, mais la conséquence d'erreurs de parcours, de conduite, qui nous aide à comprendre que les autres ne sont pas responsables de nos ennuis, mais nous seuls.

A celui qui aura fait souffrir, la souffrance subie en retour sera punition, mais non punition gratuite. Elle devra servir à comprendre, à ne plus faire de mal.

Celui qui aura infligé l'humiliation, à son tour sera humilié. Que dire de celui qui, comme le vendeur de drogue, "tue" par soif d'argent ? Pour chaque être détruit, pour chaque famille désespérée par sa faute, il devra payer par de nombreuses réincarnations de souffrances, d'épreuves, où il se retrouvera lui-même dans l'état où il en aura plongé d'autres, etc.

Le Bouddha n'a-t-il pas dit que nous sommes le résultat de ce que nous avons pensé et fait dans nos vies précédentes..."

 page 307: "Dès le premier jour, il se sentit mal à l'aise et finalement fit un grand détour pour changer d'itinéraire (éviter de passer devant un asile psychiâtrique)...

Etty m'expliqua que, dans une vie passée, il avait fait interner un des ses proches, par intérêt..."

 page 308: (propos du Dr P.Callet)

"...RSteiner nous explique que la maladie n'est qu'une des multiples formes de révélation du karma et que, par définition, les causes karmiques d'une maladie doivent être recherchées dans des causes lointaines, non superficielles (de nos jours on préfère croire qu'une maladie n'a de rapports qu'avec les causes les plus immédiates).

...les parents ne sauraient être tenus pour responsables des malformations, maladies ou tares héréditaires transmises à leurs enfants, encore que celles-ci puissent faire partie intégrante de leur propre karma."

  

L'histoire d'amour qui lie Dieu et l'homme, le péché de celui-ci ne l'a pas arrêtée. La résurrection est précisément le maintien résolu d'une relation d'amour entre Dieu et ses créatures filiales. "Tu ne m'as pas abandonné à la mort". Dieu a fait les premiers pas vers l'homme. Il est un Dieu de miséricorde, faisant irruption dans l'histoire humaine. Dieu n'est pas un justicier.

Ce maintien de la relation est un don, une grâce. La résurrection est la manifestation du pardon de Dieu accordé aux hommes. En effet, il est impossible à l'homme, si saint soit-il, de se sauver lui-même. L'être huamin a été créé par Dieu et non par lui-même. Sa rupture avec Dieu, a pour ainsi dire, "décréé" l'oeuvre du Créateur. Seul, ce dernier peut refaire ce que l'homme a défait.

C'est pourquoi les hommes ne sont pas sauvés par la Loi, la règle, la force du poignet ou la dure loi du Karma qui, sans pitié, le condamne à la fatalité. Nous sommes sauvés par la grâce. L'amour seul peut sauver. Ainsi avons-nous besoin, foncièrement, d'être pardonnés. Le pardon de Dieu est un acte créateur, qui dénoue l'impasse du péché: "Je vis dans la foi au Fils de Dieu ("Jésus" signifie "Dieu-sauve") qui m'a aimé et s'est livré pour moi", qui a plongé au fond de mon abîme, et, me saisissant par la main, m'en a extrait pour me ramener vers le Père, et ce, pour l'éternité.

Pour les chrétiens, l'homme ne peut donc pas se sauver par des réincarnations successives, mais seulement par la libération, corps et âme, que Jésus nous a acquise. Et ce salut est un salut personnel, parce que chaque existence humaine est une histoire d'amour entre Dieu et celle ou celui qui est inscrit nommément au livre de vie. "Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront comme la neige".

Pour illustrer ces propos, citons quelques exemples d'hommes et de femmes pardonnés par le Seigneur et qui, pourtant, n'auraient pas été considérés come ayant achevé le parcours réincarnationniste:

- le bon larron: "Aujourd'hui même..." (Lc 23,43)

- les publicains et les prostituées qui nous devancent au Royaume de Dieu... (Mt 21,31)

- les ouvriers de la onzième heure... (Mt 2O,9)

- l'enfant prodigue... (Lc 11,32).

 

 

 

11/ CORPS

 Citations du livre de Maguy Lebrun:

 page 240: "Bien sûr, nous perdons notre corps physique, mais il devient, avec l'âge et la maladie, si diminué, si pitoyable, que la perte n'est pas bien grande!

Si nous réalisons que nous sommes faits de plusieurs corps et que seul le corps physique, le plus grossier, est détruit, que les autres subsistent, je pense que ce corps ingrat est avantageusement remplacé par un corps de gloire, c'est-à-dire un corps éthérique dont nous nous servons alors, visible dans certaines apparitions."

 page 243: "Qu'importe alors ce vêtement usé que nous abandonnons..."

 page 352: "La vie terrestre n'est qu'illusion et ce qu'elle offre est trompeur."

  

Pour la Bible, le corps est une réalité structurante de l'être humain. Il n'est pas un élément négatif devant être progressivement réduit ou dépassé. Pour nous rencontrer, Dieu a pris chair. Jésus, vivant parmi nous, avait un corps comme le nôtre, et ce corps a participé étroitement à sa mission de salut.

L'homme n'a et ne peut avoir qu'un seul corps: son corps fait partie de lui et n'est pas un support provisoire. L'être humain est aussi son corps, comme il est son âme. Corps et âme se sont pour ainsi dire façonnés l'un par l'autre et l'on ne voit absolument pas comment une âme pourrait "prendre livraison" d'un corps qui lui serait étranger.

Le corps a une place après la mort. Il n'est pas éliminé dans l'au-delà, comme s'il était indigne de la proximité de Dieu. Jésus ressuscité est monté à la droite du Père avec notre chair glorifiée. Notre corps est bien voué à la résurrection et sera, un jour, transformé pour devenir adapté au monde de la fin des temps, à l'appel de Dieu. Au terme de notre existence terrestre, nous ressusciterons, pour la vie éternelle en Dieu, à l'exemple de Jésus de Nazareth, "ressuscité d'entre les morts", "prémisse de ceux qui se sont endormis". "Je suis la Résurrection et la Vie! Celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra!" Et notre vie dans l'au-delà, à l'exemple de la sienne, se situera dans le prolongement de notre existence ici-bas, mais d'une manière entièrement nouvelle et renouvelée, comme le grain de blé donne l'épi.

 

 

  

12/ REINCARNATION/ CHOIX DES ENFANTS

 Citations du livre de Maguy Lebrun:

 page 51 "Nous avons toujours dit la vérité à nos enfants, mais la croyance en la réincarnation, je le reconnais, a bien facilité les choses. A l'âge de dix-huit mois, nous commencions à leur expliquer que nous les avions choisis ou, plus exactement, qu'ils nous avaient choisis comme parents..."

 page 296: "...elle est autour de sa future mère et va préparer sa renaissance."

Il est curieux de constater qu'un enfant peut choisir et rester si longtemps près de sa future mère pour que le destin s'accomplisse."

 page 310: "...Deux ans après, l'identité de Daniel fut révélée. Il était le guide de son père. Il avait été son ancêtre. Les parents croient souvent qu'ils ont adopté un enfant, mais en réalité c'est l'enfant qui les a adoptés!"

 page 314: "J'ai donc choisi le berceau de ma renaissance."

  

Comme il est difficile à une pensée new-âge, toute pétrie de l'individualisme contemporain, d'avoir à se recevoir d'un autre. Tout comme la notion de Créateur est rejetée dans la conception du divin, ainsi retrouvons le même rejet en ce qui concerne ces géniteurs que sont les parents. Dans un des cas cités plus haut, l'enfant "réincarné" va même jusqu'à être l'ancêtre de son père!... Chaque homme est issu d'une longue lignée, et il hérite de ses richesses et de ses pauvretés, de ses heurs et de ses malheurs. Sa liberté se trouve sollicitée au coeur d'une solidarité. Et le Verbe lui-même, n'a pas craint de prendre chair au sein d'une lignée, Jésus Fils de David! et sa généalogie est bien représentative de notre humanité, avec ses saintetés et ses péchés! Ainsi, chaque être humain est pauvre de sa naissance: il est en dépendance des autres, il se reçoit de ses parents sous le regard de Dieu. Il ne choisit pas. Il accueille son histoire et sa liberté d'homme aura à la gérer.

 

 

 

 13/ REINCARNATION/ GESTION DE LA MORT

 Citations du livre de Maguy Lebrun:

 page 41: "Une heure après sa mort (la mort de la maman de Maguy Lebrun), elle a pu "s'emparer" de Daniel et me dire: "Mon petit, ne pleure pas, tout va très bien, je suis bien." Quel étrange effet cela fait d'entendre la voix de sa mère dans la bouche de son mari !

A son enterrement, il se produisit un phénomène merveilleux. Nous marchions derrière le corbillard, avec le groupe, à pied. Il fallait faire à peu près quatre kilomètres, lorsque nous avons entendu, nous deux et tous les autres, la voix de maman. Elle chantait, elle chantait de sa voix si pure, pour nous consoler, en accompagnant sa propre dépouille, elle chantait le bonheur de la libération.

Dans les jours qui ont suivi, j'ai pu avoir quelques contacts avec elle. Elle m'a expliqué ce que, plus tard, le Dr Moody a écrit dans son ouvrage, La vie après la vie."

 page 42: "A la clinique, lorsqu'elle tournait alternativement la tête vers l'un ou l'autre, elle se voyait au-dessus de son corps, apercevait une intense lumière qui l'attendait et ceux qui l'avaient aimée, prêts à l'accueillir et qui l'avaient précédée. Elle était merveilleusement bien.

Elle m'expliqua également que les contacts avec ceux qu'on laisse sont plus faciles au début, tant que nous sommes encore imprégnés des radiations terrestres. Petit à petit, ils se sont espacés puis ont cessé tout à fait. Maman avait tout à fait compris notre mission spirituelle, notre cheminement, et elle marchait avec nous.

Elle a constitué notre première expérience de séparation, entrée vivante "en son âme" dans le surmonde."

 page 139: "un soir, la rencontre s'est faite. Pendant deux heures, Hélène a pu converser avec sa fille."

 page 238: "Deux heures après sa mort, elle a pu "venir" nous dire au revoir, dans un éclat de rire: "Merci, nous dit-elle, merci! Je suis heureuse, je me suis retrouvée dans la lumière et dans l'harmonie; c'est l'étincelle de votre regard qui m'a conduite!"

 page 238: "Ils savaient tous que la mort n'existe pas puisqu'ils entendaient, à travers Daniel, la voix de nos guides, de nos médecins du ciel qui sont bien des morts, des morts authentiques qui ont vécu sur terre, tout comme les apôtres, Jésus, Marie, etc..."

 page 240: "J'ai été surprise, toujours, par cette immense peur des croyants devant la mort, et il m'est difficile de ne pas y voir une faillite des religions, du moins en Occident. Si nous croyons à l'éternité de l'esprit et de l'âme, pourquoi trembler?"

 page 241: "...la mort, encore une fois, n'existe pas."

 page 241: "Le Dr Elisabeth Kübler-Ross, en Suisse, qui accompagne des mourants, a parlé de renaissances, tout comme le Dr Moody, médecin américain, auteur de La vie après la vie. Lorsque j'ai lu son livre, j'ai été bouleversé par les témoignages des malades qui ont subi un coma dépassé. Ils ont tous dit, exactement, ce que m'avaient dit ceux que nous avions perdus et qui, eux, n'étaient pas revenus. Ce sont les mêmes témoignages, les mêmes mots."

 page 250: "Luc est un médecin de l'espace, c'est un guide spirituel, présent dans le cabinet de son père..."

 page 295: "...D'un seul coup, Jonathan fut parmi nous: (bébé en réanimation)

"Je suis au-dessus de mon corps; dites à mes parents que si je vis, je n'aurai aucune tare, aucune séquelle; j'ai une importante mission spirituelle à accomplir sur terre. Elle ne peut être que si je suis en possession de toutes mes facultés. Si ce n'est pas possible, qu'ils se consolent, je leur reviendrai."

 

L'homme sait, expérimentalement, qu'il n'est pas éternel. Il a certes espéré que les progrès de la science le délivreraient de cette angoisse. Or, les triomphes de la médecine n'ont rien changé à la condition mortelle inéluctable de l'homme. Et l'angoisse devant la mort est d'autant plus forte que bien souvent, l'homme contemporain se trouve englué dans son matérialisme. Au bout de l'impasse, il cherche des refuges et des calmants. En Occident, aujourd'hui, se multiplient les groupes qui promettent la guérison de toute maladie, y compris le cancer et le sida, comme nous l'annonce par exemple Yvonne Trubert du moivement I.V.I. Et si mort, malgré tout il y a, on s'efforce alors de la cacher, de la banaliser, de la passer sous silence. Et peu à peu, le refus de la mort conduit à la négation de la mort. Dans ce contexte, la réincarnation est rassurante: la mort n'étant qu'un passage avant une nouvelle existence sur cette terre, et qui plus est, dans de meilleures conditions. Croire à la réincarnation (il s'agit bien en fait d'une croyance, et non d'une évidence, comme on voudrait nous le faire penser), apaise également la douleur (légitime) due à la séparation d'un être cher. D'une part, la communication avec l'âme errante du défunt en attente de réincarnation, serait possible. C'est une des recherches du spiritisme. D'autre part, on pourra, dit-on, se retrouver dans d'autres existences. C'est sur cette corde sensible que joue malheureusement un François Brune qui intitule son livre: "Les morts nous parlent", et sur la couverture, il est possible de lire: "La réalité de la survie après la mort devient maintenant un fait scientifique. L'humanité commence à rentrer en communication avec l'au-delà... on enregistre les voix des morts sur bande magnétique. On capte les images vidéo de l'au-delà. Grâce au chronoviseur on remonte même dans le temps pour filmer les images du passé... l'éternité, loin d'être une croyance dépassée, devient maintenant une vérité d'évidence." Eh bien, non! l'au-delà n'est point une "évidence". Voici la déclaration du Père De Dinechin, du département d'éthique biomédicale du centre Sèvres, à la suite d'une émission télévisée "Les explorateurs de la mort"(comprendre: les personnes dont le coeur s'est arrêté et qui ont ainsi eu l'expérience forte de l'approche de la mort): "Les personnes intérrogées ont parlé après coup d'une expérience qui n'était pas la mort accomplie, seulement une très grande proximité de cet état" (aucune personne étant "véritablement" morte, n'est encore revenue!)... Je ne dis pas qu'il n'y ait rien de spirituel dans leur expérience mais leur manière de décrire ce qu'ils ont vu donnait une vision encore très matérialiste du spirituel. Ils évoquaient des sons, des couleurs, des expériences spatiales où l'esprit flottait au-desus du corps mais cette approche risque de réduire le spirituel à une réalité encore très matérielle. Je pense que le spirituel est quelque chose de plus vaste, sans doute plus difficile à cerner. L'esprit c'est ce qui anime la vie intérieure de quelqu'un, ce qui lui donne le goût de vivre, de communiquer, de parler, d'agir. Or les descriptions sensorielles dont on nous parlait sont loin de dire tout le spirituel."

Tout parent ayant perdu un enfant par exemple, peut témoigner de la douleur ressentie devant ce "départ": réentendre sa voix, revoir son sourire... Tout un "travail de deuil" doit être fait, pour que le chemin se poursuive, pour que la relation puisse accéder à un nouveau mode. Le Père Jean-Michel Maldamé, dans le n°195 de la revue "Lumière et Vie" souligne "la difficulté de notre société occidentale de faire ce que les psychologues appellent le "travail du deuil". Ce travail consiste à faire en soi oeuvre de vérité: mon ami m'a quitté; je dois le rejoindre tel qu'il est et non pas tel qu'il fut; je dois donc renoncer à ce qui en moi est attaché à une forme du passé, pour être attentif à lui tel qu'il est devenu. Le passé n'est pas nié, mais il est référé au présent. Le passage est difficile, douloureux. C'est vraiment un "travail". Effort de vérité, ce travail est aussi un chemin de dépossession. Le sujet est frustré du vivant qui est mort (parent, conjoint, frère, ami...). Il doit modifier son lien affectif. Pour cela, il a besoin des liens sociaux et des formes d'expression. Or, notre société technique ignore tout rite social lié à la mort. La mort est occultée. Les signes du deuil sont abolis (cortège funèbre, vêtement de deuil, retraite et silence, présence d'amis). La société traditionnelle usait de symboles et de rites sociaux qui aidaient à passer le cap de la douleur et permettaient ce "travail du deuil"". Aujourd'hui, nul n'est là pour parler du mort, pour entendre parler de lui, pour rassembler des souvenirs et se rappeler ce qu'il voulait. Au lendemain d'un décès, la vie reprend comme avant. Rien ne doit être dit, sinon une parole furtive et allusive. Ce fait de civilisation entraîne une solitude très grande face à la mort. Il reste alors à la combler par le seul langage qui soit reçu dans les catégories dominantes: le langage scientifique, hors de son domaine de validité." D'où le succès des Raymond Moody, François Brune, le Père Biondi, le groupe Maguy Lebrun pour lequel celle-ci souligne à l'envie l'importante présence de médecins.

Il est par ailleurs facile de parler de la faillite des religions qui n'auraient pas empêché les gens d'avoir peur de la mort. En fait, à moins d'être un opium, la religion n'a pas pour but de supprimer cette peur élémentaire que ressent l'homme devant le mystère de la mort. La religion ne fait pas de nous des désincarnés. Or, la mort est un arrachement à la vie, une rupture, un "passage", un plongeon dans sa propre impuissance et un acte d'abandon et de confiance dans les bras du Père. Elle est comme ces premiers pas du petit enfant qui lâche la main rassurante et le connu pour s'aventurer dans le vide apparent et l'inconnu. Et ce n'est pas facile pour lui. De même, l'homme, lâchant son mode de vie habituel pour pénétrer dans l'au-delà. Au-delà: ce n'est pas très précis. Et Jésus, tout Fils qu'il était, n'a pas fait l'économie de cette angoisse: "Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée; et il se mit à éprouver tristesse et angoisse. Alors il leur dit: "Mon âme est triste à en mourir; restez ici et veillez avec moi." S'étant un peu éloigné, il tomba la face contre terre, en faaisant cette prière: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi; cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux!" Le vrai courage n'est pas l'inconscience mais le dépassement de la peur.

 

 

 

14/ MEDIUMNITE

 Citations du livre de Maguy Lebrun:

 page 23: "Depuis quelques jours, il se plaignait d'une fatigue inhabituelle."

 page 23: "...lorsqu'il se mit à parler d'une voix inconnue, au timbre féminin."

23: "N'aie pas peur, Maguy, me dit cette voix claire. Ce n'est pas ton mari qui te parle mais un guide spirituel qui a choisi ce moyen pour communiquer, par son truchement, avec toi. Ton mari est un puissant médium et, dorénavant, je recourrai à lui pour te parler.

"Je vous propose de remplir une mission, que vous êtes libres d'accepter ou de refuser. Si vous l'acceptez, ton mari et toi rejoindrez à votre mort ce que vous appelez le "royaume des cieux". Si vous la refusez, ça ne fait rien, ce sera pour une prochaine vie, car chacun, ici-bas, a son libre-arbitre. Toi, Maguy, tu as reçu le don de soigner et de guérir par magnétisme. Par l'intermédiaire de Daniel, nous t'apprendrons à t'en servir. Tu ne guériras les corps qu'en guérissant les âmes car c'est le but que nous poursuivons: élever le niveau spirituel de ceux qui viennent vers toi et amener des âmes à Dieu."

24: "Pendant presque trois heures, cette voix surprenante m'a parlé. Elle m'a décrit ce que serait notre vie si nous acceptions la mission proposée. Elle me fournit, sur la mort, la réincarnation et les forces spirituelles, des informations qui me stupéfièrent..."

 page 25: "...sa morphologie correspond trait pour trait à celle que l'on prête aux médiums: corps et visage plutôt ronds, yeux légèrement globuleux dont le bleu pâle est comme lavé d'infini."

 page 88: "Il savait (le juge), avec une acuité particulière, je dirais presque médiumnique, que certains de ces enfants, intelligents et révoltés, ne pourraient pas s'habituer à un foyer, malgré tout le bon vouloir des éducateurs..."

 page 93: "Au moment de la mort de sa mère, toute jeune, elle était venue me confier -en utilisant Daniel comme médium- son petit Francis."

 page 93: "...notre habitude de servir d'"intermédiaires"...

 page 121: "Qu'est-ce qu'un médium ?

Avant tout, c'est un instrument. Il en existe plusieurs formes..."

 page 122: "Dans une "transe", il (Daniel) se dédouble très facilement, très simplement, un peu comme s'il dormait et faisait une sorte de rêve réveillé."

 page 123: "Nous sommes tous faits de vibrations et d'énergies. Les guides spirituels ont des vibrations beaucoup plus rapides que les nôtres, beaucoup plus pures et éthérées. Lorsque le médium à incorporation est en transe, il est dédoublé, son esprit quitte son corps et un autre esprit prend sa place et parle par sa bouche. Le phénomène est bien connu. Pour que cette fusion vibratoire s'opère, les vibrations du médium sont augmentées par l'effet du groupe de prière, ou par sa propre élévation, sa pureté, son désintéressement. Il ne devient que l'instrument aussi parfait que possible du divin. De leur côté, les guides spirituels ralentissent leurs propres vibrations, mais si la pureté vibratoire n'existe pas, alors le danger survient peut-être, car des esprits de bas niveau pourraient prendre leur place et tromper les gens naïfs et non préparés."

 page 185: "Je décidai de la montrer au médecin X (un médecin du ciel, "rencontré" avant que nous connaissions Etty). A travers Daniel, toujours, il passa longuement les doigts à un centimètre environ de la colonne vertébrale..."

 page 322: "Le curé d'Ars, humble parmi les humbles, était un médium extraordinaire... Il n'était ni aimé ni compris du clergé de l'époque; on l'appelait "le fou"..."

  

Dans son livre "Réincarnation, Résurrection, Communiquer avec l'au-delà", le Père Jean Vernette écrit, page 130: "...le climat tendu d'une séance spirite ébranle souvent le psychisme de personnes déjà traumatisées par la disparition d'un être cher, et aliène la liberté de celui qui s'en remet à d'autres (les "Esprits") pour éclairer- voire diriger- son présent. Charcot a montré comment dans l'hypnose hystérique on assiste parfois à un dédoublement de personnalité. Et la deuxième ou troisième personnalité qui s'expriment sont alors dites celles d'un, de deux Esprits. J'ai constaté comment une personne habituée à "se dédoubler" en état médimunique, en arrivait, fort marrie, à le faire spontanément et complètement en dehors de sa volonté en des bouffées délirantes.

A appeler d'ailleurs inconsidérément des êtres du monde invisible, on ne sait trop qui va répondre. Il y a les forces du Bien, il y a aussi les forces du Mal... Dans certains cas troubles et mal définis, on ne peut évacuer quelques "singeries" du Malin: de celui qui se plaît à contrefaire le Beau, le Bien et le Vrai. Surtout lorsqu'on lui a directement ou indirectement, fait appel du pied. - Léon Denis, un des théoriciens du Spiritisme, ne donne-t-il pas déjà cet avertissement: "Si vous faisiez du Spiritisme un frivole usage, sachez que vous deviendriez l'inévitable proie des esprits menteurs, la victime de leurs embûches et de leur mystification..." Et la Bible avait depuis longtemps alerté sur la manière maligne dont l'Esprit mauvais sait se faufiler dans toutes les portes qu'on lui entrebaille: "On ne trouvera chez toi personne qui interroge les esprits, qui invoque les morts!" (Dt 18, 10-11; cf. Lv 19, 31; 20, 6-27)."

 

 

  

15/ MAGNETISME

Citations du livre de Maguy Lebrun:

page 70: "Je ne craignais qu'une chose: qu'il n'apprenne que je soignais de nombreux malades par magnétisme, car à cette époque héroïque, ça sentait encore le souffre et la faculté toute-puissante pourchassait les guérisseurs de sa vindicte."

page 121: "Quant à moi, je suis magnétiseuse. Dieu m'a donné le don de guérir les corps en soignant les âmes. Je ne suis que le fil conducteur dans lequel passe le courant."

page 122: "...je n'ai jamais fait une imposition des mains sans prier Dieu ni demander, bien humblement, aux médecins de l'au-delà de m'assister.

...je m'efforce d'être aussi passive que possible, laissant faire mes guides, infiniment plus puissants que moi.

Les soins spirituels donnés directement par les "médecins du ciel" sont extrêmement courts et puissants, comme un jet d'énergie de quelques minutes."

 

Dans le magnétisme, il s'agit de faire intervenir le fluide du magnétiseur sur la région supposée malade par exemple dans le but de provoquer une modification magnétique, laquelle modification procuereait un bien-être physique ou psychologique et peut-être même une amorce de guérison.

Certes, l'être humain est sensible au champ magnétique de même que la plupart des créatures animées, mais il s'agit là d'un magnétisme détectable, ce que nous ne retrouvons pas dans les ondes émises ou perçues par les soi-disants magnétiseurs.

  

 

16/ AVANTAGES DE LA MEDIUMNITE

 Citations du livre de Maguy Lebrun:

 page 29: "Quand je ne savais comment ni pour quelle affection je devais les soigner, je lui en "parlais" et, aussitôt, j'avais tous les renseignements et indications nécessaires aux soins spirituels.

...les guides se manifestaient, notre colonne de lumière..."

 page 176: "...Fernand est monté sur la table, Daniel sans un mot a "travaillé" au niveau de la nuque, sur le corps éthérique, vingt minutes environ, puis Fernand est reparti en pleine forme."

 page 253: "Il arrive quelquefois, c'est extrêmement rare, qu'un médecin de l'espace, ou Etty, fasse un diagnostic précis pour alerter un membre du groupe."

 page 298: "...le guide astral ou, si vous préférez, l'ange gardien de l'enfant, se manifeste...

...lorsque cela doit être utile pour l'avenir spirituel de l'enfant, c'est une pluie de renseignements qui tombent du ciel... Le guide explique parfois qui était l'enfant dans sa dernière vie, ce qu'il faisait, son niveau sur sa trajectoire spirituelle, les pièges à éviter, ses points forts, ses points faibles, etc. C'est une richesse prodigieuse pour l'éducation future de l'enfant. De plus, les époques difficiles peuvent être prévues et ainsi passées plus aisément... des conseils sont toujours donnés..."

Le régime de l'incarnation n'est pas facile. Le discernement bien souvent se fait pas à pas. Parfois à tâtons, parfois avec des erreurs. De plus, quand les temps se font difficiles, quand les repères ont disparu, quand la vie devient lourde et incertaine, la fréquentation des voyantes et des horoscopes augmente, traduisant un besoin de sécurisation, d'assurance sur l'avenir et de maîtrise des événements. Mais ce comportement, compréhensible chez des personnes angoissées et dépassées par la vie, est un peu comme un plâtre sur une jambe de bois: la liberté de ces personnes se retrouve en quelque sorte aliénée et le réconfort obtenu repose sur le vide. Il peut être rassurant de recevoir conseils et directives de l'au-delà... mais ce n'est pas cela qui aide un homme à être toujours plus homme.

 

 

 17/ CONTESTATION DE LA METHODE SCIENTIFIQUE

 Citation du livre de Maguy Lebrun:

page 212: "...il (le Dr Gallien) travaille, sans aucun problème, avec les forces divines qui nous entourent."

Cà et là, l'auteur donne quelques coups de griffes à la science dite classique et prône, à la suite d'un Rudolph Steiner par exemple, l'union de la science et de la religion. Là encore, nous sommes en pleine idéologie "new-age". "De même que nous ne savons pas fonctionner de façon à intégrer le cerveau droit et le cerveau gauche, le poétique et le scientifique, l'intuitif et le rationnel, au niveau social, on a dissocié les deux cultures, la science et l'art (l'art à droite, la science à gauche)", lisons-nous dans la bible du Nouvel Age que représente le livre "Les enfants du Verseau" de Marilyn Ferguson. Unir la science et l'art, la science et la religion qui sont les deux dimensions fondamentales de l'humanité, représente un très vieux mythe qui a traversé toute la tradition ésotérique et occulte. Telle était l'ambition du Colloque de Cordoue en 1979, intitulé: "Science et conscience" (conscience étant entendue comme la conscience cosmique et non la connaissance engagée du bien et du mal). Dans la revue "Lumière et Vie" n°195, le Père Jean-Michel Maldamé nous livre sa réflexion sur la question "Quelle connaissance scientifique de l'au-delà ?": "La prétention à la qualité scientifique est reprise par une vaste littérature qui espère valider ses convictions. Dire d'une connaissance qu'elle est scientifique lui donne une "autorité morale" incontestée. Il n'est pas étonnant que, dans ce contexte, l'on voit paraître un certain nombre de livres et de documents qui prétendent donner une information scientifique sur l'au-delà de la mort (cf. La vie après la vie, de Raymond Moody, par exemple) . Cette littérature immense, que vaut-elle ?... Tous les cas observés par le Dr R. Moody et les autres observations qui ont pu être récoltées ne concernent pas des morts, mais des vivants. Le langage courant dit "réanimation", mais ce n'est pas au sens strict un retour de la mort à la vie. C'est le passage d'un état d'absence à une vraie vie qui a retrouvé ses facultés de conscience et de communication... Les sujets qui ont été vraiment déclarés morts et abandonnés ne sont jamais revenus dire ce qu'ils ont vécu. Les témoignages présentés sont donc sans valeur pour dire strictement l'au-delà de la mort. Par ailleurs, ces ouvrages ne sont pas assez rigoureux. Il s'agit souvent de malades traités en hôpital. Or le dossier médical n'est pas présenté avec précision... Il est en effet des médicaments qui agissent sur le système nerveux et peuvent provoquer des phénomènes de type hallucinatoire... Ces témoignages...donnent une information sur la psychologie humaine... Une piste psychanalytique...donne...une explication satisfaisante... (Le malade) revit sa naissance, le passage par le col de l'utérus: il a l'impression de passer un seuil et d'aller au-delà (cf. le passage dans un tunnel qui débouche sur la lumière)... Au sens moderne du mot, la science est caractérisée par une méthode qui a connu un fort développement au début du XVIIè siècle... La première caractéristique de la méthode scientifique est de mettre en question toute idée reçue... aucun domaine n'échappe à la rigueur scientifique. Une seconde caractéristique de la méthode est de procéder par des observations de faits ou d'enchaînements de faits repérables par n'importe qui, à condition qu'il s'y applique. L'expérimentation est conduite de manière à ne pas dépendre de la subjectivité de l'observateur... L'homme expérimente et connaît ce qu'il y a avant la fin de sa durée, mais ce qui est après échappe à toute investigation scientifique. Celle-ci en effet use de méthodes et de concepts qui sont relatifs à l'expérience présente du temps et de l'espace... Lorsque la durée de l'organisme cesse, le cours du temps s'abolit. L'espace est autre. Il n'y a plus matière à observation... Les travaux rassemblés dans les Actes du célèbre Colloque de Cordoue montrent que les concepts de la physique se renouvellent. La lecture critique montre qu'il y a un abus de langage à qualifier de "conscients" des états élémentaires de la matière et de l'énergie. Il y a une confusion grave dans l'usage de ce terme. Les renouvellements de la science ne doivent pas cacher que la science reste une méthode de connaissance parmi d'autres. Elle n'est pas ultime. Il y a fort heureusement d'autres méthodes de connaissance. Pourquoi les ignorer ? Une première raison vient de la domination idéologique du modèle scientifique. L'expression philosophique et religieuse est déconsidérée; les travaux comme ceux de F. Capra, J. Charon manifestent une sorte d'impérialisme de l'idéal scientifique au sens moderne. Pour traduire des connaissances d'un autre ordre on utilise le langage de la science. C'est un habit trop étroit. Une seconde raison... vient de ce que les sciences apportent des certitudes dans le domaine qu'elles explorent. En face de la mort, la conscience moderne a besoin de certitude. Le langage scientifique donne l'apparence de la certitude. Elle élude la confrontation avec l'existence... Le discours scientifique, même renouvelé par de nouveaux paradigmes, doit renoncer à sa prétention à dominer et à être l'unique source de certitude. La difficulté de parler de l'au-delà de la mort invite à se rappeler que la connaissance non scientifique, elle aussi, est valide... La certitude dont l'esprit et le coeur humain ont besoin face à la mort ne peut être acquise qu'au prix d'une traversée de l'inauthenticité. Une confiance "naïve" en la valeur de la science pour aller au delà du temps ou de l'espace empêche cette démarche en vérité."

Maguy Lebrun nous déclare que les prières se passent mieux quand les personnes croient en la réincarnation.

 

 

 18/ QUESTIONS DIVERSES

Citations du livre de Maguy Lebrun:

page 134: "Qu'as-tu fait, lui ai-je demandé un jour, à ton "réveil", après le four crématoire ?

-Rien, me dit-elle, rien pendant environ trois mois de votre temps, car il a d'abord fallu que je pardonne!"

Le temps tel que nous l'expérimentons, est propre à notre condition terrestre. L'au-delà est aussi un au-delà du temps...

 

page 147: "Cette causerie a été filmée et une vidéocassette en a été tirée. C'est une preuve de la survie après la mort. Etty a accepté que s'étale sa vie en public pour diverses raisons."

Le Père François Brune lui aussi travaillant à son corps défendant, prétend filmer les "revenants" et enregistrer leurs voix. Le dédoublement de personnalité chez un médium peut faire croire qu'un autre parle à travers sa bouche. Mais le prétendu message pourrait bien n'être qu'une manifestation pathologique de ce médium. Toute parole qui sort d'un homme n'est pas forcément "prophétie" ou message de l'au-delà, mais peut souvent ne sortir que des profondeurs de sa psychologie.

 

 page 41: "Le soir, pendant notre moment de prières, Mamy, mon guide bien-aimé, "vint" et me dit:

"Ta maman est atteinte d'un cancer irréversible qui n'a pas encore été décelé. Grâce à ce que tu fais pour d'autres, Dieu permet de t'avertir." Et devant mes larmes, elle ajouta: "Le choc pour toi est grand, je le sais; cependant tu peux choisir. Si tu décides de la garder, elle risque de souffrir. Si tu acceptes qu'elle parte, elle sera libérée."

Un tel pouvoir sur l'événement, et l'événement qui touche un autre, laisse songeur. Comment pourrions-nous être en mesure de choisir la destinée de notre prochain, avec pouvoir de le garder ou de le laisser partir ?

 

 page 41: "Une heure après sa mort, elle a pu "s'emparer" de Daniel et me dire: "Mon petit, ne pleure pas, tout va très bien, je suis bien." Quel étrange effet cela fait d'entendre la voix de sa mère dans la bouche de son mari !

A son enterrement, il se produisit un phénomène merveilleux. Nous marchions derrière le corbillard, avec le groupe, à pied. Il fallait faire à peu près quatre kilomètres, lorsque nous avons entendu, nous deux et tous les autres, la voix de maman. Elle chantait, elle chantait de sa voix si pure, pour nous consoler, en accompagnant sa propre dépouille, elle chantait le bonheur de la libération.

Dans les jours qui ont suivi, j'ai pu avoir quelques contacts avec elle. Elle m'a expliqué ce que, plus tard, le Dr Moody a écrit dans son ouvrage, La vie après la vie."

La séparation d'un être cher est douloureuse. Et "un travail de deuil" réaliste et sans faux-fuyant est inéluctable. Sinon, quelque chose ne mûrit pas; quelque chose est faussé quelque part. Le désir d'entendre la voix bien-aimée est légitime. Mais il faut se rendre à l'évidence: ce n'est plus possible, du moins sur ce registre habituel. Le défunt a franchi le seuil; il est au-delà, et il faut consentir à ce changement de relation, ce "sevrage" en quelque sorte pour pouvoir poursuivre et grandir dans la communion avec lui, selon ce nouveau mode.

 

 page 254: "Etty avait bien dit: "Il a tant de foi qu'il ne souffrira pas."

La foi selon l'acception chrétienne du mot, n'a pas pour but d'éviter la souffrance. Les chrétiens ne se désolidarisent pas de la condition humaine. La foi n'est pas un opium. Bien entendu, il faut tout faire pour combattre la souffrance et la repousser pour nous-mêmes et pour les autres. Mais, lorsqu'elle est là, inéluctable, la foi alors peut lui donner un sens. Cette foi cependant, n'a pas pour fonction de nous en faire faire l'économie.

 

 page 343: "...tu n'es pas montée voir cette petite vieille qui t'attendait...tout ce que tu as fait pour les autres en a été "annulé".

Dieu n'est pas injuste et il ne nous demande pas d'accomplir un parcours sans faute. D'ailleurs, même le juste ne pêche-t-il pas sept fois par jour ? Un manquement n'annule pas tout ce qu'il peut y avoir de bon dans nos vies. Nous sommes des pauvres, avec des limites, et Dieu est miséricorde.

 Un mot pour terminer sur la médiumnité: le medium se déclare totalemnt "habité" par "l'esprit" qui se sert de lui pour transmettre un massage, au point qu'il en perd même sa voix et peut parler avec une voix de femme, s'il est un homme, par exemple. Ce genre de "possession" d'un être, d'une part, ne respecte pas la liberté et la dignité de l'homme qui est appelé à collaborer, sans pour autant perdre maîtrise et identité. Par ailleurs, l'interprétation "médiumnique" qu'en fait l'auteur est tout à fait contestable. Des psychologues et des psychiâtres pourraient livrer une tout autre lecture de ces faits.

 

 

CONCLUSION

La sincérité de Maguy Lebrun est incontestable. Son écoute, son accueil, sa compassion sont un réconfort pour les nombreux malades qui accourrent vers elle et des guérisons sont attestées dans un certain nombre de cas, guérisons qu'il faut toutefois savoir analyser: origine psychosomatique et effet placebo ont une réelle influence.

Ceci dit, un chrétien ne peut pas se sentir à l'aise dans le syncrétisme doctrinal à tendance gnostique qui sous-tend toute l'oeuvre de Maguy Lebrun. Dieu n'est pas une grande vibration cosmique... Le danger de dérapage en gnose est donc bien réel. C'était la raison de cette analyse.